On revient après une courte page de publicité!.. Vraiment?

Tout le monde connait cet avertissement à la télé qui nous demande de ne pas changer de chaîne pendant la courte pause publicitaire. Mais que faire si la pause se prolonge?

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La Russie devient un leader incontestable par rapport au volume de la publicité diffusée à la télévision. Selon une étude menée par l’agence média Initiative le nombre hebdomadaire d’annonces commerciales par téléspectateur augmentait légèrement depuis trois ans : 441 en 2010, 444 en 2011 et 447 en 2012. Cependant, 2013 est devenu témoin de la prolifération publicitaire sans précédent: 470 spots par semaine et par téléspectateur ce qui est 20% supérieur à la moyenne mondiale! Pourtant, le temps de la pause publicitaire n’a pas beaucoup bougé. Où est le problème ?

Cela est principalement du à une hausse des tarifs du temps d’antenne (+15% en moyenne selon l’agence Media First). Les annonceurs, touchés par la crise économique, y ont régit par le raccourcissement de leurs spots publicitaires ce qui a fait des troues dans les blocs de publicité prévus par la grille des programmes. Le résultat ? Toutes les chaînes du marché sans exceptions se sont précipitées pour combler les lacunes. Ainsi, Disney a enregistré la croissance de 90% en volume de la publicité par rapport à l’année dernière. D’autres chaînes thématiques (ni généralistes) ne sont point des exceptions à la règle : Domashniy (+16%), TV3 (+13%), Peretz (+11%). 

Au final, l’annonceur a encore plus de mal d’atteindre le public ciblé qu’auparavant. Selon les experts de Initiative, 10% de téléspectateurs russes ont tendance de changer la chaîne pour ne pas regarder la publicité. Cette chiffre est encore plus importante quand il s’agit de ceux qui ont cessé prêter leur attention à la pub qui envahissent tous leurs écrans : mobiles ou fixes. Le consommateur devient immunisé contre la publicité, en quelque sorte ce qui est un signe inquiétant.

Personnellement j’ai fait un test pendant le weekend dernier en regardant les 10 chaînes de la télévision russe diffusée en clair. La différence s’est faite sentir au bout de 30 minutes de visionnage. Comme on dit, trop de pub tue la pub …

Source

PS: Pendant les vacances de Noël les chaînes russes ont gagné 2,85 milliards de roubles (6 milliards d’euro) contre 2,45 milliards en 2013. Sochi 2014, Comité International Olympique, Pampers, Microsoft, Sorti, M-Vidéo, Google ont été les marques les plus annoncées à la télé pendant cette période.

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Un pas en avant pour le marché de la vidéo en ligne en Russie

Bonjour mes chers lecteurs ! Le blog @mediasrusses est de retour après de longues vacances suivies des semaines de travail acharné 🙂 qui ne me laissait pas de temps pour vous informer du développement du marché audiovisuel russes. Et des nouvelles, il y en a.

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Depuis que nous nous sommes quittés la loi ‘bancale’ contre le piratage sur Internet a été approuvé par le Président russe et elle est entrée en vigueur le 1 août, comme c’était prévu. Les mécontents ont été demandés de se taire (comme c’est souvent le cas en Russie) mais, de l’autre côté, les autorités n’ont pas commencé à appliquer la nouvelle loi pour tous les opérateurs en les donnant une période « de grâce » afin que chacun puisse s’adapter et il parait que cette décision a marché.

Concrètement, le plus grand réseau social VKontakte est en train de revoir ses relations avec les ayant droits en ce qui concerne la distribution de leur contenu en ligne. Ainsi,  la VGTRK (une compagnie pan-russe d’État de télévision et de radiodiffusion) a signé l’accord avec VKontakte selon lequel le réseau social aura droit de visionner le contenu du holding en plaçant la publicité au début de chaque émission. Les revenus de cette activité seront partagés moitié-moitié.  La VGTRK est allée encore plus loin en mandatant la société IMHO Vi (« Video International ») de développer un partenariat stratégique avec tous les réseaux sociaux et les plateformes de la téléphonie mobile pour la vente d’espaces publicitaires de ses vidéos.   Aujourd’hui près de 400 000 publicités de VGTRK sont visualisées chaque jour sur Internet et réseaux sociaux. Le holding a également ouvert ses chaînes officielles sur YouTube.

