La série animée russe à la 15e position du classement mondial des chaînes YouTube

En octobre dernier je vous ai parlé du classement mondial des chaînes YouTube Tubefilter* dans lequel les quatre (!) chaînes des séries animées russes ont été incluses. Aujourd’hui j’ai parcouru un nouveau rapport de Tubefilter et oh la surprise …

La chaîne de la série animée "Masha et l'Ours" monte à la quinzième position du classement mondial Tubefilter

La chaîne de la série animée « Masha et l’Ours » monte à la quinzième position du classement mondial Tubefilter

Non seulement toutes les quatre y sont présentes mais elles continuent à monter les échelons! Ainsi, mashamedvedtv (une chaîne de la série animée qui existe en russe et beaucoup d’autres langues dont le français) est désormais à la 15ème position (+27 depuis octobre 2013), un agrégateur de contenu familial getmovies est le deuxième – 32ème place (+8). Quand au leader automnal, une chaîne du dessin animé Luntik est devenue troisième avec 41ème position (-15) par rapport au classement fait en octobre ; La quatrième chaîne russe reste toujours celle de la série animée éducative fixiki : 81ème place (+12).

Une très belle performance! Bravo.

Je suis certain que les autres dessins animée auraient pu avoir un grand succès à l’international si ils étaient traduits en plusieurs langues étrangers (comme « Masha et l’Ours » ou bien « Luntik »…)

Source

Lire également sur notre blog:

(La note mensuelle Tubefilter a été créé sur la base de la plate-forme analytique OpenSlate, qui suit les statistiques de 50000+ chaînes YouTube).

Publicités

Les films russes gagnent des points au box-office national

En passant

De janvier à novembre 2013, les films russes  ont rapporté plus de 7,2 milliards de roubles (159 millions d’euros), un chiffre d’affaires d’un tiers supérieur à l’année dernière, indique le Bulletin des distributeurs.

FilmRussesBoxOfficeNational

Si les spectateurs s’intéressent plus au cinéma « Made in Russia », c’est notamment grâce à des grands titres tels le blockbuster Stalingrad qui a déjà rapporté 1,7 milliards de roubles (37 millions d’euros) ou la comédie Gorko qui arrive en deuxième place avec 800 millions de roubles de recettes.  La surprise de l’année Le Géographe a bu son globe, avec 130 millions de roubles (2,8 millions d’euros), est à la troisième position actuellement.

La part des films russes dans le box-office national est ainsi passée à 18%, soit un record absolu depuis les quatre dernières années au cours desquelles les recettes du cinéma russe étaient régulièrement en baisse (voir le graphique en haut). Bref, une bonne année pour le cinéma russe. De plus que les 18% n’est qu’un chiffre provisoire, car les deux grandes premières nationales (« Arbre de Noël – 3 » et « Ivan Tsarévitch et le Loup Gris – 2 ») sont planifiées à la fin de ce mois pour améliorer la côte de l’année 2013.

Rappelons au lecteur que pour cette année  le gouvernement s’est fixé un objectif de franchir le seuil de 13% dans le box-office national. Le but est atteint, mais tout le monde est déjà soucieux de l’année prochaine. Est-ce que la croissance va durer ? Tout dépend de ce que les grands réalisateurs russes nous préparent…

Source

Lire également sur notre blog:

Les services en ligne ne menacent pas le cinéma russe (étude)

CinemaVsOnline

Société de recherche « Nevafilm Research » a récemment publié une étude sur les habitudes des spectateurs russes en se basant sur les données recueillies sur Internet et celles obtenues dans les salles de cinéma. Comme il s’est avéré, le public qui va au cinéma ne regarde presque jamais des films sur Internet, et vice versa – ceux qui utilisent les services de cinémas en ligne, ne se déplacent pas fréquemment jusqu’au prochain multiplex.

