Un allié du Kremlin fait main basse sur le « Facebook russe »

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Le groupe Internet russe Mail.ru a annoncé, mardi 18 mars, l’acquisition de 12 % du capital du premier réseau social russe VKontakte (VK), ce qui lui permet de devenir l’actionnaire majoritaire du « Facebook russe », agité par un conflit entre ses propriétaires.

MailRu_VkontakteLe portail contrôlé par le milliardaire Alicher Ousmanov possède désormais 52 % du capital de VK après avoir racheté Bullion Development, société qui détenait cette participation pour un montant non précisé. Bullion était jusqu’à présent détenue par Ivan Tavrine, directeur général de l’opérateur de téléphonie mobile MegaFon, lui-même contrôlé par M. Ousmanov.

Conflit interne

Alicher Ousmanov, originaire d’Ouzbékistan et allié du Kremlin, est l’un des deux hommes qui monopolisent la propriété des médias en Russie, et de plus en plus celle des réseaux sociaux, depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000. Cette opération doit permettre au Kremlin d’étendre son emprise sur les médias.

Alicher Ousmanov, dont la fortune est estimée à 18,6 milliards de dollars (13,7 milliards d’euros) par le magazine américain Forbes, possède également le quotidien Kommersant et des investissements dans les télécoms et la production de minerai de fer et de d’acier.

Cette acquisition formalise le contrôle du milliardaire sur VK au moment où le réseau se trouve agité par un conflit entre son jeune patron Pavel Dourov, soutenu par Mail.ru, et le fonds d’investissement United Capital Partners (UCP), à la tête de 48 % du capital.

UCP accuse M. Dourov d’avoir utilisé les ressources de VK pour créer l’an dernier l’application de messagerie instantanée Telegram, indépendante du réseau social, qui a remporté un vif succès. A la fin de février, il a menacé de s’en remettre aux tribunaux pour résoudre le conflit.

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Un pas en avant pour le marché de la vidéo en ligne en Russie

Bonjour mes chers lecteurs ! Le blog @mediasrusses est de retour après de longues vacances suivies des semaines de travail acharné 🙂 qui ne me laissait pas de temps pour vous informer du développement du marché audiovisuel russes. Et des nouvelles, il y en a.

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Depuis que nous nous sommes quittés la loi ‘bancale’ contre le piratage sur Internet a été approuvé par le Président russe et elle est entrée en vigueur le 1 août, comme c’était prévu. Les mécontents ont été demandés de se taire (comme c’est souvent le cas en Russie) mais, de l’autre côté, les autorités n’ont pas commencé à appliquer la nouvelle loi pour tous les opérateurs en les donnant une période « de grâce » afin que chacun puisse s’adapter et il parait que cette décision a marché.

Concrètement, le plus grand réseau social VKontakte est en train de revoir ses relations avec les ayant droits en ce qui concerne la distribution de leur contenu en ligne. Ainsi,  la VGTRK (une compagnie pan-russe d’État de télévision et de radiodiffusion) a signé l’accord avec VKontakte selon lequel le réseau social aura droit de visionner le contenu du holding en plaçant la publicité au début de chaque émission. Les revenus de cette activité seront partagés moitié-moitié.  La VGTRK est allée encore plus loin en mandatant la société IMHO Vi (« Video International ») de développer un partenariat stratégique avec tous les réseaux sociaux et les plateformes de la téléphonie mobile pour la vente d’espaces publicitaires de ses vidéos.   Aujourd’hui près de 400 000 publicités de VGTRK sont visualisées chaque jour sur Internet et réseaux sociaux. Le holding a également ouvert ses chaînes officielles sur YouTube.

Mais l’initiative vient aussi de la part des distributeurs. Fin septembre, les cinémas en ligne russes ont décidé de former une association dont la fonction principale serait d’interagir avec les ayant droits (pour faciliter l’obtention de droits de contenu peu après la sortie) et des services de recherche (pour la promotion de sites avec un contenu légal). Les services tels que Amediateka.ru, 1tv.ru, Ivi.ru, Megogo.net, Molodejj.tv, Now.ru, Stream.ru, Tvigle.ru, Tvzavr.ru, Viaplay.ru et Zoomby.ru qui occupent un total de 10% du marché de la vidéo légale ont été parmi les premiers adhérents.

Donc, l’entrée en vigueur de la loi a été  un signal politique et psychologique important sur le changement du vecteur dans le développement du marché de la vidéo en ligne en Russie. Cependant, je suis persuadé que même si le mécanisme d’autorégulation du business a été lancé, la loi sera corrigée prochainement.

