VGTRK prépare le lancement d’une nouvelle chaîne HD

La compagnie pan-russe d’État de télévision et de radiodiffusion VGTRK qui compte déjà dix chaînes thématiques dans son bouquet est prête pour en faire encore une et très prochainement.

Logo IQ HDIQ HD -c’est le nom d’une nouvelle chaîne qui fera sa parution au mois d’avril 2014. Sa grille de programmes sera composée des émissions scientifiques et  éducatives de trois chaînes thématiques sœurs : Nauka 2.0 (Science 2.0), Istoria (l »Histoire) et Moya Planeta (Ma planète) et visera le public russe et étranger.

Selon le chef du département de développement des technologies numériques de VGTRK Dimitri Mednikov le lancement de IQ HD est un des projets prioritaires du groupe. Chaque année le holding crée de nouvelles chaînes thématiques sous une marque commune « Tzyfrovoye televidenie » (Télévision numérique) et investit dans la création du contenu en haute définition (une chaîne Ma Planète à elle seule produit plus de 500 heures de contenu unique par an).

IQ HD sera donc une sorte d’agrégation des meilleurs émissions en haute définition issues des trois chaînes. Elle sera proposée par les opérateurs de la télévision à péage en Russie et dans les pays de la C.E.I. principalement, car la chaîne émettra en russe uniquement.

Voir la promo vidéo de la chaîne IQ HD

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Lire également sur notre blog :

Les JO à Sotchi ont rapporté 2 milliards de roubles aux chaînes TV russes

Bonjour Chers lecteurs,

Cela fait longtemps que je n’ai pas dit un mot sur les médias en Russie ce qui est dû au charge de travail que j’ai actuellement. Je m’excuse auprès de vous pour l’irrégularité de mes postes et je vous invite à m’envoyer un petit message si un sujet particulier vous intéresse. Entre temps,  j’ai décidé de tourner la page des JO à Sotchi 2014 en vous proposant quelques stats intéressantes…

SochiBroadcasting

Il est connu que les événements de cette taille attirent des grands annonceurs qui remplissent les caisses des diffuseurs. Les JO à Sotchi ont également généré plus de 2 milliards de roubles (plus de 40 millions d’euro) en recettes publicitaires ce qui a permis aux chaînes de télévision Rossya 1, Rossya 2 et Channel One Russia de rembourser les frais engagés pour l’acquisition des droits de diffusion (1,6 milliard de roubles). La banque russe Sberbank (Caisse d’Epargne) est devenu l’annonceur le plus actif des Jeux Olympiques.

D’après l’étude de « Quendi RusMediaAudit » la première chaîne russe (Channel One Russia) a obtenu entre 55-65% de recettes en attirant 29 grandes marques contre 18 pour la chaîne du holding VGTRK Rossya 1. Quand au prix du spot publicitaire, c’est aussi Channel One qui détient le record: plus de 250 000 roubles HT (50 000 euro HT) pour un point GRP (« gross rating point » correspond au nombre moyen de contacts publicitaires obtenus sur cent individus de la cible visée) lors de la cérémonie d’ouverture et de clôture.

Audience booster par excellence. 

ChelVtykaetAu total, selon les estimations de TNS Russie, plus de 63,7 millions de Russes, soit 93,5 pour cent de l’audience de la télévision russe, ont suivi les Jeux Olympiques du 7 au 23 février 2014 La cérémonie d’ouverture a elle seule a attirée 40,8 millions de Russes. Belles performances, rien à dire.  Une très forte augmentation de l’auditoire a été remarqué sur toutes les chaînes qui diffusaient des épreuves olympiques. Ainsi, la part d’audience 18+ de la chaîne Rossya 1 a augmenté de 14% dans la période pré-olympique pour atteindre à 16,5% au cours des Jeux. Quand à sa sœur Rossya 2, une chaîne publique entièrement consacrée à la diffusion des événements sportifs, son audience a fait un bond de 2% à 4,9% ! A ne pas oublier la part d’audience de la chaîne thématique à péage Sport 1 qui a bondi de 0,2% à 1,1% soit plus de cinq fois.

Et en France? 

