Sotal-Cloud : une nouvelle plateforme de distribution de contenu à l’horizon

L'office de SOTAL Interactive

L’office de SOTAL Interactive

L’entreprise russe Sotal-Cloud et le fonds de capital-risque Pelanga ont levé 31 millions de roubles (+/- 718 000 EUR) pour assurer le développement de la plate-forme universelle de distribution vidéo pour les opérateurs télécoms et les fournisseurs de contenu.

Ce financement a été réalisé par le Fonds de stimulation RBK(*) et la compagnie Sotal-Interactive.

La nouvelle plate-forme sera conçue pour fournir aux propriétaires et producteurs de contenu vidéo l’accès direct au spectateur, prenant en charge les problèmes liés au partage de vidéos en ligne :  chargement, encodage, stockage, protection, gestion de contenu, sa monétization et la distribution à tous les écrans disponibles : fixes ou mobiles.

L’accès à la plate-forme sera fourni selon le modèle populaire PaaS (Platforme as a Service) qui permettra aux propriétaires et aux exploitants d’augmenter le volume de services disponibles au fur et à mesure que l’entreprise grandit.

Sotal-Cloud se donne un an et demi pour réaliser le développement de cette plateforme ‘nuageuse’ après quoi la compagnie compte d’attirer davantage d’investissements étrangers pour assurer la sortie sur le marché mondial.

(*) RBK – un fonds de fonds de l’Etat avec un capital social de plus de 30 milliards de roubles.

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Un FAI russe attaque le marché africain

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La société de télécommunications russe Akado prépare une expansion sur le marché africain. De concert avec l’opérateur local de téléphonie mobile « Afritel », elle se prépare à lancer un accès à internet à grand débit en Afrique du Sud et au Mozambique. Les parties ont signé une déclaration d’intention pendant le sommer des BRICS à Durban.

Les sociétés russes sont bien connues en Afrique. Gazprom, Rusal, Nornickel, Alrosa, Renova et d’autres ont investi des milliards de dollars dans des projets au sud du Sahara. La société Akado, la fille de Renova, entend proposer un internet à grand débit aux utilisateurs sud-africains. Ce projet est assez prometteur, note Denis Rytchka qui représente Akado.

« L’Afrique du Sud fait partie des BRICS. Ce sont les pays aux rythmes de développement économique les plus élevés. Nous espérons évidemment que l’économie sud-africaine poursuivra sa croissance qui sera encore boostée par l’accès à un internet à grand débit. Tous les BRICS à l’exception de l’Afrique du Sud font partie du top dix des pays ayant accès à internet à grand débit. Cela signifie que les perspectives sont bonnes » …

D’ailleurs les experts en télécommunications doute de la faisabilité des plans d’Akado. C’est que ses affaires en Russie ne marchent pas très bien ces derniers temps et elle aurait dû balayer devant sa porte avant d’aller à l’étranger,estime le PDG de Telecom Daily Denis Kouskov :

« Akado opère depuis longtemps à Moscou où elle a beaucoup d’abonnés comme fournisseur d’accès à internet haut débit et la télévision par câble. Elle a également quelques actifs à Saint-Pétersbourg et Ekaterinbourg. Mais le nombre de ses abonnés stagne à Moscou depuis 2 à 3 ans. C’est pour cette raison qu’à mon avis elle devrait plutôt investir en Russie où la situation économique lui dest plus familière ».

N’oublions pas cependant qu’Akado a derrière elle le groupe Renova dirigé par Victor Vekselberg qui est depuis longtemps présent en Afrique où elle fait de bonnes affaires. Rien que pendant le sommer des BRICS, le groupe a signé 4 accords de partenariat stratégique avec l’Afrique du Sud en matière de sources d’énergie alternatives, de télécommunications, de construction portuaire et d’industrie minière. Par conséquent, s’il a décidé de donner un coup de pouce à sa succursale en Afrique du Sud, il est sûr de pouvoir rentabiliser ses investissements plus vite qu’en Russie, fait valoir Irina Abramova, expert de l’Institut de l’Institut de l’Afrique :

« Il faut absolument avoir des représentants permanents pour faire les affaires en Afrique. C’est ainsi que le groupe Renova a ouvert son bureau de représentation en RSA. Il compte 4 personnes qui restent en permanence en contact le gouvernement et les hommes d’affaires locaux. C’est très important parce que la spécificité africaine suppose qu’il faut s’orienter sur les contacts personnels et savoir à quelle porte frapper ».

Akado préfère pour l’instant ne pas dévoiler le montant de ses investissements dans le projet africain et sa part dans la société qu’elle se prépare à créer. Le business plan doit être fin prêt pour le mois d’avril et c’est alors que tous les détails seront largement diffusés.

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C.E.I.: MTS dépossédé de ses biens à Ouzbékistan

Un géant russe de télécom MTS n’a pas beaucoup de chance en Asie Centrale dans le sens où les régimes autoritaires de cette région pittoresque continuent les tentatives pour mettre leur mains sur la société russe à succès phénoménal.

Avant c’était le Turkmenistan, maintenant c’est l’Ouzbekistan qui prend le relais.