A suivre…

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Selon ComScore (données août 2013) l’audience de téléspectateurs uniques de vidéo en ligne en Russie est de 60 millions (le marché est estimé à 45 millions de dollars) et grandit chaque jour. Selon les prévisions ce chiffre devrait atteindre 100 millions d’abonnés. 

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La Russie attaque les pirates de l’Internet avec du napalm

 « Si par malheur le cordonnier commence à faire les tartes et le boulanger se lance dans la fabrication des chaussures  il n’y aura que des problèmes; c’est sûr. »

(I.A. Krylov,  « Le brochet et le Chat », 1813 )

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La Russie a renforcé la lutte contre le piratage sur Internet en vue de son entrée à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2012, mais des dizaines de sites russes proposent toujours de télécharger gratuitement des films ou de les regarder en ligne. Parmi eux se trouve le plus grand réseau social russe VKontakte dont le succès doit beaucoup aux vidéos et la musique que ses utilisateurs exposaient sur leurs profiles en les rendant disponibles à toute personne ayant un compte sur VKontakte (inutile de dire que 90% de ce contenu était piraté).

Cette situation ne pouvait durer éternellement et le premier coût de tonnerre s’est retenti vendredi dernier quand les députés russes ont adopté une loi visant à lutter contre le piratage de films sur Internet. Cette loi va « mettre fin à la diffusion du contenu piraté sur le net », a affirmé un vice-président de la Douma (chambre basse) et député du parti au pouvoir Russie Unie, Sergueï Jelezniak. Pourtant malgré de bonnes intentions des représentants du peuple le projet a provoqué de vives critiques des géants du net qui y ont vu une menace pour le développement de leur industrie en Russie. En voici quelques unes de ces réactions :

googleicon« Cette loi menace toute l’industrie du net en Russie », a déclaré l’antenne russe de Google dans un communiqué envoyé à l’AFP.

yandex« C’est une mesure inadéquate et inacceptable (…) susceptible de freiner considérablement le développement de l’Internet en Russie », a dénoncé pour sa part le plus grand moteur de recherche russe, Yandex.

Pourquoi autant de critiques ?

Formulation floue, méthodes inefficaces.

Selon le texte de la loi, tout site diffusant des films piratés ou donnant les informations nécessaires pour pouvoir les télécharger peut être désormais bloqué par le tribunal municipal de Moscou sur demande du détenteur des droits d’auteur, y compris par une demande envoyée via Internet, sans attendre que l’ayant droit porte officiellement plainte. Le détenteur des droits d’auteur aura ensuite 15 jours pour enregistrer officiellement sa plainte auprès du tribunal. Si le plaignant ne le fait pas, le tribunal de Moscou doit ordonner le déblocage du site à l’expiration de ce délai.

Personne n’y parle comment les sites d’hébergement doivent veiller sur l’application de la loi : est-ce que les détenteurs des droits doivent soumettre le lien direct sur le contenu illégal ou bien l’opérateur doit le prendre à sa charge (une procédure très coûteuse et peu efficace).

« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. »

Selon le document, la lutte contre le piratage sera réalisée par les blocages des adresses IP des ressources qui hébergent du contenu illégal. Une pratique discutable car aucun opérateur ne peut se permettre de donner autant d’adresses IP dédiées à leurs clients. Des milliers de ressources utilisent les adresses partagées et la majorité des utilisateurs d’Internet ont des adresses IP dynamiques. Avec la nouvelle loi l’épée de Damoclès punira tous : coupables et non-coupables qui, par malchance, auront les mêmes adresse IP.

BlockIP

D’ailleurs, la logique saine aurait préférée la voie d’interdiction d’accès au contenu spécifique et non pas pour l’ensemble du site.

Bref, on voit bien que les auteurs de la loi ont élaboré le texte sans avoir demandé l’avis des représentants de l’industrie, ni tenu compte de la législation qui existe déjà dans d’autres pays (voir le Digital Millennium Copyright Act (DMCA)). Pire !  A l’origine, la loi devait concerner également les œuvres littéraires et musicales mais sa version définitive votée vendredi ne concerne que les films et les vidéos.

