Le seigneur des anneaux aux JO de Sochi: un saga continue…

« …Les gros chiens diront, et pour cause : « C’est un carlin qui se défend ! II faut qu’il soit fort, puisqu’il ose aboyer contre un éléphant ! « 

       ( Ivan Krylov, « Eléphant et le carlin », Fables)

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Sochi, Сочи, Sotchi… c’est le sujet qui envahit actuellement tous les médias. Certains se concentrent sur la performance des meilleurs athlètes, d’autres courent auprès des scandales : des hôtels hors normes, des pistes trop dangereuses, et au final, un anneau olympique qui ne s’allume pas pendant la cérémonie de l’ouverture. Le dernier incident, d’ailleurs, a engendré une large polémique autour de la censure, de la liberté de la presse en Russie, car le couac est passé inaperçu pour les téléspectateurs russes (les images de la cérémonie ont été diffusées avec une quinzaine de secondes de retard par rapport au direct depuis le stade. Ce temps a permis à la télévision russe de remplacer le direct par une image de la répétition pour camoufler ce ratage).  

« Censure! Tricherie! et … sacrebleu Poutine et ses jeux pourris »  – voilà ce qu’on pouvait lire dans la presse  française quelques minutes après cet incident. Et vous savez quoi? Y-en-a marre de ces journalistes ignorants assoiffés des scandales dont le but est d’accuser la Russie à tord et à travers pour rester du bon côté de la tendance (voir mon épigraphe en haut).  Mais, commençons par le début :

7692185Quelle censure ?  

Même le producteur de la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Sotchi l’a reconnu. «Lorsque que nous avons compris avant tout le monde, en quelques secondes, que le cinquième anneau ne s’ouvrirait pas, nous avons décidé d’utiliser l’image de la répétition», a déclaré le producteur Konstantin Ernst dans la nuit de vendredi à samedi, après la grandiose cérémonie d’ouverture des jeux. «Nous n’essayons pas d’en faire un secret, il n’y a là rien de scandaleux», a estimé M. Ernst, également patron de la chaîne de télévision pro-pouvoir russe Pervyi Kanal.

Et si vous appelez cela la censure, alors comment qualifierez-vous la décision des chaînes françaises de ne pas monter leur chef d’état ivre lors d’une conférence de presse au sommet du G8 ? (un rappel) Ou bien une nouvelle plus récente?

Quelle tricherie ? 

Oui, d’accord, un anneau ne s’est pas allumé ce qui a gâché un peu l’atmosphère pour les spectateurs présents au stade Fisht à Sochi. La direction de la chaîne russe a décidé d’intervenir pour que leurs téléspectateurs ne soient pas déçus. Point.

Vous avez cherché le scandale? Vous l’avez eu à la France 2. Une autre chaîne a décidé autrement ce qui ne vous concerne point. Et pour vous dire la vérité … il y avait pire. Vous pouvez lire cette histoire sur mon blog, ou bien celle-ci, ou encore celle-là pour avoir l’idée de la tricherie et de la censure à la télévision qui dérangent.

Sacrebleu Poutine et ses jeux pourris ? 

Complètement hors sujet. La cérémonie d’ouverture (bien supervisée par le président russe) a été un spectacle grandiose dépourvu de la politisation extrême et de la propagande quelconque. Les organisateurs ont su monter la culture russe et l’histoire de la Russie au-delà des clichés « mishka, matreshka, vodka, balalaika ». Et je les en remercie. Mieux que cela, Monsieur Poutine, autant critiqué pour ses propos anti-gay, a agit comme un vrai troll en invitant  le groupe russe d’électro-pop t.A.T.u., formé par deux chanteuses connues pour leurs mises en scènes et vidéos de relations lesbiennes, à la cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques de Sotchi. Et (oh my God!) pendant la cérémonie, la délégation russe a défilé sur un mix de Queen (carton jaune) et d’une chanson de t.A.T.u.  (carton rouge!)

Quel beau message à tous les journalistes-empesteurs qui ont tant spéculé sur ce sujet avant les JO et qui continuent à se plaindre de la mauvaise organisation des jeux et de leurs conditions de travail à Sotchi. Mais nous, nous connaissons bien qu’un mauvais ouvrier blâme toujours ses outils, n’est-ce pas… Pour eux, j’ai un nouveau sujet à développer: Savez-vous pourquoi c’est l’anneau rouge qui ne s’est pas allumé ? 🙂 Cherchez la réponse est sur l’image ci-dessous. Et bon fin weekend!  

L'anneau rouge symbolise bien l'Amérique.

TIP: L’anneau rouge symbolise  l’Amérique

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L’agence média russe RIA Novosti tire sa révérence. Un délire médiatique ?