Ainsi, un tribunal ouzbek a condamné à trois ans de prison avec sursis quatre dirigeants d’une filiale de l’opérateur russe de téléphonie mobile MTS en Ouzbékistan pour fraude fiscale et ordonné le transfert à l’Etat de ses actifs, ce qui a aussitôt été dénoncé par le groupe.

Le groupe russe Sistema, qui contrôle l’opérateur MTS, a pour sa part annoncé son intention de porter plainte devant la justice internationale.

Dans un communiqué, le MTS a dénoncé lui une confiscation illégale de ses actifs en Ouzbékistan et une condamnation injuste des quatre employés d’Ouzdounrobita, filiale à 100% de MTS dans cette république d’Asie centrale.

Les nombreuses violations dans le cadre de l’enquête, la façon de présenter les preuves pendant le procès, les délais réduits des audiences et le refus illégal d’accepter que le groupe défende ses droits et intérêts prouvent que toute l’affaire est manipulée avec pour but de prendre possession des actifs et des affaires de MTS en Ouzbékistan, ajoute le groupe.

MTS se réserve le droit de recourir à tous les instruments légaux, en premier lieu au niveau international afin de se faire rembourser — y compris par certains responsables ouzbeks — les pertes causées par ces actions illégales, précise-t-il.

Selon un porte-parole du tribunal de Tachkent cité par l’agence Ria Novosti, les biens de la filiale doivent être transférés à l’Etat pour rembourser le préjudice occasionné par les fraudes fiscales réalisées par ses dirigeants.

La filiale du groupe russe est dans le collimateur de la justice ouzbèke depuis juin, quand le parquet a interpellé ses dirigeants.

MTS a alors dénoncé des violations de la législation locale et jugé que ces mesures constituaient une pression à son encontre.

Puis l’étau s’est resserré. Mi-août, le groupe s’est vu retirer toutes ses licences et réclamer des centaines de millions de dollars à la suite de plusieurs contrôles fiscaux.

Ses biens ont été saisis fin août, une décision dénoncée par MTS comme une tentative des autorités ouzbèkes de s’approprier illégalement ses actifs.

MTS, qui est le plus important opérateur de Russie et dans la Communauté des États indépendants (CEI – ex-URSS moins les trois pays baltes et la Géorgie), était présent via sa filiale depuis 2004 en Ouzbékistan et y comptait plus de 9 millions d’abonnés, soit près d’un tiers de la population de ce pays d’Asie centrale au régime autoritaire.

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C.E.I.: L’opérateur mobile russe MTS revient en Turkménistan et met fin au monopole d’Etat

Les internautes turkmènes ont été ravis d’apprendre, début mai, que suite à un accord verbal avec le Président Gurbanguly Berdimuhamedov, le célèbre opérateur de téléphonie mobile russe MTS allait bientôt reprendre ses activités au  Turkmenistan et ce, après une incompréhensible fermeture par le gouvernement en 2010.

Un peu d’histoire:

MTS est arrivé sur le marché turkmène en 2005 après avoir pris le contrôle majoritaire d’une compagnie américaine qui était le principal opérateur mobile du pays.

La compagnie russe est vite devenue l’opérateur le plus important et le plus en vogue du Turkmenistan, pouvant se targuer de détenir 85% des parts du marché des services mobiles et de desservir pas moins de 2,4 millions d’utilisateurs en 2010 [russe].

Par comparaison, l’opérateur de téléphonie mobile  Altyn Asyr détenu par le gouvernement turkmène ne comptait que 500 000 clients environ, début 2011. Les services de MTS sont devenus populaires dans le pays parce que la compagnie fournissait à ses clients, outre la connexion Internet, l’accès aux réseaux sociaux, ce qu’interdit  le fournisseur d’accès Internet détenu par l’Etat. La connexion internet MTS a donc en effet permis à de nombreux Turkmènes d’avoir une “fenêtre sur le monde”.

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MTS obtient la première licence LTE en Russie

« MTS » est devenu le premier opérateur russe de téléphonie mobile qui a obtenu une licence LTE (valide jusqu’au 29 Décembre 2016) ce qui va lui permettre de déployer le réseau mobile à très haut débit (4G) dans la ville de Moscou et sa région.

L’octroi de la licence à « MTS » marque la fin d’une longue histoire de la distribution des fréquences par l’Etat aux opérateurs télécoms et nous pouvons nous préparer à ce que les deux autres opérateurs de téléphonie mobile de la « Troïka Russe » (« MTS », « Beeline », « Megafon ») vont se joindre à la course cette année.

Par conséquent et en prenant en compte le fait que « MTS » vient de terminer la modernisation de ses réseaux à Moscou nous n’avons aucun doute que la 4G sera très vite développé par l’opérateur en question (même .si selon les termes de la licence un opérateur doit commencer à fournir des services le 29 Décembre 2013 au plus tard). De plus, d’autres acteurs comme « Yota » (le premier fournisseur russe de 4G à s’être lancé dans la technologie WiMAX) ou « Rostelecom » (l’opérateur national de télécommunications) ont également exprimé leurs intentions de lancer les réseaux LTE à Moscou vers la fin de 2012.

Cela veut dire que même si aujourd’hui « MTS » conserve encore une longueur d’avance sur ses concurrents,  la distance se réduit.

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