Les diffuseurs exclusifs des JO France 2 et France 3 ont gagné respectivement 400 000 et 200 000 téléspectateurs quotidiens : l’audience moyenne de France 2 pendant les deux semaines des JO a monté à 1,7 million de personnes ( 17,3%) par jour contre 1,3 million (13,9%) pendant le mois précédant les JO. Pour France 3, l’audience moyenne a atteint 1,1 million (11,1% de l’audience) pendant les Jeux contre 907 000 (9,5%) le mois précédent (source).

Deuxième écran en plein boom.

Les chercheurs ont également noté un intérêt accru pour les Jeux Olympiques sur Internet. Ainsi, l’application de VGTRK pour les écrans connectés (dont les téléviseurs avec la technologie SmartTV) a été installée  par 7 millions d’internautes parmi lesquels se trouve votre aimable serviteur 🙂  Le portail sportif Sportbox a attiré plus de 15 millions d’utilisateurs uniques pendant la période des Jeux Olympiques (2 millions d’utilisateurs par jour en moyenne, un visiteur sur cinq a consulté la ressource à partir d’un appareil mobile).

A lire également : 

JO 2014 à Sochi: préparez vos télés !

Près de 90 pays, 3.000 athlètes, autant d’accompagnateurs, 13.000 journalistes: voici quelques-uns des principaux chiffres des jeux Olympiques d’hiver organisés à Sotchi qui vont commencer dans quelques heures (début de la cérémonie à 20:14 temps de Moscou).

Trois compagnies russes ont acquis les droits de diffusion des Jeux Olympiques 2014 à Sotchi qui seront diffusés sur les 11 chaînes : « Channel One », « Rossya 1 » et « Rossya 2 » et « Sport 1 HD » de VGTRK, ainsi que les sept chaînes du groupe NTV (les chaînes à péage de la famille NTV-PLUS sont incluses).

Sochi2014_CommencentAu total plus de 200 diffuseurs vont assurer la couverture des XXIIe Jeux Olympiques d’Hiver à Sochi.

En France, durant la quinzaine olympique, France Télévisions va consacrer deux cents heures de direct aux épreuves de Sotchi, soit quatorze heures par jour, de 7 heures à 21 heures. Il faut également ajouter neuf cents heures sur Internet avec un site dédié (FranceTVsport.fr/les-jeux-olympiques), où il sera possible de suivre quatre épreuves simultanément sur le même écran.

Et que les meilleurs gagnent !

Voire également l’infographie liée à ce sujet:

Polyglot – une télé-réalité russe qui vous fera apprendre des langues

Polyglot

En Russie l’apprentissage des langues étrangères a toujours été un problème :  tout le monde les apprenait à l’école ou à l’université en les oubliaient une fois les études étaient accomplies. Même les émissions linguistiques quotidiennes à la télévision centrale de l’URSS n’y pouvaient rien faire car les gens ne ressentaient pas l’utilité. Le pays était bien isolé par le rideau de fer ; seuls les plus chanceux avaient la possibilité d’aller à l’étranger pour un voyage d’affaires ou tourisme en compagnie de l’interprète désigné par le Parti (un agent de KGB, sans doute) 🙂  Or, jusqu’à aujourd’hui on ressent l’écho de cette catastrophe linguistique car les gens qui ont plus de 30 ans éprouvent souvent des difficultés « insurmontables »  pour s’exprimer dans une autre langue…

C’est peut être pour cela qu’une nouvelle émission « Polyglot » (polyglotte) sur le canal Kultura (appartient au holding VGTRK) a récemment connu un grand succès. « Polyglot » – une émission de télé réalité intellectuelle consacrée l’étude intensive des langues étrangères animée par un traducteur professionnel Dimitri Petrov. Selon le format, les élèves qui ne savent pas parler une autre langue où qui n’en ont que des vagues souvenirs n’ont que 16 heures (16 leçons) pour acquérir des compétences de communication nécessaires pour mener une conversation décente en anglais, français, italien ou espagnol.