Cependant, les acteurs majeurs du RuNet (Internet russe) ont déjà commencé à paniquer. Tel le réseau social VKontakte que nous avons évoqué au début de cet article.  imagesLe fameux réseau qui compte 210 million d’utilisateurs enregistrés et près de 50 million de visiteurs uniques quotidiens a organisé le nettoyage général  en bloquant les compositions musicales ‘suspectes’ dans les comptes des utilisateurs ce qui a engendré une vague de protestations. Le ‘hashtag’ #вернитемузыкувVK (rendez-moi la musique dans VKontakte) est devenu vite une tendance principale dans le Twitter russe. Des mesures pareilles à l’égard de la vidéo vont inévitablement entraîner la migration des utilisateurs vers d’autres plateformes en fragilisant VKontakte qui ne bénéficiera plus de son titre de l’hébergeur principal du contenu audiovisuel de RuNet. Un scénario pareil offrira un avantage majeur aux ressources étrangers dont Facebook qui jusqu’à maintenant avait du mal à s’installer dans l’ensemble des pays de la C.E.I. (Communauté des Etats Indépendants).

Certes, il est encore trop tôt pour paniquer car la loi doit  être approuvée par le Conseil de Fédération (chambre haute du parlement) et promulguée par le président Vladimir Poutine. Mais si rien ne se passe (et il doit se passer quelque chose !) la nouvelle loi entrera en vigueur le 1er août 2013. Tout de même, selon mes perceptions et au vu des vacances parlementaires la discussion sera remise et le texte de la loi sera réexaminé et complété quelques mois plus tard.  

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Quatre points clés à connaître sur les médias sociaux en Russie

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ReseauxSociauxRusses

La Russie s’empare des médias sociaux à la vitesse de la lumière. L’ex-URSS adopte les réseaux sociaux plus rapidement que n’importe quel pays auparavant. Pour les marques mondiales qui cherchent à étendre leur présence dans les médias sociaux russes, il y a aujourd’hui plus que jamais, de multiples opportunités.

N°1 : La Russie est plus active sur les réseaux sociaux que n’importe quel autre pays au monde.

Les internautes actifs sur les médias sociaux constituent seulement 20% de la population russe, mais ceux-ci passent plus de temps sur les réseaux sociaux – particulièrement sur leurs sites – que n’importe quel autre pays au monde.

N°2 : Les russes utilisent plus leurs propres réseaux sociaux que Facebook et Twitter.

Bien que les russes soient relativement actifs sur Facebook et Twitter, ceux-ci n’arrivent pas au niveau de leurs homologues russes, VKontakte et OdnoklassnikiLe site communautaire le plus important en Russie, Vkontakte, est très similaire à Facebook. Il est devenu extrêmement populaire grâce à sa fonctionnalité de partage de fichiers qui permet aux internautes de poster des musiques et des vidéos directement sur le site. Cela place donc le site par la même occasion en concurrent direct de Youtube. Odnoklassniki est le second site communautaire le plus important en Russie. Il a été créé pour permettre aux internautes de garder contact avec leurs amis et leurs anciens camarades.

N°3 : La Russie est au 14ème rang mondial des utilisateurs de Twitter.

Bien que Twitter ne soit pas aussi populaire que sa réplique russe, le site a connu en Russie une envolée incroyable. En terme d’utilisation de Twitter, la Russie arrive donc aujourd’hui à la 14ème place mondiale avec en moyenne 60% des inscrits russes qui tweetent quotidiennement.

N°4 : 45% de la population russe sera active sur les réseaux sociaux d’ici 2014.

Le nombre d’internautes présents sur les médias sociaux en Russie augmente à grande vitesse, notamment sur les versions russes des sites communautaires. Plusieurs études marketing prédisent ainsi que 45% de la population sera active sur les réseaux sociaux d’ici 2014.

La Russie a développé une forte culture des médias sociaux. Mais pour les marques, la veille et la mise en place d’une stratégie d’engagement ne font que commencer. En effet, on constate que la plupart des entreprises ont débuté la veille il y a moins d’un an. Cependant, le pays est très dynamique et on peut compter sur certaines grandes marques internationales et petites entreprises innovantes pour lancer des initiatives sur les médias sociaux qui montreront l’exemple.

C’est le cas par exemple d’une marque innovante et avant-gardiste comme Sberbank qui a ouvert la voie des médias sociaux en se plaçant en tant que leader, donnant ainsi aux autres marques d’excellents exemples des meilleures pratiques et stratégies à exploiter dans les médias sociaux. Dans le cadre de son processus de rebranding, Sberbank a créé une équipe pour effectuer la veille des médias sociaux et régler les problèmes qu’elle découvrait. L’équipe a utilisé la veille pour identifier les plaintes, comprendre les problèmes et les résoudre en mettant les consommateurs mécontents en relation avec les bureaux concernés. Sberbank a actuellement plus de 92 000 followers sur Vkontakte.