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Bonjour chers, lecteurs, en voici une « bombe » de la fin d’année, mais d’abord, permettez-moi de vous poser une question afin que vous puissiez saisir la grandeur de cette nouvelle. Croyez-vous que l’Agence France Presse (AFP) peut être dissoute en une seule journée? Non, je n’ai pas de fièvre, et pourtant c’est ce qui vient de se passer en Russie, car Vladimir Poutine a décidé de dissoudre l’agence RIA Novosti, un géant des médias russes.  Les détails ci-dessous …

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Le président Vladimir Poutine a créé l’Agence d’information internationale Rossia segodnia (Russie aujourd’hui) sur la base de l’agence RIA Novosti, dissoute par décret présidentiel, a annoncé lundi le service de presse du Kremlin.

Comme le précise le décret, l’agence Rossia segodnia, dont le siège se trouvera dans les locaux de RIA Novosti, englobera également la compagnie radiophonique publique Voix de la Russie, elle aussi dissoute. Vladimir Poutine a chargé le gouvernement de réaliser d’ici un mois les mesures nécessaires à la création de la nouvelle agence et d’envisager l’inclusion de Rossia segodnia dans la liste des entreprises stratégiques du pays.

« L’axe d’activité principal de l’Entreprise unitaire fédérale publique « Agence d’information internationale Rossia segodnia » est l’éclairage à l’étranger de la politique et de la vie sociale de la Fédération de Russie », stipule le décret du président.

Dans son Décret, le président Vladimir Poutine nomme Dmitri Kisselev directeur général de l’Entreprise unitaire fédérale publique « Agence d’information internationale Rossia segodnia », indique le service de presse du Kremlin.

Réaction deMédias en Russie:

Il faut y ajouter qu’en 2012 un bruit sur la fusion de l’agence RIA Novosti avec la chaîne de télévision Russia Today et la radio Voix de la Russie courait déjà dans les couloirs du Kremlin. Selon les oui-dires, le premier chef adjoint de l’administration présidentielle Alexeï Gromov a été derrière l’idée de la création d’un conglomérat axé sur la promotion de la Russie à l’étranger. Cependant, le projet a été enterré pour plusieurs raisons dont les principales sont l’hétérogénéité des médias concernés et le désaccord des personnages du gouvernement faisant le lobbying de ces groupes.

Néanmoins, comme on le voit aujourd’hui, il n’y a pas de fumée sans feu…

Quand à Dmitri Kisselev, qui depuis 1978 a fait sa carrière dans les médias russes et ukrainiennes, c’est un personnage connu et controversé qui a souvent été critiqué pour ses propos homophobes (interdiction aux homosexuels d‘être donneurs de sang, la comparaison de la campagne électorale de l’opposant russe Alexeï Navalny pour les élections municipales de septembre à Moscou à celle menée par Hitler etc…)

Je pense que tout ce qui s’est passé ne peux pas être justifié par la conjoncture du marché (RIA Novosti était bien dans le budget de l’Etat, de plus l’agence se débrouillait pas mal en gagnant son propre pain sur le net et devait couvrir les JO 2014 à Sochi), ni, d’ailleurs par la lutte pour le professionnalisme (même dans mes rêves délirants j’aurais jamais pu soupçonner l’incompétence des journalistes de l’agence RIA Novosti). Il s’agit plutôt d’une lutte pour l’autorité des personnage de très haut niveau dans une situation politique compliquée.

Vraiment dommage … Une fois de plus je me rends compte du fait que la Russie est non seulement un pays des grandes opportunités  mais des grandes surprises aussi …

See on fr.ria.ru

Pour finir,  si vous parlez russe vous avez la possibilité de regarder la réaction de Svetlana Myronyuk (PDG de RIA Novosti). Comme on le voit, la nouvelle a été une surprise (même pour elle) http://youtu.be/eQArbtJgPPM

Lire également sur notre blog:

RT, le soft power russe en images

La chaîne d’information du Kremlin Russia Today (RT) a fait beaucoup de bruit (et a eu autant de succès) lors des deux dernières années. Voici un article de Vassily KLIMENTOV, qui vous aidera à comprendre l’histoire du succès de la chaîne à deux lettres.   