Dimitri Petrov, un traducteur professionnel, animateur de l'émission "Polyglot"

Dimitri Petrov, un traducteur professionnel, animateur de l’émission « Polyglot »

Dans chaque émission Dimitri Petrov, un traducteur professionnel surdoué qui a appris une cinquantaine de langues (oui, 50 🙂 dont 30 dans son usage actif, applique sa nouvelle méthode révolutionnaire pour l’apprentissage des langues étrangères et il parait que ça marche à en juger par les réactions positives que Dimitri a reçues. Dernièrement, une chaîne Allemande inspirée par le succès de la méthode lui a fait une offre pour présenter son programme aux résidents russes qui ne maîtrisent pas l’allemand. Donc, il est possible que le format « Polyglot » aille au-delà des frontières de la Communauté des Etats Indépendants (C.E.I.) …

Vidéo: « Apprendre le Français en 16 heures »

MIPCOM 2013: Rossya 1 achète Rising Star de Keshet

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La chaîne russe de VGTRK Rossya 1 est devenue le deuxième réseau européen qui a acheté un nouveau format israélien « Rising Star » produit par Keshet (M6 a été la première chaîne qui l’a acquiert).

L’accord négocié par Cynthia Kennedy, Directeur des ventes pour la Russie est particulièrement intéressant car cela permettra à Keshet de faire le premier essai de sa technologie de vote en direct à travers plusieurs fuseaux horaires de l’immense territoire russe.

C’est quoi ce show? 

Les candidats se produisent en effet face à un rideau / mur d’images, qui sont les photos des profils Facebook de leurs supporteurs qui s’affichent au fur et à mesure des votes. S’ils atteignent un certain niveau de votes favorables (70%), les artistes en herbe voient soudain le rideau se lever et ils continuent dès lors leur interprétation face au public de la salle et surtout au jury. Le vote est effectuée via une application installée sur les smartphones (tablettes) des téléspectateurs.

En voilà la technologie de ‘second screen’ en action! Cela fait encore plus de plaisir que la Russie (la chaîne) veut bien rafraîchir leur programmation en achetant les formats innovants…

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Un pas en avant pour le marché de la vidéo en ligne en Russie

Bonjour mes chers lecteurs ! Le blog @mediasrusses est de retour après de longues vacances suivies des semaines de travail acharné 🙂 qui ne me laissait pas de temps pour vous informer du développement du marché audiovisuel russes. Et des nouvelles, il y en a.

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Depuis que nous nous sommes quittés la loi ‘bancale’ contre le piratage sur Internet a été approuvé par le Président russe et elle est entrée en vigueur le 1 août, comme c’était prévu. Les mécontents ont été demandés de se taire (comme c’est souvent le cas en Russie) mais, de l’autre côté, les autorités n’ont pas commencé à appliquer la nouvelle loi pour tous les opérateurs en les donnant une période « de grâce » afin que chacun puisse s’adapter et il parait que cette décision a marché.

Concrètement, le plus grand réseau social VKontakte est en train de revoir ses relations avec les ayant droits en ce qui concerne la distribution de leur contenu en ligne. Ainsi,  la VGTRK (une compagnie pan-russe d’État de télévision et de radiodiffusion) a signé l’accord avec VKontakte selon lequel le réseau social aura droit de visionner le contenu du holding en plaçant la publicité au début de chaque émission. Les revenus de cette activité seront partagés moitié-moitié.  La VGTRK est allée encore plus loin en mandatant la société IMHO Vi (« Video International ») de développer un partenariat stratégique avec tous les réseaux sociaux et les plateformes de la téléphonie mobile pour la vente d’espaces publicitaires de ses vidéos.   Aujourd’hui près de 400 000 publicités de VGTRK sont visualisées chaque jour sur Internet et réseaux sociaux. Le holding a également ouvert ses chaînes officielles sur YouTube.

Mais l’initiative vient aussi de la part des distributeurs. Fin septembre, les cinémas en ligne russes ont décidé de former une association dont la fonction principale serait d’interagir avec les ayant droits (pour faciliter l’obtention de droits de contenu peu après la sortie) et des services de recherche (pour la promotion de sites avec un contenu légal). Les services tels que Amediateka.ru, 1tv.ru, Ivi.ru, Megogo.net, Molodejj.tv, Now.ru, Stream.ru, Tvigle.ru, Tvzavr.ru, Viaplay.ru et Zoomby.ru qui occupent un total de 10% du marché de la vidéo légale ont été parmi les premiers adhérents.