OuRegardezVousVosFilms_Russ

« En règle générale, les cinémas russes sont incapables d’attirer les « Internautes », et la sortie du film sur le petit écran connecté n’aurait qu’un impact très limité sur ​les entrées au cinéma » – a déclaré l’expert de « Nevafilm Research » Xenia Leontieva. Cela peut signifier que les nouveaux films qui apparaissent sur le réseau simultanément ou peu de temps après leurs premières au cinéma, n’ont pas à se soucier du box-office. Ce qui est prouvé par la pratique, car sur le marché russe une fenêtre entre la sortie du film au cinéma et sa parution sur Internet est beaucoup plus courte par rapport aux pays européens ou bien les Etats-Unis (pour les productions locales cette fenêtre est souvent moins d’un mois).

Cela signifie-t-il que le marché russe de la vidéo en ligne prospère en Russie?

Hélas non. Ce segment du marché est encore peu développé. D’après le Président de « Cinéma sans frontières » Sam Klebanov, le visionnement du film en ligne en Russie est principalement basé sur le modèle gratuit qui ne peut proposer qu’un nombre limité des nouveautés. Ce modèle est particulièrement intéressant pour « …des gens qui sont à la recherche de ce qu’ils peuvent regarder à la télé dans la soirée après le travail ». Cependant, une autre catégorie des gens (ceux qui sont prêts à payer pour de nouveaux films) s’accroît. Ils ne vont pas au cinéma, parce qu’il n’ont pas de temps ou bien ils n’ont pas de cinéma à proximité. (rappelons au lecteur qu’en Russie seuls 40% de la population ont accès au cinéma). Les deux modèles de consommation en ligne peuvent coexister sans que l’un cannibalise l’autre – conclut Klebanov.

DispositifFilmsEn revenant vers le rapport « Nevafilm Research », rappelons qu’aujourd’hui, 64 % de téléspectateurs russes préfèrent de regarder les nouveaux films au cinéma, 24 % – sur les ordinateurs, 10 % – à la télévision et 2 % – sur les appareils mobiles connectés…

Source

Lire également sur notre blog:

Portrait du spectateur russe

Le marché russe du cinéma multiplexe sur le point d’exploser ?

Karo – le premier réseau des salles de cinéma numériques en Russie

Quatre chaînes d’animation russe dans le classement mondial Top 100 de Tubefilter!

TubefilterTop100Rus

Le mois dernier, quatre chaînes d’animation russe ont été incluses dans le classement mondial  Top 100 de Tubefilter(*).  Ainsi, la série animée éducative « Fixiki » (fixiki, 36 millions de visites par mois) s’est grimpée à la 93e place, une autre série, très populaire à l’étranger, « Masha et l’ours » (mashamedvedtv, 51 millions de visites par mois) a occupé 42e place, la chaîne Getmovies, un aggrégateur de contenu familial (getmovies) a enregistré 52 millions de visites lui assurant la 40e position.

Le champion (26e place dans la liste de Tubefilter) des chaînes YouTube russes a été celle de « Luntik », une célèbre créature duveteux tombée de la Lune qui essaye de s’intégrer dans un nouveau monde terrestre). Sa chaîne (Luntik) a cumulé 61 millions de visites par mois!..

Il est curieux de voir que parmi tout le contenu russe disponible sur YouTube seules les chaînes d’animation (l’industrie qui ne se porte pas trop bien) ont été remarquées. Est-ce un signe de la renaissance de l’animation russe? Pourvu que ce soit vrai et que nous assistions à la guérison de l’industrie qui commence à s’adapter aux nouvelles réalités de la distribution de contenu en ligne.

*(La note mensuelle Tubefilter a été créé sur la base de la plate-forme analytique OpenSlate, qui suit les statistiques de 50000+ chaînes YouTube).

Source

Lire également sur notre blog: 

32,5 millions d’abonnés à la télévision payante en Russie

Que des bonnes nouvelles apportées par le vent de l’Est. Le marché de la télévision payante en Russie grandit et montre une croissance continue.

PayTV_1H2013

Selon IKS-Consulting, le nombre d’abonnés à la télévision payante en Russie a augmenté de 13% par rapport à 2012 ce qui signifie qu’ils sont plus de 32,5 millions  (données Juillet 2013). Le nombre d’opérateurs avec une base d’abonnés de plus de 1 million a aussi progressé. Désormais il faut parlé du Top-7 (et pas du Top-5 qu’auparavant) qui représentent 78% du marché russe. Les deux nouveaux « millionnaires » sont  l’opérateur satellite Orion Express (la plus forte croissance en Russie, +81% d’une année sur l’autre) et Vimpelcom, dont le service IPTV a gagné 22% de nouveaux clients.