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Lancée en 2005 par le Kremlin et présentée comme un équivalent russe de la BBC – un média financé par l’État, mais possédant une ligne éditoriale indépendante –, RT, tout en voulant faire concurrence à la BBC, Deutsche Welle, France 24 et surtout Al Jazeera, s’est clairement positionnée comme le porte-voix international de Moscou. Adossée à l’agence de presse étatique RIA Novosti par l’intermédiaire de la compagnie TV-Novosti, Russia Today s’est diversifiée avec la création de la chaîne arabophone Rusiya Al-Yaum (RT Arabic) en mai 2007, de la chaîne hispanophone RT en Español en décembre 2009, de la chaîne spécifiquement destinée au marché américain RT America en 2010 et finalement de la chaîne RT Documentary en juin 2011. Ce développement a été rendu possible par l’augmentation du financement, sans que celle-ci ne se fasse de manière toujours transparente, qui est passé de 30 millions de dollars en 2005 à près de 350 millions en 2011, pour s’établir légèrement au-dessus des 340 millions de dollars en 2012. 
En 2013, RT – grâce à une décision exceptionnelle de Vladimir Poutine – fait partie des médias dont le financement a été maintenu malgré les recommandations du ministère des Finances qui préconisait des coupes budgétaires. RT est aujourd’hui clairement la figure de proue dusoft power russe, aux côtés par exemple du journal officiel Rossijskaja Gazeta qui édite des suppléments mensuels en partenariat pour plusieurs journaux dans le monde, dont La Russie d’Aujourd’hui pour Le Figaro en France.
Autour du slogan « Question more », l’objectif affiché de RT est de présenter une information «alternative» à ce que ses dirigeants décrivent comme les médias mainstream. Cependant, de fait, ni la direction de la chaîne, ni le pouvoir russe – malgré des éléments de langage récurrents soulignant la liberté éditoriale de la chaîne – n’ont jamais fait d’efforts particuliers pour nier le caractère engagé de RT. En juillet 2012, Margarita Simonyan, la rédactrice en chef de RT que l’on peut retrouver sur Live Journal, l’assume d’ailleurs ouvertement dans une interview pour le journal russe Itogi en rappelant qu’au sein de la chaîne : « nous sommes complètement solidaires de la politique étrangère de notre pays. Plus encore, lorsque nous avons commencé, nous avons ouvertement dit que nous allions présenter le point de vue russe sur le monde ». Du côté de Vladimir Poutine, le propos, exprimé dans une interview à RT en juin 2013 largement reprise par les médias américains, est plus ambigu et la contradiction à peine masquée : « Nous voulions amener une chaîne d’information absolument indépendante dans l’arène de l’information. Assurément la chaîne est financée par le gouvernement, donc elle ne peut faire autrement que de refléter la position officielle du gouvernement russe sur les événements dans notre pays et dans le reste du monde d’une manière ou d’une autre ».
Plus simplement, sans aller dans la caricature présentée dans certains médias du soft power américain comme Voice of America, le cœur du concept RT reste de mettre l’accent – souvent avec des moyens qui n’ont de journalistique que le nom – sur des sujets que la Russie veut promouvoir à l’international, allant de l’opposition à l’exploitation du gaz de schiste dont l’arrivée sur le marché impacte à la baisse sur le prix du gaz russe au soutien inconditionnel au régime syrien que la Russie défend.
Who poses the greater nuclear threat? (Campagne de RT à Londres)

Who poses the greater nuclear threat? (Campagne de RT à Londres)

Le tout teinté d’un antiaméricanisme prononcé et d’un temps de parole démesuré accordé aux tenants de différentes théories du complot, lesquels remettent en cause la « version officielle » du 11 septembre 2001, la naissance du président Obama en territoire américain ou le changement climatique.
Présenté ainsi, RT ressemble à s’y méprendre à certains médias de l’époque soviétique – une analogie jusque dans les procédés utilisés que nombre de commentateurs, y compris russes, n’ont pas manqué de noter. La technique la plus simple, et la plus efficace assurément, étant toujours de refuser de discuter des problèmes russes, ou des pays alliés ou amis, en arguant que l’Occident est loin d’être irréprochable, perdant au passage tout sens de la mesure. Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la force de RT réside pourtant dans son caractère ouvertement biaisé pour la majorité de l’auditoire international. Dans un système où l’information médiatique, même au niveau international, tend à l’uniformisation alors que beaucoup de médias recherchent une objectivité qui sera toujours factice, la chaîne russe assume, presque sans gêne, une information dirigée, mettant ouvertement l’accent sur les problèmes de l’Occident, donnant l’occasion de s’exprimer à tous les autocrates et organisant des débats parfois à la limite du grotesque.
De fait, au moins deux points méritent d’être soulevés pour expliquer le succès de RT. D’abord sur le fond, il est évident, que même en ayant connaissance de l’agenda politique qui saute aux yeux et même en comprenant que l’information est filtrée, reste qu’il n’existe pas d’autres chaînes de télévision où l’on peut voir une interview du président syrien Bachar el-Assad ou de ses représentants, un entretien avec le leader du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, ou avec le défunt président du Venezuela Hugo Chàvez. Dans un style différent, la chaîne russe est aussi une scène parfois ouverte où il est possible de voir le philosophe Slavoj Žižek en débat avec David Horowitz. Ensuite, sur la forme, et en admettant que RT ne fait pas réellement dans le journalisme et que, de fait, son objectif est fondamentalement différent de celui d’informer sérieusement, la chaîne est passée maître dans l’art tendance de l’infotainment. Sa force est d’être à mi-chemin entre l’information et le show, de ne pas être liée par les codes du journalisme, de faire dans une forme événementielle où, qu’il s’agisse des débats ou des reportages, se mêlent jugements de valeur et information, l’objectif est de susciter le choc, de provoquer la controverse – de finalement faire du divertissement.
Derrière cela, et en plus d’une campagne de publicité très agressive, un vrai travail technique et stratégique pour proposer de nouvelles formes de programmes, plus éloignées d’un journalisme « sérieux » à la CNN, a aussi été fait. Comme illustration d’une stratégie tournée vers le sensationnel, RT a, par exemple, reçu la Nymphe d’Or à Monte Carlo en juin 2013 pour sa couverture de l’explosion de météorite au-dessus de la Sibérie, typiquement un sujet événementiel pour lequel la chaîne a récupéré de nombreuses vidéos amateurs. Encore plus symptomatique de cette idée de l’infotainment, la chaîne RT