Mais l’initiative vient aussi de la part des distributeurs. Fin septembre, les cinémas en ligne russes ont décidé de former une association dont la fonction principale serait d’interagir avec les ayant droits (pour faciliter l’obtention de droits de contenu peu après la sortie) et des services de recherche (pour la promotion de sites avec un contenu légal). Les services tels que Amediateka.ru, 1tv.ru, Ivi.ru, Megogo.net, Molodejj.tv, Now.ru, Stream.ru, Tvigle.ru, Tvzavr.ru, Viaplay.ru et Zoomby.ru qui occupent un total de 10% du marché de la vidéo légale ont été parmi les premiers adhérents.

Donc, l’entrée en vigueur de la loi a été  un signal politique et psychologique important sur le changement du vecteur dans le développement du marché de la vidéo en ligne en Russie. Cependant, je suis persuadé que même si le mécanisme d’autorégulation du business a été lancé, la loi sera corrigée prochainement.

A suivre…

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Selon ComScore (données août 2013) l’audience de téléspectateurs uniques de vidéo en ligne en Russie est de 60 millions (le marché est estimé à 45 millions de dollars) et grandit chaque jour. Selon les prévisions ce chiffre devrait atteindre 100 millions d’abonnés. 

Lire également sur notre blog:

Euro 2012: Les chaînes russes augmentent des tarifs publicitaires de 50% par rapport à l’Euro-2008

L'attaquant russe Andrei Arshavin dans la publicité de Lays

L’attaquant russe Andrei Arshavin dans la publicité des chips

Le Championnat d’Europe de football a bien débuté non seulement pour l’équipe nationale, mais aussi pour les chaînes de télévision russes qui ont procédé à l’augmentation des tarifs publicitaires de presque 50% en comparaison avec le championnat précédent (2008).

Les deux chaînes principales qui ont partagé la retransmission des matchs (Channel One – 15 et Rossya-1 (Sport-1) – 16 dont le final) n’ont pas voulu suivre l’exemple des tarifs proportionnels pratiqués par TF1 et M6 et ont opté pour un tarif unique: 138 000 EUR le spot publicitaire de 30″ dans les matchs de poule (en guise d’exemple TF1 les facture à 98 000 EUR en moyen).

Cette inspiration doit en premier lieu au succès de l’équipe nationale de Guus Hiddink en 2008 où elle s’est inclinée face aux Espagnols en quart de final (ce qui est un grand succès pour la Russie). A l’époque le match Russie – Espagne a enregistré une audience de 70 millions de téléspectateurs; un record absolu pour ce type d’évènement qui reste imbattu.

Quand aux matchs d’ouverture (ici il est curieux de noter qu’au XXI siècle tous les premiers matchs de l’équipe nationale russe aux Championnats d’Europe de Football étaient avec une équipe d’Espagne), leurs audiences sont ci-dessous:

2004: Russie – Espagne (36 millions de spectateurs).

2008: Russie – Espagne (44 millions de spectateurs)

Et 2012?  Selon les premières estimations, 35-40 millions ont regardé le duel Russie – République Tchèque . A ces chiffres s’ajoutent plus de 180 000 de spectateurs des « fans zones » installé dans les grandes villes russes. Tout cela nous fait croire que les chaînes Russes pourront vraisemblablement récolter de bonnes recettes publicitaires à l’EURO-2012,  leur permettant d’équilibrer les investissements dans les droits de rediffusion.

PS: A l’étranger, 10,7 millions de personnes ont suivi le match en Allemagne (selon les données de l’ARD), et presque 6 millions personnes en France (5,9 million selon Médiamétrie).

Source

UPDATE : Après le dernier match (honteux) de l’équipe russe, à la suite duquel elle a été éliminée, il est possible que les chaînes aient un peu plus de mal à maintenir les mêmes tarifs pour les tournois à venir…

INTERNET : Publicité online, la Russie affiche une croissance record de 55%

Selon la dernière étude publiée par l’institut IAB, les investissements publicitaires online en Europe ont enregistré une croissance de 14,4%, pour atteindre 20,9 milliards € en 2011, contre une croissance de 15,3% entre 2009 et 2010.

La publicité online semble donc tirer son épingle du jeux dans un marché global qui n’enregistre qu’une hausse de 0,8% sur la même période.

L’étude indique par ailleurs que les 7 premiers pays européens représentent près de 75% des revenus que génère la publicité online. IAB pointe toutefois du doigt des taux de croissance très hétérogènes. En effet, si la France figure comme le 3ème pays européen en matière de revenus, elle enregistre une croissance de moins de 10%. En revanche, la Russie 6ème pays en matière de revenus, affiche une croissance record de 55%. Les pays de l’Europe de l’Est affichent également des croissances situées entre 20 et 45%.

Voir le rapport

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