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Apple et Google ouvrent leurs boutiques en ligne en Russie

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A une semaine d’intervalle, Apple et Google ont ouvert leurs boutiques en ligne sur ce difficile marché où le piratage reste monnaie courante.

La Pomme

Près de dix ans après son arrivée aux Etats-Unis et après des mois de spéculations dans la blogosphère, Apple a lancé la version russe de son iTunes Store le 4 décembre, en même temps qu’en Turquie, Inde, Afrique du Sud et plus de 50 pays.

La tâche n’a pas été aisée pour la marque à la pomme. Le journal Vedomosti a révélé que le groupe californien, confronté à un système de droits d’auteurs très complexe, n’était pas parvenu à se mettre d’accord avec toutes les maisons de disques locales, écartant certains musiciens populaires en Russie.

Le robot

Une semaine plus tard, Google a lancé la vente de films et de livres sur la plateforme Play destinée à son système Android, qui équipe la majorité des smartphones vendus dans le monde. Ses responsables ont promis que la musique suivrait dans les mois qui viennent.

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Le créateur du célèbre moteur de recherche américain a présenté à l’occasion des chiffres très prometteurs sur le marché russe. Selon cette étude, réalisée par le cabinet J’son & Partners Consulting, Google compte 22,5 millions d’utilisateurs « actifs » d’internet sur téléphone, soit 88% de plus qu’en 2011. Les ventes de tablettes y ont doublé cette année, à 2,5 millions d’unités.

Apple et Google « se rendent compte de ce que peuvent leur rapporter les consommateurs russes (…), qui dépensent de l’argent », estime Nick Robinson, analyste chez Renaissance Capital. « Le potentiel est là, mais l’attitude du consommateur ne changera pas dès le premier jour« , relativise-il.

Pour l’expert, le lancement de ces boutiques culturelles en ligne en Russie s’est longtemps heurté à la méfiance de ses habitants vis-à-vis des cartes de crédit et du paiement en ligne. Cet obstacle a été partiellement franchi avec le lancement de moyens de paiement sécurisés sur internet.

Téléchargement illégal: « une difficulté bien connue »

"Cassettes! License! Haute Qualité!"  (© Serguei Kokarev)

« Cassettes! License! Haute Qualité! »                           (© Serguei Kokarev)

Apple permet aussi à ses clients de régler sur des bornes présentes dans de nombreux commerces, où les Moscovites règlent déjà leurs factures.

Surtout, le marché russe reste marqué par la pratique très répandue du téléchargement illégal, nouveau visage du piratage alors que les kiosques à DVD ou CD contrefaits se sont raréfiés. Dans son dernier rapport annuel, l’Alliance internationale pour la propriété intellectuelle (IIPA), qui représente l’industrie américaine, dénonçait « le manque d’attention » accordée par les autorités à cette question.

La pression s’est cependant accentuée sur Moscou, membre depuis le mois d’août de l’Organisation mondiale du Commerce. Le journal Vedomosti rapportait en novembre que le gouvernement préparait une vaste loi pour lutter contre le téléchargement illégal.

Le parrain

L’IIPA s’en prend aussi au très populaire réseau social VKontakte (190 millions d’utilisateurs), décrit comme « le premier distributeur de musique contrefaite en Russie et un lieu propice au piratage de films et programmes de télévision ». Une application gratuite disponible sur la plateforme Play de Google, permet paradoxalement d’écouter et sauvegarder musique et vidéo en provenance de VKontakte de manière illimitée.

Face à cette concurrence, Apple et Google se lancent avec des prix plus faibles que dans la plupart des pays occidentaux, avec des albums et films disponibles à partir de 100 roubles (2,5 euros). Le téléchargement illégal « est une difficulté bien connue et c’est à nous de rendre notre catalogue enthousiasmant », a reconnu Richard Turner, l’un des responsables du programme Android. 

« L’image de la Russie comme un pays où les gens ne sont intéressés que par le piratage a vieilli. Les Russes sont prêts à payer pour du bon contenu s’il est facile d’accès« , a nuancé Dmitri Kouznetsov, directeur du marketing de Google en Russie. Le groupe espère séduire les consommateurs avec une plateforme unique accessible en quelques clics sur son ordinateur ou quelques effleurements de doigt sur son téléphone et sa tablette.

