La chaîne russe TV Dozhd menacée d’interdiction

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Sindeeva

La directrice de la chaîne Dozhd TV sert les poings.

« Aurait-il fallu livrer Leningrad aux Allemands pour sauver des centaines de milliers de vies ? », c’est cette question posée par une des seules chaînes de télévision indépendante en Russie TV Dozhd qui a fait polémique cette semaine en Russie. Elle a été rapidement retirée du site, et la direction de la chaîne s’est excusée sur internet. Mais le monde politique était déjà en effervescence. Certains opérateurs du câble ont même préféré suspendre la diffusion de la chaîne. Le porte-parole de Vladimir Poutine, a déclaré que la chaîne avait dépassé les limites de l’acceptable, et qu’il soutenait ceux qui demandaient des sanctions.

TV Dozhd est disponible en Russie sur Internet, câble et satellite. C’est une chaîne de télévision connue pour être indépendante, car c’est notamment la seule qui invite régulièrement sur ses plateaux militants, opposants, syndicalistes… tous ceux qui sont bannis des antennes des principales chaînes de télévision en Russie.

Récemment, suite à la diffusion par TV Dozhd d’un sondage sur le siège de Leningrad pendant la Seconde guerre mondiale, jugé maladroit, la chaîne a été victimes d’attaques et de menaces de fermeture de la part de l’État et de l’association de chaînes de télévision câblées en Russie. Par ailleurs, plusieurs « bouquets satellites » l’ont exclue de leur offre. Il s’agit là d’une technique classique en Russie, mêlant pressions politiques et financières, qui vise en réalité à fermer cette source d’information indépendante et gênante, le sondage étant à l’évidence utilisé comme un prétexte.

Selon le PDG de la chaîne Natalia Sindeeva, l’un des déclencheurs de crise a été une enquête menée par Alexei Navalny sur les propriétés de luxe des hauts fonctionnaires et des membres du parti « Russie Unie » dont le chef adjoint de l’administration du Kremlin Vyacheslav Volodin.

Médias en Russie‘s insight:

Si, comme nous, vous voulez soutenir TV Dozhd, il y a déjà une pétition à signer:

Je voudrais également d’exprimer ma considération à la chaîne israélienne Channel 9 qui, en solidarité avec la TV Dozhd, a fait un sondage parmi ses téléspectateurs en posant une question-bombe : « Pensez-vous que les Juifs européens ont provoqué l’Holocauste eux-mêmes? « 

Sur son site Internet la rédaction de Channel 9 a écrit:

« …Nous remercions tous nos téléspectateurs qui ont participé à la manifestation de solidarité avec les journalistes de TV Dozhd en Russie et voudrions présenter nos excuses à tous ceux dont les sentiments ont été blessés. Nous croyons que, dans ce cas particulier, la réponse a été encore plus importante que la question.  Nous n’avons eu aucun doute par rapport à nos téléspectateurs.  ( 91 % des téléspectateurs ont répondu « non», 9 % – «oui» ). »

Source | Vidéo

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L’agence média russe RIA Novosti tire sa révérence. Un délire médiatique ?

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Bonjour chers, lecteurs, en voici une « bombe » de la fin d’année, mais d’abord, permettez-moi de vous poser une question afin que vous puissiez saisir la grandeur de cette nouvelle. Croyez-vous que l’Agence France Presse (AFP) peut être dissoute en une seule journée? Non, je n’ai pas de fièvre, et pourtant c’est ce qui vient de se passer en Russie, car Vladimir Poutine a décidé de dissoudre l’agence RIA Novosti, un géant des médias russes.  Les détails ci-dessous …

RiaNovostiDead

Le président Vladimir Poutine a créé l’Agence d’information internationale Rossia segodnia (Russie aujourd’hui) sur la base de l’agence RIA Novosti, dissoute par décret présidentiel, a annoncé lundi le service de presse du Kremlin.