Donc, l’entrée en vigueur de la loi a été  un signal politique et psychologique important sur le changement du vecteur dans le développement du marché de la vidéo en ligne en Russie. Cependant, je suis persuadé que même si le mécanisme d’autorégulation du business a été lancé, la loi sera corrigée prochainement.

A suivre…

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Selon ComScore (données août 2013) l’audience de téléspectateurs uniques de vidéo en ligne en Russie est de 60 millions (le marché est estimé à 45 millions de dollars) et grandit chaque jour. Selon les prévisions ce chiffre devrait atteindre 100 millions d’abonnés. 

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La ligue 1 s’exporte en Russie

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Le football français fait ses valises et s’apprête à voyager en … Russie. Eh oui. La Ligue de Football Professionnel (LFP) a trouvé un accord pour un contrat de diffusion de la Ligue 1 avec la Compagnie d’État de télévision et de radiodiffusion de la Russie (VGTRK). D’une durée de deux ans, il prévoit pour moitié un accès en hertzien gratuit et pour moitié un accès payant aux rencontres de la Ligue 1 (d’où nous pouvons supposer que les matchs du championnat de France seront diffusés par les chaînes de télévision Rossya 2 et Sport 1).

Ainsi, la VGTRK a indirectement compensé (si le terme est applicable) la perte des droits de la Premier League anglaise, qui sera de retour à l’antenne des chaînes sportives de l’opérateur de télévision par satellite « NTV-Plus ».

Le montant du contrat n’a pas été communiqué mais la LFP, qui a habituellement beaucoup de mal à vendre les droits de la L1 à l’étranger, peut se réjouir de cet accord, sachant qu’elle ne touchait jusque-là que 30 millions d’euros par an pour le revente des droits à l’étranger, au total. Le contrat est devenu possible grace à l’’attractif Paris Saint-Germain mais surtout l’AS Monaco, propriété du richissime homme d’affaires russe Dmitry Rybolovlev.

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YouTube et la télévision russe

Sport, cuisine, voyage, animaux, séries, dessins animés, films d’horreur il y a du tout sur YouTube qui a récemment élargi son offre en autorisant les chaînes payantes sur abonnement. Tout est là pour que « la télérévolution » (changement global du mode de consommation des programmes TV) prônée par le fondateur de Google Sergey Brin se passe en Russie qui occupe la 5ème position pour le trafic mensuel en provenance de YouTube généré par 51 million utilisateur actifs.  Cependant, à la différence des Etats-Unis les chaînes thématiques YouTube n’ont pas encore percé en Russie; Beaucoup de questions se posent dont la plus importante est sur l’acceptation de payer pour un service dont les internautes bénéficiaient gratuitement depuis huit ans. 

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Néanmoins, des chaînes de télévision russes, jusqu’à récemment très réticentes à ‘libérer’ leur contenu, commencent à s’agiter un peu plus en créant leurs propres chaînes YouTube. Très soucieuses de la chute des audience elles sont de moins en moins sceptiques par rapport aux nouvelles niches de distribution. En voici quelques exemples :

A la fin de 2012 Perviy Kanal avait signé un accord avec YouTube selon lequel la plateforme de Google a reçu les droits non-exclusifs sur quelques 3500 heures de contenu qui ont servi la base pour la création de la chaîne 1TV (+/- 140 000 abonnés).  D’autres services russes d’hébergement vidéo ont tenté d’obtenir le contenu de la première chaîne nationale (ex:  ivi.ru) mais aucun contrat n’a jamais été signé. Quand à YouTube, elle est devenue la première et la seule société légitime à diffuser le contenu de la chaîne sur Internet.

A la différence de Perviy Kanal, la chaîne NTV était assez présente sur l’Internet, car quelques-unes de ses émissions ont été diffusées sur les portails vidéo RuTube et Now.ru (les deux, comme NTV, appartiennent à Gazprom-Media). La création de la chaîne officielle de NTV sur YouTube (+/- 36000 abonnés) a été un prolongement de sa politique d’ouverture.

