Romanova croit au futur radieux de la co-production russo-européenne

Film New Europe a interviewé la Directrice du département international du Fonds Cinéma Elena Romanova afin de voir comment les producteurs européens pourraient coopérer avec leurs collègues russes aujourd’hui.

La vidéo (en anglais)

Romanova s’est montrée très optimiste pour les co-productions à venir, car le Fond Cinéma qu’elle représente a une politique de financement très ouverte pour tous les pays européens, indépendamment de leur taille ou bien de leur importance sur le marché cinématographique.  Pour elle, c’est le talent de réalisateur et la valeur du projet qui comptent le plus. Si ses deux conditions sont réunies, il serait assez facile d’obtenir un support du Fond Cinéma.

Dans la deuxième partie de son interview, Elena Romanova a brièvement raconté l’histoire de la création de « Red Square Screenings » dont la première édition a eu lieu cette année à Moscou.

Source

Lire également sur notre blog:

La première édition de RED SQUARE SCREENINGS s’ouvre à Moscou

Aujourd’hui la première édition de Red Square Screenings (RSS), un évènement pour les professionnels internationaux de l’industrie cinématographique organisé par le « Fond Cinéma » commence. Les principaux acteurs internationaux de l’industrie vont assister à des projections privées du 15 au 20 octobre dans l’enceinte du GUM, les célèbres galeries commerciales bordant la Place Rouge.

« Nous invitons les professionnels étrangers à Moscou pour leur montrer les meilleurs projets cinématographiques de Russie et de la C.E.I. « , dit l’un des organisateurs de ce projet Evguéni Guindilis. « Pendant très longtemps le cinéma russe est resté, malheureusement, insuffisamment commercialisé. Et bien, pour nous l’acquisition des droits d’auteur et la sortie de nos films à l’écran mondial est une tâche majeure » – ajoute-t-il.

Voici les faits saillants du programme de RSS:

  •  « Izmena«  (la Trahison) de Kirill Serebrennikov, qui a récemment été présenté au Festival du film de Venise,
  • « V Tumane«  (Dans la brume) de Sergueï Loznitsa, un participant à la sélection officielle à Cannes cette année,
  •  « Ya Budu Ryadom«  (Je serai à côté) de Pavel Ruminov , le gagnant du premier prix  de Kinotavr 2012 (le plus grand festival du film en Russie)
  • « Bely Tigr«  (Le Tigre Blanc) de Karen Shakhnazarov, un heureux élu qui représente la Russie dans la course aux Oscars 2013.

Le cinéma commercial  sera présenté par « Duhless«  (Sans âme) de Roman Prygunov, « Orda«  (La Horde) d’Andrei Proshkin, « Samoubiytsy«  (Suicides) de Yegor Baranov et « Lubov s aktsentom«  (Amour avec un accent) de Rezo Gigineishvili. A part cela, les visiteurs de RSS pourront prendre connaissance des films des partenaires de l’évènement: l’Ukraine sera présentée par le directeur de l’Agence nationale de la Cinématographie Ekaterina Kopylova;  et le Kazakhstan – par le président du studio « Kazakhfilm » Ermek Amanshaev. Au total, une cinquantaine nouveaux longs métrages et documentaires en provenance de Russie, l’Ukraine, le Kirghizistan et l’Arménie produits au cours des deux dernières années seront présentés aux professionnels.

En outre, une démonstration exclusive des projets les plus attendus de films russes en production ou en post-production, sera organisée dans le cadre d’une section WORKS IN PROGRESS (en partenariat avec le Marché du Film CentEast) Parmi les films qui y seront présentés on peut citer « Viy 3D » d’Oleg Stepchenko, « Geograf Globus Propil » (Le géographe a bu son globe), et le film d’animation  de Maxim Sveshnikov et Vlad Barbe « Snezhnaya Koroleva » (La Reine des Neiges).

Red Square Screenings fermera ses portes le 18 octobre par la projection du film de Boris Khlebnikov « Poka Noch Ne Razluchit » (Jusqu’à ce que la nuit les sépare). Et maintenant quelques mots aux organisateurs.

Yelena Romanova, Directrice du département international du Fonds Cinéma:

« Red Square Screenings représentent une nouvelle étape logique dans le travail de l’organisation visant à promouvoir les films russes à l’international. Il était primordial pour nous de créer une plate-forme confortable et moderne dont le but serait de familiariser  nos collègues de différents pays avec le cinéma russe dans toute sa diversité »

Evguéni Guindilis, Directeur exécutif de Red Square Screenings

« Red Square Screenings doit devenir l’ultime instrument pour la promotion du cinéma russe à l’étranger. J’espère vraiment que RSS sera une date importante dans le calendrier des marchés internationaux pour les années à venir »

Source

Bon, tant mieux. De notre côté, nous souhaitons bon vent à ce nouveau évènement très important pour le cinéma russe!

CO-PRODUCTION: le premier LAB de co-production Franco-Russe a connu un accueil enthousiaste

See on Scoop.itMédias en Russie

(communiqué de presse)

Le premier LAB DE COPRODUCTION FRANCO-RUSSE organisé par ACE à Paris du 13 au 16 juin a connu un accueil enthousiaste.