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Dans un cas pareil le présentateur n’est plus une tête parlante et doit certainement avoir le talent d’acteur .

Arabic a récemment mis en place un JT utilisant des effets 3D  pour traiter notamment d’un sujet aussi sérieux que la situation au Moyen-Orient : le présentateur devient presque acteur jouant avec un tank qui, sortant de l’écran, vient envahir le plateau ou encore avec des étincelles volant de l’écran pour atterrir sur son complet. Clairement, le journalisme passe ici au second plan, tout est fait pour captiver le public sur la forme plus que sur le fond. En parallèle, la chaîne est complètement adaptée au marché local, n’utilisant pratiquement que des présentateurs de langue maternelle, une autre manière de paraître accessible.

La stratégie de RT passe aussi par le recrutement de personnalités emblématiques, recrutement qui peut être fait grâce aux ressources financières de la chaîne, mais pas seulement. Il est évident par exemple que le sulfureux fondateur de Wikileaks, Julian Assange, aurait sûrement eu du mal à devenir intervieweur sur une autre chaîne lorsqu’il a finalement rejoint RT en 2012. Comme pour l’obtention des invités politiques, la force de RT est d’être une chaîne officiellement adossée au Kremlin, bénéficiant de son appui pour attirer des personnalités. Plus récemment, M. Simonyan a annoncé en grande pompe que l’emblématique Larry King, connu au passage pour son admiration de Vladimir Poutine, allait, dès juin 2013, animer un programme d’interviews, Larry King Now, sur RT et en créer éventuellement un spécialement pour la chaîne par la suite. Évidemment, RT n’a pas la capacité de recruter tous les présentateurs qu’elle voudrait, certains refusent de s’associer à un tel projet. Il semble, par exemple, que Phil Donahue ait récemment refusé une offre de la chaîne russe.
La combinaison de ces facteurs explique le succès relatif de RT dans le monde, son accession au statut de 3e chaîne d’information en Grande-Bretagne avec un demi-million de téléspectateurs quotidiens d’après Voice of Russia et sa capacité à s’imposer comme le média étranger le plus regardé dans les villes américaines de Washington, New York, San Francisco, Los Angeles et Chicago d’après une étude menée l’année dernière par la firme américaine Nielsen Media Research. En 2012, RT a également réussi à doubler son audience aux États-Unis par rapport à l’année précédente. Cependant, comme l’illustre le succès rencontré sur YouTube, où RT a atteint le milliard de vues et possède à ce jour plus de 978 000 abonnés, son format est peut-être plus adapté au web  qu’à la télévision classique. Internet propose une interactivité accrue pour les spectateurs, élément fondamental pour partager des vidéos virales en multipliant les commentaires. À ce titre, le fait que les vidéos de RT soient parmi les plus commentées sur la plateforme, malgré la présence de seulement 19 000 vidéos au total, ne relève clairement pas du hasard. Pour accélérer la propagation de « son » information, RT autorise officiellement les utilisateurs à republier sur leurs propres chaînes les vidéos qu’elle a postées, à condition d’en mentionner l’origine. Aujourd’hui, la chaîne russe peut se targuer de compter entre 800 000 et un million de visiteurs par jour sur ses vidéos, un résultat qui sort de l’ordinaire.
Finalement, pour l’ex-Russia Today, l’objectif ultime de populariser la Russie prédomine largement sur le financier et le but n’est pas de faire de RT un projet rentable. Ainsi, si la publicité est présente sur certaines vidéos, elle demeure très effacée – un choix délibéré des dirigeants qui veulent avant tout faire passer un agenda politique et non gagner de l’argent. Pour cela, comme au temps de l’URSS, il n’est pas réellement nécessaire d’être journaliste, il s’agit plus d’un travail de communicant.
Lire également sur notre blog :

La Télévision Publique Russe se compromet. Déjà?