Comme le précise le décret, l’agence Rossia segodnia, dont le siège se trouvera dans les locaux de RIA Novosti, englobera également la compagnie radiophonique publique Voix de la Russie, elle aussi dissoute. Vladimir Poutine a chargé le gouvernement de réaliser d’ici un mois les mesures nécessaires à la création de la nouvelle agence et d’envisager l’inclusion de Rossia segodnia dans la liste des entreprises stratégiques du pays.

« L’axe d’activité principal de l’Entreprise unitaire fédérale publique « Agence d’information internationale Rossia segodnia » est l’éclairage à l’étranger de la politique et de la vie sociale de la Fédération de Russie », stipule le décret du président.

Dans son Décret, le président Vladimir Poutine nomme Dmitri Kisselev directeur général de l’Entreprise unitaire fédérale publique « Agence d’information internationale Rossia segodnia », indique le service de presse du Kremlin.

Réaction deMédias en Russie:

Il faut y ajouter qu’en 2012 un bruit sur la fusion de l’agence RIA Novosti avec la chaîne de télévision Russia Today et la radio Voix de la Russie courait déjà dans les couloirs du Kremlin. Selon les oui-dires, le premier chef adjoint de l’administration présidentielle Alexeï Gromov a été derrière l’idée de la création d’un conglomérat axé sur la promotion de la Russie à l’étranger. Cependant, le projet a été enterré pour plusieurs raisons dont les principales sont l’hétérogénéité des médias concernés et le désaccord des personnages du gouvernement faisant le lobbying de ces groupes.

Néanmoins, comme on le voit aujourd’hui, il n’y a pas de fumée sans feu…

Quand à Dmitri Kisselev, qui depuis 1978 a fait sa carrière dans les médias russes et ukrainiennes, c’est un personnage connu et controversé qui a souvent été critiqué pour ses propos homophobes (interdiction aux homosexuels d‘être donneurs de sang, la comparaison de la campagne électorale de l’opposant russe Alexeï Navalny pour les élections municipales de septembre à Moscou à celle menée par Hitler etc…)

Je pense que tout ce qui s’est passé ne peux pas être justifié par la conjoncture du marché (RIA Novosti était bien dans le budget de l’Etat, de plus l’agence se débrouillait pas mal en gagnant son propre pain sur le net et devait couvrir les JO 2014 à Sochi), ni, d’ailleurs par la lutte pour le professionnalisme (même dans mes rêves délirants j’aurais jamais pu soupçonner l’incompétence des journalistes de l’agence RIA Novosti). Il s’agit plutôt d’une lutte pour l’autorité des personnage de très haut niveau dans une situation politique compliquée.

Vraiment dommage … Une fois de plus je me rends compte du fait que la Russie est non seulement un pays des grandes opportunités  mais des grandes surprises aussi …

See on fr.ria.ru

Pour finir,  si vous parlez russe vous avez la possibilité de regarder la réaction de Svetlana Myronyuk (PDG de RIA Novosti). Comme on le voit, la nouvelle a été une surprise (même pour elle) http://youtu.be/eQArbtJgPPM

Lire également sur notre blog:

La télévision publique russe, différera-t-elle des chaînes gouvernementales ?

                          « Celui qui paie les violons choisit la musique »

TPR

Le logo officiel de la Télévision Publique Russe

Selon le service presse, la Télévision Publique Russe (TPR) entrera en activité courant mai (le lancement officiel de la chaîne est prévu pour dimanche prochain, le 19 mai 2013). Bien que le financement de la TPR ait dû dépendre des dons des citoyens, la direction de la chaîne n’a pas réussi à réunir assez de moyens. Puisque le gouvernement russe s’est retrouvé contraint de prendre en charge le financement une question se pose: est-ce que la télévision publique russe sera différente d’autres chaînes fédérales contrôlées par le gouvernement ?

Un peu d’histoire.

La création de la nouvelle chaîne a été initiée en 2012 par Dmitri Medvedev, alors président de Russie. Régie par le statut d’association indépendante à but non lucratif, celle-ci devait réussir à former un fonds de dotation.