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Médias en Russie‘s insight:

Désormais une balle est dans le camp de Yandex, le géant du web russe qui possède déjà des services similaires Yandex.Vidéo et Yandex.Store (analogues de YouTube et Google Play).

A par cela, nous voulons bien croire à l’avenir des services de Google / Apple en Russie, surtout dans les villes où la population dépasse 100 000+ habitants. Sur le reste du territoire le téléchargement via torrents ou le visionnage illégal en streaming sur les sites bourrés de publicité et des bannières .xxx risque de rester  la solution privilégiée de consommation de contenu vidéo sur Internet.

Le fondateur du Facebook va en Russie

Le fondateur et PDG de Facebook Mark Zuckerberg se rend pour la première fois en Russie et doit rencontrer lundi le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, féru de technologies, a indiqué vendredi la porte-parole de ce dernier.

« La rencontre aura lieu le 1er octobre », a déclaré Natalia Timakova, citée par les agences russes. Les deux hommes discuteront des perspectives de « coopération dans secteur de l’internet » à Skolkovo, dans la banlieue de Moscou, où doit s’élever la future Silicon Valley russe, un projet lancé par M. Medvedev lorsqu’il était président.

Cette visite intervient alors que le secteur de l’internet est en plein essor en Russie, un marché toutefois monopolisé par des sociétés locales. À la fin de l’année dernière, Facebook, avec une audience mondiale de plus de 800 millions d’internautes, comptait 9,3 millions d’utilisateurs russes, ont calculé les chercheurs de ComScore. Par comparaison, le réseau social russe VKontakte compte plus de 34,3 millions d’inscrits et Odnoklassniki (analogue russe de « Copains d’avant ») 27 millions.

Et pourtant, le fameux réseau social a classé la Russie parmi les pays prioritaires pour son expansion future. C’est aussi de Russie qu’est originaire l’un des principaux actionnaires étrangers Facebook, tête de liste des 200 hommes d’affaires les plus riches du pays selon Forbes, Alisher Usmanov. Mail.ru Group, contrôlé par le milliardaire, et DST, qu’il possède en partenariat avec Yuri Milner, ont gagné environ 2,44 milliards de dollars lors de l’introduction en bourse du réseau social.

Il est fort possible que Mark Zuckerberg participera également à l’un des programmes télévisés russes les plus regardés, « Vetcherni Ourgant » (Ourgant du soir) sur la Première chaîne. Le présentateur du programme et la direction de la chaîne ont refusé de commenter officiellement cette information, mais nous pouvons supposer que l’apparition dans ce show du soir (très populaire chez les jeunes actifs) n’apporterait que de bénéfices à « l’enfant chéri de Mark ». Il est à noter que les préparatifs de l’apparition de Mark Zuckerberg dans l’émission à succès de la Première chaîne ont commencé à l’avance. Dimanche 23 septembre, la chaîne a diffusé le film The Social Network sur le fondateur de Facebook, puis un documentaire sur ce sujet.

De toutes les manières cette visite a ébranlé le tissu médiatique de Russie ne serait-ce qu’à en juger par la recherche effectuée en langue russe Lundi dernier (la requête la plus fréquente sur Google était « Mark+Zuckerberg » 🙂 ).

Source

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Internet, web et e-commerce en Russie

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La Russie est en 2012 le premier pays par nombre d’internautes dans la zone européenne. Il y a environ 80 millions d’internautes russes dont 20 millions à l’extérieur de la Russie (Allemagne: 50 millions; France 40 millions). 29 millions d’internautes russes passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux (dont les fameux odnoklassniki et vkontakte). 21 millions d’internautes russes sur mobile avec un taux de pénétration de smartphones d’environ 17% pour une consommation mensuelle en moyenne de 500 mo.

A noter que les chiffres indiquent 1,5 de téléphone par russe (il est courant d’avoir plusieurs téléphones) et que MTS, premier opérateur mobile russe avec 31% du marché a 70 millions d’abonnés ! (Orange en france en a 26 ou 27 millions). Les 2 autres principauex opérateurs mobiles du marché russe (Beeline et Megafon) ont 24% et 27% du marché, c’est-à-dire aussi d’énormes quantités d’abonnés.