La semaine dernière seuls les paresseux n’ont pas mentionné le divorce du Président russe Vladimir Poutine. Hélas, cela nous concerne également, car cet événement a servi de test pour la Télévision Publique Russe (TPR), officiellement lancée il y a une quinzaine de jour, et nous a permis de répondre à la question posé dans un de nos articles précédent :

La télévision publique russe, différera-t-elle des chaînes gouvernementales ?

OTP (en russe) c'est l’abréviation de la Télévision Publique Russe)

Le scandale a éclaté après que la chaîne de télévision publique avait retiré des programmes une émission « Le Réseau Social » à la suite d’une blague sur le divorce de Vladimir Poutine. Dans cette émission ciblant la jeunesse  « nous avons monté une vidéo avec des photos de Poutine pour mamba.ru (site de rencontres)… Ils ont déprogrammé toute l’émission! » a écrit sur Facebook le co-présentateur du show, Vladislav Sorokine, en référence aux responsables de la TPR. 

Et ce blocage n’est pas le seul. Quelques jours avant une autre émission de Ekaterina Voronina et Vladislav Sorokine sur la démission du maire de Moscou Sergeï Sobianine, a été sévèrement critiquée par le Gouvernement et retirée de l’antenne. 

La direction de la TPR a préféré de tout mettre sur le dos des problèmes techniques (jusqu’à maintenant aucune réaction dans la rubrique presse sur le site de la TPR). Cependant, les cas de blocage ont également été confirmés par un des invités de l’émission qui n’a pas pu trouvé ni le programme avec sa participation, ni son interview dans lequel il parlait du Vice-Premier ministre du gouvernement de la Fédération de Russie Dmitri Rogozin.

« Continuez (l’émission – ndlr), mais sans nous », a ajouté Vladislav Sorokine, soulignant que lui et la co-animatrice allaient rester jusqu’à la fin de leur contrat le 30 juin. Ekaterina Voronina a confirmé l’information à la Radio Rousskaïa Sloujba Novosteï, ajoutant que son contrat lui interdisait de faire des commentaires.

Voici donc le portrait de la Télévision Publique Russe qui est censée proposer une alternative plus régionale et citoyenne que les chaînes existantes … Dommage qu’elle a choisi le chemin de mensonge comme les autres (ici je fais la référence à la principale chaîne de la télévision nationale « Perviy Kanal » qui a osé de montrer le final « alternatif » du jeu télévisé international « Crazy Games » au mois d’avril). Bref, dès le début il était évident que la TPR ne sera pas en mesure de devenir un canal libre et indépendant. Ce qui fait  peur est que mes craintes sont devenues la réalité si rapidement …

Via

Lire également sur notre blog : 

Le président Poutine à la refonte de la TNT russe

See on Scoop.itMédias en Russie

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La semaine dernière Vladimir Poutine s’est retroussé ses manches pour faire de l’ordre dans le secteur de la Télévision Numérique terrestre. Sa première initiative portait sur l’ajout d’une nouvelle chaîne (TVC) dans le premier multiplex russe dont tous les opératuers de la télévision payante sont obligé de diffuser.

Par sa deuxième décision (encore moins compréhensible) le Président russe a ordonné à la Compagnie pan-russe d’État de télévision et de radiodiffusion (VGTRK) de créer des chaînes de télévision régionales accessibles à tous dans chaque ville, république et région de la Fédération de Russie.

Selon le décret, la VGTRK a le droit de recruter les organisations de télévision et de radiodiffusion régionales et municipales, ainsi que les rédactions des programmes et de chaînes de télévision régionales et municipales de créer une télévision régionale.

Médias en Russie‘s insight:

Qu’est-ce qu’on peut dire de tout ça? Une solution remarquable qui est faite autoritairement sans prendre en compte des chaînes régionales déjà créées… Que faire de la TNV au Tatarstan, par exemple?
De plus, des chaînes régionales comme TNV espéraient d’être incluses dans le premier multiplex russe. En vain. Maintenant leur avenir est plus que flou d’où vient le mécontentement sur les forums des diffuseurs régionaux qui (hélas) n’est visible que sur la toile. Espérons, quand même que la VGTRK qui est tout à fait capable de réaliser le projet du Président Russe sera ouvert au dialogue avec la périphérie.

Sinon, nous assisterons à la disparition des chaînes régionales indépendantes suivies par une couche entière de petites et moyennes câblo-opérateurs (ici nous faisons la référence à une autre décision autoritaire de Vladimir Poutine sur la refonte du premier multiplex russe).

Voir notre article ici: http://wp.me/p29tnH-nr

See on french.ruvr.ru

La chaîne NTV s’essaye à la satire politique

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L’apparition d’un show parodiant la politique est indubitablement guidé par le souhait d’augmenter l’audience. Le poète Alexei Tsvetkov, connu pour ses caricatures d’hommes politiques, pense que c’est une façon pour les chaînes d’attirer les internautes.