Ainsi, la pénétration de télévision payante en Russie était de 58% à la fin du mois de juin 2013. D’après les analystes de IKS-Consulting, ce chiffre peux atteindre 68% en 2018 (ce qui dépasse les prévisions de l’année dernière).

Télévision par câble reste la technologie la plus populaire représentant plus de la moitié de tous les abonnés. Cependant, en dépit de la construction des réseaux, la part de la télévision par câble se rétrécit progressivement au profit de la télévision par satellite et l’IPTV. Selon les estimations d’IKS-Consulting, la part du « satellite » et de l’IPTV  atteindra 51% vers 2018 (39% et 12% respectivement). 

Et voici quelques stats.

Bonne lecture!

Les opérateurs russes avec une base d’abonnés de plus de 1 million (1H 2013)

Opérateur 1H 2012 1H 2013 Croissance
Tricolor TV 7950 9500 19%
Rostelecom 6188 6900 12%
MTS 2937 2884 -2%
ER-Telecom 2006 2469 23%
Orion-Express 750 1360 81%
Akado 1099 1111 1%
Vimpelcom 855 1042 22%

PayTV_parTech1H2013

La part de marché de la télévision payante en Russie (par technologie), 1H 2013
Téchnologie 1H 2012 1H 2013 Croissance
TV par câble 58% 54% 4%
TV par satellite 34% 37% 23%
IPTV 7% 9% 44%

Le marché russe du cinéma multiplexe sur le point d’exploser ?

L’année dernière j’ai mentionné un avenir radieux des cinémas IMAX en Russie (36 cinémas IMAX actuellement; l’ouverture de 23 autres est prévue). Quand au cinéma ‘ordinaire’ il parait que ce marché a un très fort potentiel. Allons voir si c’est vrai.

kinoteatr

D’après Les Echos, le nombre d’écrans en Russie a progressé de 70% entre 2008 et 2012 ce qui est énorme. De plus que l’expansion ne s’y arrête pas, car, selon le directeur de « Kino Expo » Dmitri Kazuto seuls 40% de la population russe ont accès au cinéma. Le développement de l’infrastructure se trouve au stade précoce. Si aujourd’hui la Russie compte près de 3300 salles de cinémas (3228 selon Nevafilm Research) elle aura besoin de tripler ce chiffre pour atteindre le niveau européen, conclut Monsieur Kazuto.

Cependant, même si au premier abord le potentiel du marché paraît très attirant les faits montrent que sa capacité de grandir est assez limitée  (voir les données ci-dessous).

CinemasRussesOuvertureFerme

Mise à part le mécanisme de sélection darwinienne quand les cinémas à une salle avec le matériel obsolète suivis par ceux équipés des projecteurs numériques disparaissent,  il y existe un autre facteur qui freine la croissance : l’expansion des centres commerciaux dotés d’un multiplexe cinématographique. Selon la conjoncture économique l’ouverture de centres pareils n’est pas rentable dans les villes qui comptent moins de 50 000 habitants ; du coup,  les multiplexes n’y vont pas.

C’est pour cela que 60% de la population russe n’ont toujours pas accès au cinéma de proximité et, selon le directeur du « Nevafilm » Oleg Berezin, n’en auront pas dans l’immédiat.  Selon Monsieur Berezin «  …même si les habitants des petites villes (villages) n’ont pas accès au grand écran, ils ont des antennes paraboliques, télévision par câble et Internet … » Autrement dit, l’Internet comblera la niche là où le cinéma multiplexe ne vas pas.  Même si la loi contre le piratage récemment entrée en vigueur a été censée d’augmenter la fréquentation des cinémas elle ne fera qu’augmenter le nombre de consommateurs du contenu légal dans les villes susmentionnées. Personne n’ira en campagne pour ouvrir une salle de cinéma. Selon les calculs de Monsieur Berezin, en deux ans la fréquentation des salles de cinéma n’a pas augmenté contrairement à leur nombre (+30%).