Cependant, les représentants du ministère de la communication ont décidé que le capital devait se situer entre 30 milliards de roubles (soit près d’un milliard de dollars) et 100 milliards de roubles. Mais rassembler des dons spontanés prend des années. Par conséquent, le financement de ce projet grâce à l’aide seule du fonds de dotation s’est révélé impossible.

Au final, le gouvernement envisage d’accorder au projet près d’1.5 milliard de roubles par an (soit près de 60 millions de dollars). De plus, la chaîne espère engendrer des revenus grâce à la publicité publique des différents ministères et institutions.

La télévision publique est-ce bien une utopie?

NPRDans différents pays, les médias publics existent grâce aux dons des auditeurs. C’est par exemple le cas de la National Public Radio américaine, financée à 39% par les auditeurs. Mais il a fallu des années pour mettre en place ce mécanisme de collecte de fonds basé sur la bonne volonté de ses fidèles.

BBCLe cas de la BBC, le plus ancien média public au monde, est également intéressant. En Grande Bretagne, il existe un système nommé « TV Licence Fee ». Pour résumer, les propriétaires de postes de télévision payent une contribution à l’audiovisuel public. Cet argent est consacré au développement du secteur médiatique. En Russie, une telle forme de financement n’existe pas légalement.

Qu’en pensent les experts?

Vu que le projet sera entièrement ou partiellement financé par le gouvernement, certains professionnels se demandent en quoi la chaîne publique russe différera des chaînes gouvernementales officielles déjà existantes. Igor Iakovenko, ancien secrétaire général de l’Union des journalistes de Russie, considère que la création d’une chaîne publique constitue « une copie conforme, une énième variante des chaînes gouvernementales. »

Andreï Reut

Andreï Reut

« L’initiative même ne vient pas de la société, mais du gouvernement »,remarque Andreï Reut, adjoint du rédacteur en chef de la chaîne RBC, dédiée à l’économie : « Le gouvernement paye, le gouvernement mène la danse ».  Si la chaîne se voit accorder un financement important, elle se fera bien sûr une place.  « Elle pourrait bien remplacer une chaîne gouvernementale », anticipe Reut.  Cette chaîne émettra 24/24 chez certains opérateurs. L’accent sera mis sur les émissions de science cognitive, les documentaires et la vie dans les provinces russes. La chaîne ne diffusera pas de publicité ou de divertissements.

« Ce genre de chaînes manque à la Russie : des chaînes intelligentes, indépendantes, qui joueraient un rôle social, qui réfléchiraient aux intérêts de la société et ne se lanceraient pas dans une course à l’audience en favorisant les thématiques criminelles et la télé réalité », conclue Andreï Reut.

Médias en Russie‘s insight:

@mediasrusses ont beaucoup suivi ce sujet depuis 2012 et nous sommes désolés de constater que la télévision publique russe à l’état actuel n’est pas en mesure de subvenir aux besoins des citoyens vu que aucun de ses trois piliers (éduquer, informer et divertir) n’est doté d’un fondement solide.

Prohod na telebashnu« Divertir », « Éduquer » ?  – la question du financement n’est pas réglé et sans cela il est impossible de produire des programmes de qualités. Quoique, la situation peut s’arranger dans quelques années et les deux piliers vont aller en bonne direction. Mais le grand problème est que « Informer » ne ne les suivra pas.

En même temps, comme on le connait tous, le but principal du journalisme est d’informer les gens ouvertement et honnêtement, sans avoir peur d’appeler « un chat un chat ». Aujourd’hui, aucune chaîne de télévision en Russie n’est capable de le faire, même les grands groupes de télévision privés. (que dire de la télévision dont le PDG est nommé directement par le Président?..)