Rossya, la troisième chaîne de la grande ‘troïka’, est malheureusement le mauvais élève. Comme toutes les chaînes de la compagnie pan-russe d’État de télévision et de radiodiffusion (VGTRK), elle est très peu présente sur YouTube. Cela s’explique en partie par le fait que le contenu de la VGTRK a été longtemps représenté sur Zoomby.ru – un autre ressource russe qui avait un contrat d’exclusivité sur la distribution des programmes du holding ; Aujourd’hui ce n’est plus le cas, mais … bien que l’exclusivité ait été levée, le holding média n’a pas encore pu se mobiliser pour élaborer la stratégie de sa présence sur YouTube. Les résultats en témoignent :  les versions YouTube des chaînes thématiques de VGTRK (elle en a dix actuellement et réfléchit à la création de la onzième) ont été créées sporadiquement et rares sont celles qui dépassent la marque de 3000 abonnés. Les paroles du directeur adjoint de la VGTRK Dmitry Mednikov ne font que confirmer notre observation : « Nous donnons des miettes à YouTube.. – dit-il dans son interview à Cinémotion Lab, – notre principal partenaire reste Zoomby ».

YouTube gagne du terrain et commence à bénéficier de la notoriété non seulement chez les producteurs de contenu (chez certains la collaboration avec YouTube rapporte plus que la distribution classique) mais aussi chez les grande chaînes de télévision et des holdings médias. Si les dirigeants du groupe CTC Media ont tous été adeptes de la stratégie de distribution du contenu via son propre service de streaming (Videomore), ils commencent à s’incliner vers l’utilisation des services tiers. La chaîne YouTube de CTC Media compte plus de 46000 abonnés.

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La chaîne RT – le meilleur élève de la fac ‘YouTube’ en Russie (835 000 abonnés)

De façons générale les sociétés de télévision russes ont compris que les téléspectateurs loyaux vont continuer à aller sur leurs sites-web ou bien brancher la télé à l’heure précise pour regarder leurs émissions préférées. Quand à d’autres portails vidéo, ils ne sont plus perçu comme des ennemis mais comme des ressources qui sont capables d’apporter à la chaîne des revenus supplémentaires sans trop compromettre leurs audiences. Malgré tout, le temps des chaînes  YouTube à péage n’est pas encore au rendez-vous. Même les chaînes les plus populaires sur YouTube n’y pensent pas encore. La chaîne d’information du Kremlin Russia Today en est la meilleur exemple. Très connectée, avec plus de 800 miles abonnés et le nombre de visionnage qui se rapproche du milliard elle réalise un chiffre d’affaire de $1,5 million de dollars issu de la collaboration avec YouTube (partage des recettes publicitaires) et, selon les communiqués de presse récents, ne veut rien changer.  Pour la majorité des producteurs russes à succès le partage des recettes restera le juste milieu pour l’instant.

Via

Lire également sur mon blog:

VGTRK lance sa dixième chaîne thématique!

La direction de la VGTRK (une compagnie pan-russe d’État de télévision et de radiodiffusion) réfléchissait longtemps sur le projet qui pourrait compléter son bouquet thématique des chaînes éducatives déjà lancées : Nauka 2.0 (trad. Sience 2.0) et Moya Planeta (trad. Ma planète) et qui pourrait faire la concurrence à d’autres chaînes thématiques présentes sur le marché. Le pari a été placé sur l’histoire.

Historya

L’Histoire (Historya, en russe), c’est le nom de la nouvelle chaîne de télévision qui sera lancée aujourd’hui, le Jour de la Victoire qui se fête le 9 mai en Russie, à 15h00. Sa grille de programmes sera à 75% remplie de contenu produit en interne par VGTRK. Les 25% restants seront occupés par les émissions populaires des grandes chaînes étrangères comme BBC, History Channel, SkyVision et autres … Les documentaires, les films, les reconstructions historiques seront parmi les genres les plus représentés ; En même temps d’autres projets intéressants seront également mis à l’antenne plus tard: des émissions analytiques, des talk-shows  ainsi que des formats courts permettant de prouver au jeune public que l’histoire peut être amusante, passionnante et instructive à la fois.