La pénétration d’internet en Russie est de l’ordre de 50-60% avec de fortes disparités entre les 2 capitales Moscou et St-Petersbourg (où ce taux est sensiblement le même qu’en France) et la province. Parmi les 4 plus gros sites web d’Europe en nombre de visiteurs, 3 sont russes:

  • mailgroupe.ru* avec 79,5 millions de vus
  • Axel Springer avec 73,8 millions de vus
  • Yandex avec 71 millions de vus
  • Vkontakte.ru avec 67 millions de vus

Si les 3 premiers sont en fait plusieurs sites (comme quand le Figaro compte et annonce dans son audience plusieurs sites web), Vkontakte est UN seul site (sorte de Facebook à la mode russe). Singularité russe: Google est loin de faire la loi. Yandex est leader de la recherche avec environ 60% du marché devant Google (25%), mail.ru et rambler. On estime le marché du e-commerce russe à 10 milliards de dollars dont 8 milliards concernent des marchandises physiques. Cela représente 89 millions de commandes dont 45 millions venant des régions (c’est-à-dire d’autres endroits que de Moscou et St-Petersbourg).

Au niveau investissements, l’argent coule à flots sur, dans et sous .. le web russe.

En 2011 les principales opérations ont été bien sûr l’ IPO de Yandex (1,3 milliard de dollars) mais aussi les investissements de différents fonds dans:

  • Qiwi (150 millions de dollars par Mitsui&Co)
  • Vkontakte (112 millions de dollars par mail.ru cf Yuri Milner DST)
  • Ozon ( 100 millions par Rakuten, Alpha Associates, Index Ventures)
  • KupiVIP (55 millions par Accel Partners, Mangrove Capital, Balderton Capital)

Attention quand même à ne pas voir la Russie comme le nouvel eldorado formidable de l’internet.

La super machine Rocket internet et le roi de la blitzkrieg Oliver Samwer en a fait l’expérience. Tout d’abord la Russie est grande géographiquement mais pas aussi imposante économiquement (PIB de 1800 alors que la pauvre France qu’on voit tant en déclin en a un de 2800 ;-)). Beaucoup moins que les autres BRIC. Le PIB par habitant est de l’ordre de celui des habitants de la Polynésie française et de la Croatie.

L’IT russe est certes séduisant. 300000 personnes y travaillent dont à peu près 100000 dans le web (on estime à 100000 aussi le nombre de développeurs sur ces 300000 personnes) MAIS il est non seulement très difficile de recruter (et ceci d’autant plus que les jeunes et nouveaux diplômés sont moins nombreux qu’il y a quelques années car ils sont la génération née pendant la perestroika, génération moins nombreuse) mais aussi compliqué de garder les gens (car il existe en Russie une vraie inflation des salaires et un énorme turn-over).

Ne croyez pas avoir en Russie du développeur et du web-truc pas cher. A Moscou notamment les prix et coûts sont couvent plus élevés qu’en France. Si le salaire moyen d’un développeur russe est d’environ 1500 dollars, la différence est énorme entre Moscou, St-Petersbourg et les villes de province.

Enormément de projets internet et web lancés en Russie n’ont aucun intérêt économique et aucune viabilité. Cela peut être le résultat d’une lubie, d’un caprice ou d’une mode que finance pendant quelques temps un oligarche qui ne sait que faire de l’argent du pétrole et des ressources naturelles.

Des projets internet peuvent être aussi un excellent moyen de blanchir/noircir/sortir de l’argent de Russie car pour certaines fortunes, il vaut mieux avoir 50 sous sécurisés aux USA que 100 sous en Russie où on ne sait jamais ce que peut inventer l’état si une fortune a été faite en débordant trop de la route officielle ;-). Attention sur certains projets à en être conscient.

Source : tubbudev.com

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INTERNET: Le réseau social russe Vkontakte repousse son entrée en bourse

Le « Facebook russe » vient de décider de reporter sine die son entrée en bourse.

« Il n’y a rien de prévu au sujet de Vkontakte. L’introduction de Facebook a détruit la foi de nombreux investisseurs privés dans les réseaux sociaux, c’est pourquoi notre entrée en bourse est reportée sine die (sans date précise) ». Sur son profil Twitter, Le co-fondateur du réseau social Vkontakte Pavel Durov (détenteur de 12 % des parts) explique que la société ne figurera pas en bourse.

En parallèle à cette annonce, le groupe Mail.ru (détenteur de 39,9 % de Vkontakte) a annoncé qu’il cèdera à Pavel Durov le contrôle de la société en lui conférant son droit de vote. Durov est donc le nouvel homme fort du réseau social.

La suite sur Clubic.com

Vkontakte va donc continuer de monétiser son audience autour de ses 170 millions d’utilisateurs officiellement inscrits (+/- 35 000 000 d’utilisateurs quotidiens).

See on pro.clubic.com