« Celui qui paie les violons choisit la musique » – a dit Vladimir Poutine lors de son premier mandat en répondant à la question sur le financement de la télévision publique posée par un journaliste de renommé internationale Vladimir Pozner. (source: http://goo.gl/EFRLS, en russe).  Donc, ce serait trop naïf de notre part de penser que les choses ont bien changé depuis…

L’espoir fait vivre…

Si ce sujet vous intéresse nous vous suggérons de jeter un coup d’œil sur le dossier de la télévision publique en Russie sur notre blog: http://mediasrusses.com/tag/television-publique/

Via larussiedaujourdhui.fr

La Russie se dote de sa chaîne parlementaire

Vmeste-RF

L’heure a sonné pour le Conseil de la Fédération qui, suite à des promesses de Mme Matvienko, a lancé sa propre chaîne TV « Vmeste-RF » (trad. Ensemble-FR (abrégé de Fédération de Russie)) le 27 avril 2013.

La nouvelle chaîne vise à doter la Russie d’un organe similaire au Public Sénat, capable de rendre compte en direct de l’activité parlementaire. A part des transmissions des séances du Conseil de la Fédération et des bulletins d’information journaliers elle proposera des films, des documentaires et des reportages d’auteur.

Pour commencer « Vmeste-RF » s’est dotée d’un budget modeste de 80 millions de roubles (1,97 million d’euro). D’ores et déjà elle est accessible gratuitement par Internet en streaming et serait probablement incluse dans un bouquet de Tricolor TV qui est le plus grand opérateur de la télévision payante par satellite en Russie.

Source

Lire également sur notre blog:

Les Ames dormantes d’Alexandre Abaturov, réalisateur russe

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SpjashieDushi

À l’occasion du festival Cinéma du réel, le festival international du film documentaire (du 21 au 3 mars à Paris), Télérama a rencontré quatre réalisateurs venus d’horizons lointains dont un jeune réalisateur russe Alexandre Abaturov (*) …

Pourquoi filmer le réel ?

Je ne vais pas faire mon Sibérien qui a rêvé de faire du cinéma toute sa vie dans sa petite ville du bout du monde (la troisième ville de Russie quand même), mais c’est un peu ça. Les possibilités d’étudier le cinéma chez moi étaient à peu près nulles, le métier est pénible parce qu’il faut toujours rendre des comptes aux autorités, je suis donc venu tenter ma chance en France et je suis tombé sur le programme d’enseignement du documentaire à Lussas dans l’Ardèche. J’étais mal dégrossi, totalement novice en la matière. Quand on m’a demandé quel était mon documentariste préféré, lors de mon entretien de motivation, j’ai répondu Michael Moore et les enseignants n’ont pu s’empêcher de rire. Je n’en connaissais pas d’autre. J’ai découvert un monde dont j’ignorais l’existence et qui m’a passionné, celui du documentaire de création qui cherche une forme et des moyens originaux pour s’adresser au spectateur. Je me suis trouvé bien dans ce « cinéma du réel », l’expression me parle, c’est un regard particulier, un cinéma en direct, comme une forme de jazz où l’on improvise en fonction du sujet que l’on filme, sans rien prévoir à l’avance.

Quels sont vos guides et influences ?

Les films de zombie ! Je ne plaisante qu’à moitié. J’ai une cinéphilie et des goûts particuliers, du fait de l’endroit où j’ai grandi. Les films étaient très peu accessibles et je me suis fabriqué une culture très personnelle, très éclectique dont les piliers sont quand même Kubrick et Tarkovsky. Je reviens toujours à leurs films car ils me disent qu’on peut toujours apporter quelque chose de nouveau avec la simple force de son regard, qu’il est toujours possible d’inventer, même si tous les films ont été faits et toutes les histoires racontées. Sinon, côté documentaire, le premier choc a été Sans Soleil de Chris Marker qui m’a fait découvrir que ce genre permet de déployer un univers entièrement personnel, sans rapport avec l’actualité. Et j’ai ensuite été marqué par la flamme poétique de Johan Van der Keuken et sa manière de faire dialoguer le son et l’image. C’est un guide pour moi.

On me dit aussi que je fais un cinéma très « russe », que l’on retrouve chez moi des échos de Dziga Vertov ou d’Eisenstein. Je ne les ai découvert que sur le tard, quand j’étais en France, mais ils me parlent, c’est vrai. Question de gêne peut-être ou d’inconscient collectif.