Historya_PromoVoir la promo de la  nouvelle chaîne de télévision Historya

«Ce sera un canal pour un public familial. Nous voulons nous assurer que les gens de différentes générations pourraient y trouver quelque chose d’intéressant. Cependant, nous ne voulons pas que le chaîne soit perçue comme édifiante… » – a déclaré le rédacteur en chef de la chaîne de télévision Historya Alexey Denisov

La nouvelle chaîne sera la 10ème dans le bouquet thématique de VGTRK et sera diffusée sur tous les réseaux câbles, satellites, IPTV en Russie et dans les pays de la Communauté d’Etats Indépendants (C.E.I.)

Source Lire également sur notre blog :

Les russes sont de plus en plus séduits par la télévision HD

See on Scoop.itMédias en Russie

l'identité visuelle de la chaîne Rossya HD

l’identité visuelle de la chaîne Rossya HD (Russie HD du groupe VGTRK) qui a été lancée le 28 décembre 2012.

Selon une étude de l’IHS Screen Digest le nombre de ménages russes regardant la télévision au format HD a augmenté de 1,15 million pour atteindre 1,46 million d’abonnés en 2012 (+470% par rapport à 2011) . Grace à ce résultat la Russie monte la huitième place en Europe (2ème place en Europe de l’Est) pour le nombre d’abonnés à la télévision HD (en 2011, elle était à la 15e place seulement).

Un très bon résultat qui, selon les pronostiques de l’IHS Screen Digest, va encore s’améliorer; car la télévision en haute définition sera regardée par 4,08 millions de téléspectateurs russes à la fin de cette année et pourrait atteindre 7,69 millions en 2014. A cette allure, la Russie sera à la première place en Europe de l’Est et à la troisième en Europe après la France (11,09 million d’abonnées en 2012) et la Grande-Bretagne (7,52 million).

Selon le même étude, on comptait 45,1 millions d’abonnés à la télévision HD dans l’ensemble de l’Europe, soit 12 millions de plus par rapport à l’année précédente.

See on larussiedaujourdhui.fr

Médias en Russie‘s insight:

Un article très intéressant et pourtant, la HD ne peut pas être considérée comme un facteur de croissance adéquat pour l’industrie de la télévision à péage et voici pourquoi :

D’un côté, l’adoption massive de la haute définition s’explique par le remplacement du parc des récepteurs TV disponibles dans les magasins (aujourd’hui il est quasiment impossible d’acheter un poste TV qui ne soit pas équipé de Full HD ou HD Ready au pire des cas). D’autre part, les gens se préoccupent plus de la qualité des programmes que du format dans lequel ils sont diffusés. Cela peut vous paraître bizarre, mais selon l’analyse récente du bureau d’étude IKS-Consulting les téléspectateurs qui ne voient pas la différence entre la qualité d’image standard et celle en haute définition sont majoritaires.

Finalement, il s’agit juste du format qui pendant très longtemps a été considéré comme le point final dans l’évolution de la qualité d’image à la télévision. Hélas, le temps et notre mode de vie très marquée par la consommation apportent des modifications et un autre format inventé par la corporation japonaise NHK, a signé l’arrêt de mort de nos postes TV haute définition en 2013. Il s’agit de Super Hi-Vision (ou Ultra HD) capable à afficher seize fois plus de pixels que le format HD 1080p.

Du coup, pour mesurer la température du marché de la télévision payante en Russie il serait plus intéressant de suivre les fluctuations du taux de pénétration de la télévision à péage (tous genres confondus) et voir l’évolution du nombre d’utilisateurs des services de la télévision par câble / satellite ou via IPTV par rapport à l’année dernière. Je vais couvrir ce sujet très prochainement dans le cadre d’un article sur mon blog http://mediasrusses.com.

PS: La politique tarifaire et les pratiques commerciales de Tricolor TV qui est le plus grand opérateur de la télévision payante par satellite est un sujet à part qui mérite un autre article.