Mais la satire est-elle dangereuse pour le pouvoir ? Selon Tsvetkov, si « le climat politique dans le pays est sain, la satire ne peut que participer de cette bonne santé, en formant le public au scepticisme ».

Le service de presse de NTV refuse de commenter l’avenir du projet. Ce qui est certain, c’est que la demande pour la satire politique existe. « Le spectateur est fatigué de la télé actuelle. Il accueillera avec reconnaissance la moindre tentative de critiquer le pouvoir. C’est un axiome », explique l’écrivain Boris Minaev. Car la satire politique permet de vivre mieux et de respirer plus librement, conclut-il.

La télévision saura-t-elle rivaliser ?

Médias en Russie‘s insight:

Si on parle de cette émission de NTV, sortie au mois de mars la réponse (hélas) serait « NON ».

YesMinisterOfficiellement, les créateurs de « Oui, Monsieur le Président! », ont avoué qu’ils se sont inspirés du sitcom politique britannique « Yes, Minister » (d’où la ressemblance du titre de l’émission). Cependant, il faut dire que le nouveau produit de NTV n’a rien à voir avec la série sortie sur le « BBC » dans les années 80.

Tout d’abord, «Yes, Minister» n’était pas un spectacle de sketchs, mais un vrai sitcom et a été produit selon les lois de la série télévisée: dans chaque série, l’intrigue et le conflit principal étaient bien présents (la confrontation du héros et de la bureaucratie).

Deuxièmement, le héros (l’honorable James Hacker) était un personnage imaginaire, ainsi que son Ministère des Affaires Administratives (une pure fiction). En dépit de ce fait, le spectacle était d’une actualité brûlante..

Est-ce que nous avons vu quelque chose de pareil dans la première émission de « Oui, Monsieur le Président »? – Non.

Monsieur Poutine apparaît comme un homme calme, doux et laborieux, tout comme fameux « grand-père Lénine » dans les blagues dont, apparemment, les auteurs du programme se sont inspirés. L’éventail des sujets qui sont soulevés tient bien dans les cadres définis à l’époque soviétique à une seule différence que les histoires drôles sur les vendeuses bêtes et insolantes  ou bien des plombiers soulds ont été remplacées par celles sur les fonctionnaires corrompus et Deparrdieu ivre mort.

Guignols_PoutinesQuoique, ce n’est pas si grave que ça. Les blagues sur les vendeuses peuvent aussi être marantes si elles s’appuient sur la réalité et coïncident avec les attentes et l’expérience quotidienne de l’auditoire. Cette règle s’applique pleinement partout (même si on plaisante au sujet des hauts fonctionnaires). Par conséquent, les « Kukly » (Guignols) et « Itogo » ont bien marché sur la TV dans les années 90 et c’est aussi pour cette cause que l’émission « Oui, Monsieur le Président » ne marchera pas.

Soyons francs, même si le programme compte quelques passages rigolos, elle en dénombre plus de séquences qui qui ne le sont pas; et quand aux passages véridiques – (hélas, hélas, hélas)…  il n’y en a pas du tout…

See on m.larussiedaujourdhui.fr

L’histoire de la satire politique à la télé russe

KVNL’histoire de la satire politique à la télé russe n’a pas plus de vingt ans. Tout a commencé avec le KVN (le club des joyeux lurons), un tournoi de sketchs et de stand-up. Dès la fin des années 80, s’y sont glissées des parodies du dernier leader soviétique Mikhail Gorbatchev, puis du premier président russe, Boris Eltsine.

En 1994 a été créée la plus importante émission de satire politique russe, les Koukly, une version russifiée des Guignols de l’info français. Grâce à l’écrivain-satiriste Viktor Chenderovitch, le scénariste du projet, les sketchs étaient mordants, percutants et l’émission a tout de suite acquis une grande popularité. Elle a existé pendant huit ans, sur la chaine NTV, et a été suspendue en 2001.

Plusieurs tentatives pour faire renaître le genre de la parodie politique à la télévision dans les années 2000 ont donné des résultats mitigés. Entre 2005 et 2008, NTV a diffusé Politique réelle, une émission qui présentait entre autres des animations parodiant gentiment les leaders politiques. Selon Chenderovitch, il s’agit d’un simulacre de satire politique.

À mesure que le genre dépérissait à la télé, il prenait du poil de la bête sur la Toile, sur laquelle on trouve aujourd’hui des parodies politiques, comme le blog vladimirvladimirovich.ru, qui publie régulièrement de courts textes absurdes prétendument tirés de la vie de Poutine.