Lire la suite de l’interview sur le site de Télérama.

Médias en Russie‘s insight:

Voir un extrait du film: http://youtu.be/e_F-tgi59J8

See on www.telerama.fr

(*) Alexandre Abaturov est né en 1984, il a grandi à Novossibirsk en Sibérie, fait ses études à Ekaterinbourg et ses premières armes dans une agence de presse russe. Pour mettre le cap sur le cinéma, passion de jeunesse, il est venu poursuivre des études en France et il est retourné au fin fond de la Sibérie pour réaliser son premier long métrage, Les Âmes dormantes, à l’heure des élections présidentielles de 2012. Un regard grinçant et décalé sur le délitement du système.

Le sénat russe aura sa propre chaîne TV

 

Le Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) a décidé mercredi de créer sa propre chaîne de télévision émettant 24 heures sur 24.

Selon la présidente de la chambre Valentina Matvienko, « la nouvelle chaîne sera disponible principalement sur Internet« . Les émissions seront également diffusées sur des réseaux câblés régionaux.

« Des interviews, des commentaires, des sondages sociologiques en ligne, des émissions d’information permettront de rendre les travaux du Conseil de la Fédération plus transparents et plus clairs« , estime Mme Matvienko.

Près de la moitié du temps d’antenne sera consacré aux activités législatives du sénat russe et à l’analyse des textes soumis à son attention. Les spectateurs pourront également suivre en direct aussi bien les séances plénières de la chambre haute que les réunions de ses commissions spécialisées.

Au moins 10% des émissions seront consacrés à l’histoire de l’Etat et du parlementarisme russes, à la vulgarisation scientifique et à la promotion de la culture nationale. La chaîne diffusera également des films documentaires et de fiction « mettant l’accent sur l’idée d’union entre Russes », a indiqué à RIA Novosti un porte-parole du Conseil de la Fédération.

Lire également sur notre blog:

https://mediasrusses.wordpress.com/2012/07/09/lhomme-politique-russe-et-la-television/

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Des médias en Russie pourraient être considérés comme des « agents de l’étranger »

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Des médias en Russie pourraient être considérés comme des « agents de l’étranger » au même titre que les ONG sur lesquelles une loi a été adoptée.

Selon « Izvestia » (journal considéré comme proche du pouvoir), des amendements à la loi sur les médias devraient être présentés à la rentrée parlementaire à la Douma (chambre basse), où Russie unie, parti présidé jusqu’à son retour au Kremlin par Vladimir Poutine, dispose de la majorité absolue. Il s’agit d’inscrire dans la loi la notion de « média agissant dans l’intérêt d’un Etat étranger », selon la même source, qui précise que les médias visés sont ceux bénéficiant d’un financement venant de l’étranger.

«La société a le droit de savoir qui finance ces représentants du quatrième pouvoir et quelle est leur indépendance », a déclaré au journal le député Ilia Kostounov. « Je pense que l’histoire des agents de l’étranger n’est pas terminée », a-t-il ajouté. « Nous savons qu’opèrent dans le pays différents sites d’information, journaux, magazines, dont le financement est opaque », a déclaré un autre parlementaire de Russie unie, Vladimir Bourmatov.

La Douma a adopté vendredi une proposition de loi très controversée, qualifiant d’ »agents de l’étranger » et soumettant à un contrôle renforcé les ONG bénéficiant d’un financement étranger et ayant une activité jugée « politique » en Russie. Cette nouvelle loi s’est ajoutée à une série d’amendements adoptés ces dernières semaines comme ceux réintroduisant la qualification pénale pour la diffamation, instaurant un contrôle renforcé sur l’internet, ou durcissant la législation sur les manifestations. L’opposition russe et les défenseurs des droits de l’Homme ont dénoncé un tour de vis répressif, après les poursuites judiciaires, perquisitions et interrogatoires qui ont visé des opposants depuis le retour au Kremlin en mai de Vladimir Poutine.

See on www.lettreaudiovisuel.com