NombreCinemasRusses

On peut en déduire que malgré les chiffres prometteurs et une forte croissance des salles de cinéma le marché russe va bientôt arriver à sa saturation en se heurtant à un mur des écrans de grande diagonale de plus en plus accessibles et de l’Internet haut débit qui continue sa marche triomphante à travers la Russie.

Lire également sur notre blog :

L’Internet en Russie explose : mais où investir ?

See on Scoop.itMédias en Russie

RuNet_Invest

Avec une audience en hausse de 12% entre 2011 et 2012 pour atteindre 61,2 millions d’internautes, la Russie dispose de la plus grosse audience Internet sur le continent européen, selon Yandex.. Conséquence : le russe est désormais la seconde langue utilisée sur la toile en Europe, derrière l’anglais. Les implications pour le marché du digital en Russie sont sans précédent et les perspectives de développement des start-up sont immenses. D’autant que le réservoir de croissance est là. Seuls 52% des russes de plus de 18 ans se rendent au moins une fois par mois sur Internet.

Entre 2010 et 2011, le marché de la publicité en ligne a grimpé de 56% et représente aujourd’hui 17% du marché de la publicité en Russe, soit 1,4 milliard de dollars, selon une étude réalisée par la banque d’affaires GP Bullhound. Selon l’AKAR, l’homologue russe de l’AACC, ce chiffre s’élevait en 2012 à 1,877 million de dollars en 2012, soit une croissance de 34%.

MarcheDePubliciteEnLigne

Le marché de l’e-commerce russe a quant à lui grimpé de 25% en un an pour atteindre 10 milliards de dollars en 2011. Selon Morgan Stanley, ce chiffre s’élevait à 12 milliards de dollars en 2012. Et les prévisions sont sans appel : en 2020, l’e-commerce russe devrait peser quelques 30 milliards de dollars.

Quant au marché de la vente de contenus digitaux, il a connu une croissance de 20% entre 2010 et  2011 pour atteindre 281 millions de dollars et devrait s’accélérer en raison d’infrastructures Internet de plus en plus performantes « et ce notamment dans les grandes métropoles comme Moscou où le LTE a pris de l’avance » indique Adrien Henni, co-fondateur et rédacteur en chef du média spécialisé sur l’actualité digital russe « East-West Digital News ».

Des géants de l’Internet russe déjà bien installés

© Comscore Media Metrix, 2012, GP Bullhound

© Comscore Media Metrix, 2012, GP Bullhound

Sur les 10 premières destinations Web en Europe, déjà 3 sont russes. Le premier, Mail.ru, enregistrait 79,5 millions de visiteurs uniques en mars 2012, selon Comscore, arrivant devant Axel Springer. Un autre concurrent de Google, le moteur de recherche Yandex, est quant à lui troisième groupe et est suivi de vKontakte, le concurrent de Facebook qui comptabilisait 67 millions de visiteurs uniques par mois en 2012. S’il paraît vain de souhaiter concurrencer ces trois géants, les start-up russes sont de plus en plus attrayantes aux yeux des investisseurs étrangers, puisque c’est tout un écosystème qui est en cours de développement. « Elles ont d’ailleurs réussi à s’adapter aux normes de la Silicon Valley », poursuit Adrien Henni, ce qui facilite forcément la tâche des investisseurs….

Lire la suite sur JDN

Médias en Russie‘s insight:

Un super dossier sur l’état de RuNet fait par Hugo Sedouramane @JDN. A consommer sans modération!

See on www.journaldunet.com

Lire également sur notre blog:

TV: Le factuel domine la Russie

See on Scoop.itMédias en Russie

 La carte des genres prédominants à travers le monde. (c) Médiamétrie - Eurodata TV

La carte des genres prédominants à travers le monde. (c) Médiamétrie – Eurodata TV

Médias en Russie‘s insight:

Selon l’étude réalisée par Eurodata TV, le factuel (info, magazine, politique, documentaire) a généré les meilleurs audiences en Russie et les pays de la C.E.I. au cours de l’année dernière.

Une belle exception à la règle – l’haltérophilie (un sport consistant à soulever des poids) qui a réalisé une part d’audience de 63,3% au Kazakhstan.

(source Eurodata TV / Worldwide)

L’article complet: http://goo.gl/5Crcz