GrazhdaninPoetEn 2011-2012, la série des sketchs Poète citoyen a fait un tabac sur Internet et dans les théâtres. L’acteur Mikhail Efremov récitait des pastiches irrévérencieux composés par le non moins célèbre écrivain Dmitri Bykov sur des thèmes de l’actualité politique russe.

Depuis 2010, le compte Twitter KermlinRussia parodie le compte du président de l’époque, Dmitri Medvedev. Une seule lettre le distingue du compte officiel, ce qui a provoqué des situations cocasses quand les médias l’ont cité en guise de source officielle.

Lire également sur notre blog:

Jeux Olympiques de Poutine réussissent leur pitch au MIPDoc

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« Putin’s Olympics » le vainqeur du MIPDoc International Pitch competition (2013)

Un documentaire russe (réalisateur Alexandre Gentelev) dénonçant la corruption présumée entourant la candidature réussie du pays pour accueillir les Jeux olympiques d’hiver de l’année prochaine a remporté la compétition de la conférence internationale du documentaire et reportagele MIPDoc (MIPDoc International Pitch competition).

La chaînes  NDR / Arte (Allemagne), SVT (Suède), ORF (Autriche) et Yes Docu (Israël) sont déjà à bord du projet, d’autres co-producteurs et les partenaires de financement ont été recherchés à Cannes (Cinq années de travail ont déjà été investis dans ce film, et il est actuellement à court de 30.000 € en financement). Le projet devrait aller en post-production à partir du mois de Juillet.

« Je suis vraiment surprise et heureuse; j’ai même été surprise d’être choisie comme finaliste! » a déclaré Simone Baumann (), le producteur du film. Dans son interview elle a promis que nous allons apprendre beaucoup de choses sur Poutine, les Jeux Olympiques d’hiver et le Sotchi, qui est une station balnéaire tropicale dans le sud de la Russie.

Alors, nous attendons un nouveau film impatiemment / avec espérance / avec un regard de haine (Soulignez la bonne :)

PutinsOlympics

Titre: « Putin’s Olympics »
Réalisateur: Alexandre Gentelev
Producteurs: Shasha Klin, Heirich Ambrosh, Simone Baumann
Durée, minutes: 90
Langue: Russe
Sous-titres: Anglais
Pays: Allemagne
Année: 2013

Lire également sur notre blog: 

Les Ames dormantes d’Alexandre Abaturov, réalisateur russe

See on Scoop.itMédias en Russie

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À l’occasion du festival Cinéma du réel, le festival international du film documentaire (du 21 au 3 mars à Paris), Télérama a rencontré quatre réalisateurs venus d’horizons lointains dont un jeune réalisateur russe Alexandre Abaturov (*) …

Pourquoi filmer le réel ?

Je ne vais pas faire mon Sibérien qui a rêvé de faire du cinéma toute sa vie dans sa petite ville du bout du monde (la troisième ville de Russie quand même), mais c’est un peu ça. Les possibilités d’étudier le cinéma chez moi étaient à peu près nulles, le métier est pénible parce qu’il faut toujours rendre des comptes aux autorités, je suis donc venu tenter ma chance en France et je suis tombé sur le programme d’enseignement du documentaire à Lussas dans l’Ardèche. J’étais mal dégrossi, totalement novice en la matière. Quand on m’a demandé quel était mon documentariste préféré, lors de mon entretien de motivation, j’ai répondu Michael Moore et les enseignants n’ont pu s’empêcher de rire. Je n’en connaissais pas d’autre. J’ai découvert un monde dont j’ignorais l’existence et qui m’a passionné, celui du documentaire de création qui cherche une forme et des moyens originaux pour s’adresser au spectateur. Je me suis trouvé bien dans ce « cinéma du réel », l’expression me parle, c’est un regard particulier, un cinéma en direct, comme une forme de jazz où l’on improvise en fonction du sujet que l’on filme, sans rien prévoir à l’avance.

Quels sont vos guides et influences ?

Les films de zombie ! Je ne plaisante qu’à moitié. J’ai une cinéphilie et des goûts particuliers, du fait de l’endroit où j’ai grandi. Les films étaient très peu accessibles et je me suis fabriqué une culture très personnelle, très éclectique dont les piliers sont quand même Kubrick et Tarkovsky. Je reviens toujours à leurs films car ils me disent qu’on peut toujours apporter quelque chose de nouveau avec la simple force de son regard, qu’il est toujours possible d’inventer, même si tous les films ont été faits et toutes les histoires racontées. Sinon, côté documentaire, le premier choc a été Sans Soleil de Chris Marker qui m’a fait découvrir que ce genre permet de déployer un univers entièrement personnel, sans rapport avec l’actualité. Et j’ai ensuite été marqué par la flamme poétique de Johan Van der Keuken et sa manière de faire dialoguer le son et l’image. C’est un guide pour moi.

On me dit aussi que je fais un cinéma très « russe », que l’on retrouve chez moi des échos de Dziga Vertov ou d’Eisenstein. Je ne les ai découvert que sur le tard, quand j’étais en France, mais ils me parlent, c’est vrai. Question de gêne peut-être ou d’inconscient collectif.

Lire la suite de l’interview sur le site de Télérama.

Médias en Russie‘s insight:

Voir un extrait du film: http://youtu.be/e_F-tgi59J8

See on www.telerama.fr

(*) Alexandre Abaturov est né en 1984, il a grandi à Novossibirsk en Sibérie, fait ses études à Ekaterinbourg et ses premières armes dans une agence de presse russe. Pour mettre le cap sur le cinéma, passion de jeunesse, il est venu poursuivre des études en France et il est retourné au fin fond de la Sibérie pour réaliser son premier long métrage, Les Âmes dormantes, à l’heure des élections présidentielles de 2012. Un regard grinçant et décalé sur le délitement du système.

TV: Poutine a nommé le directeur de la télévision publique

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Vladimir Poutine a désigné, par son décret, Anatoli Lyssenko au poste de directeur général de l’organisation autonome non commerciale Télévision publique de Russie.

Au début la nouvelle télévision fonctionnera aux frais de l’Etat qui seront remplacés plus tard par des donations des particuliers. Son organe dirigeant, le Conseil, sera formé par la Chambre publique sans la participation des fonctionnaires mais avec celle de différentes forces politiques. La composition du Conseil sera validée par le président.

See on french.ruvr.ru

Anatoli Lyssenko estime que la télévision publique peut commencer à émettre au printemps 2013. « Je voudrais créer une équipe « multi-âge », qui relient les personnes âgées avec leur expérience, leur désir de travailler pour un public sans trop penser au salaire et les jeunes (je n’idéalise pas les personnes âgées, mais je considère qu’ils ont un peu plus de cette qualité importante que la jeune génération d’aujourd’hui) », –a commenté Anatoli Lyssenko. « ...et pourtant, j’aimerais avoir beaucoup de jeunes à la télévision publique non seulement pour faire des programmes qui sont étroitement liés à l’Internet et aux nouvelles technologies, mais pour apporter une touche que j’observe dans les programmes pour la jeunesse d’aujourd’hui et qui devient une tendance. Il s’agit d’un style « décoiffé » des programmes: des reportages un peu spontanés, pouvant aller jusqu’à une certaine incompétence, mais plein de dynamisme en même temps. Vous savez, il y a 25 ans c’est grâce à ce genre d’incompétence que le programme « Vzglyad » (La vue) est devenu légendaire… » – a jouté-t-il.

Monsieur Anatoli Lyssenko est le président de l’Académie Internationale de la Télévision et de la Radio. Il a consacré toute sa vie au journalisme à la télévision où il commence à travailler depuis le début des années 1950.

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Des médias en Russie pourraient être considérés comme des « agents de l’étranger »

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Des médias en Russie pourraient être considérés comme des « agents de l’étranger » au même titre que les ONG sur lesquelles une loi a été adoptée.

Selon « Izvestia » (journal considéré comme proche du pouvoir), des amendements à la loi sur les médias devraient être présentés à la rentrée parlementaire à la Douma (chambre basse), où Russie unie, parti présidé jusqu’à son retour au Kremlin par Vladimir Poutine, dispose de la majorité absolue. Il s’agit d’inscrire dans la loi la notion de « média agissant dans l’intérêt d’un Etat étranger », selon la même source, qui précise que les médias visés sont ceux bénéficiant d’un financement venant de l’étranger.

«La société a le droit de savoir qui finance ces représentants du quatrième pouvoir et quelle est leur indépendance », a déclaré au journal le député Ilia Kostounov. « Je pense que l’histoire des agents de l’étranger n’est pas terminée », a-t-il ajouté. « Nous savons qu’opèrent dans le pays différents sites d’information, journaux, magazines, dont le financement est opaque », a déclaré un autre parlementaire de Russie unie, Vladimir Bourmatov.

La Douma a adopté vendredi une proposition de loi très controversée, qualifiant d’ »agents de l’étranger » et soumettant à un contrôle renforcé les ONG bénéficiant d’un financement étranger et ayant une activité jugée « politique » en Russie. Cette nouvelle loi s’est ajoutée à une série d’amendements adoptés ces dernières semaines comme ceux réintroduisant la qualification pénale pour la diffamation, instaurant un contrôle renforcé sur l’internet, ou durcissant la législation sur les manifestations. L’opposition russe et les défenseurs des droits de l’Homme ont dénoncé un tour de vis répressif, après les poursuites judiciaires, perquisitions et interrogatoires qui ont visé des opposants depuis le retour au Kremlin en mai de Vladimir Poutine.

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