Pendant trois jours, cet atelier a réuni 10 producteurs russes et français, ainsi que plusieurs consultants des deux pays, comme Igor Mishin (April Mig Pictures), Oleg Berezin (Association of Russian Cinema / Nevafilm), Laurent Daniélou (Rezo Films International), Michel Zana (Sophie Dulac Distribution), Catherine Dussart (CDP), etc.

Les 10 producteurs ont participé à des présentations des marchés russe et français (production, financement, distribution, marketing), à deux études de cas, l’une sur “Familles à vendre” (Pavel Lounguine) par Catherine Dussart, et l’autre portant sur la distribution de “Faust” (Aleksandr Sokurov) par Michel Zana, film dont la sortie est prévue cette semaine. Lors d’une session dédiée, ils ont présenté leur compagnie et leurs projets aux professionnels présents et invités. Suite à cette présentation, ils ont pu bénéficier des conseils et retours des consultants du Lab lors de rendez-vous individuels.

See on ace-producers.com

CINEMA: Une stratégie pour mieux exporter le cinéma russe

See on Scoop.itMédias en Russie

La présence du cinéma russe sur les écrans étrangers reste minimale à ce jour. Hormis quelques rares films d’art et d’essai comme Elena ou Faust, qui, auréolés de prix dans les grands festivals, font des carrières honorables en salles, le cinéma russe reste cloîtré à la maison. Le cinéma populaire est estampillé « inexportable » et la plupart des films d’art et d’essai dérivent sous le radar des distributeurs internationaux.

Pour remédier à cette situation « Fond Kino » (Fond pour le cinéma),  un organisme d’État chargé de la promotion du cinéma russe, cherche une stratégie pour mieux exporter les films russes. Baisser les prix, améliorer la formation et stimuler les coproductions internationales font partie des solutions.

Elena Romanova, Directrice du département international de Fond Kino :

« En élaborant le concept de «Red Square Screenings», nous avons pris en compte l’expérience d’Unifrance. Le marché cinématographique latino-américain Ventana Sur, organisé en 2009 avec l’aide du Marché du Film de Cannes, nous a aussi servi de point de repère. Ayant débuté sous le format d’un spectacle, il s’est rapidement transformé en un très important marché du cinéma» …

 

See on larussiedaujourdhui.fr

« Gosfilmofond » s’agrandie et accueille cinq nouveaux studios de cinéma

Le sujet apparaît dans les actualités depuis la fin de 2011 mais maintenant nous pouvons dire avec certitude que des reformes importantes du secteur cinématographique sont prévues au cours de cette année. Ainsi, dans son communiqué du 20 mars le Gouvernement de la Fédération de Russie a annoncé que la  « OGC » (collection nationale mixte qui détient les droits des œuvres audiovisuelles de la période soviétique) allait être fusionnée avec le Fonds national d’État (« Gosfilmofond« ) destiné à la sauvegarde, la conservation et la diffusion du patrimoine cinématographique russe.

En expliquant cette situation le directeur par intérim de l’OGC Vasiliy Shilnikov  a précisé que des collections des studios de cinéma « Lenfilm », « Tsentrnauchfilm », « Sverdlovsk », « Diafilm » et des studios de cinéma pour les enfants et la jeunesse « Gorki » (antérieurement gérées par l’OGC)  vont passer sous la responsabilité de « Gosfilmofond ».  Pourtant, cette mesure ne concerne pas les droits des films réalisés par le studio d’animation « Soyuzmultfilm », car ils ont déjà été remis au studio l’année dernière par l’aliénation – a ajouté Shilnikov.

Donc, on voit bien la volonté du Gouvernement de centraliser la gestion du patrimoine cinématographique russe et soviétique, mais en même temps la concession faite par l’Etat à « Soyuzmultfilm » en 2011 pourrait rencontrer une difficulté, car un autre studio en détresse (« Lenfilm ») compte de se service du précédent et profiter des changements prévus dans la structure de l’OGC afin de retrouver les droits de ses films produits à l’époque soviétiques. Un projet qui n’a pas beaucoup de chances à se réaliser mais, comme on dit, l’espérance fait vivre… (Ici il est important de noter qu’en Russie il n’y a que le studio « Mosfilm » qui gère indépendamment les droits de ses films ce qui lui permet de gagner environ 270 millions de roubles par an (+/- 7 millions d’euro)). 

Source

137 000 000€ de subventions publiques au cinéma russe en 2012

Le montant des subventions publiques pour le cinéma russe en 2012 s’élèvera à 5 381 887 900 roubles (137 millions d’euro), dont 3 876 927 300 roubles (99 millions d’euro) vont aller au « Fonds Cinéma » et  1 504 960 600 roubles (138 millions d’euro) au Ministère de la Culture.

Selon le projet, le Ministère continuera à subventionner le cinéma d’art et d’essai (films d’auteur), la production des documentaires, des animations et des films pour les enfants et la jeunesse. Quand au « Fonds Cinéma » il va se concentrer sur des projets de grand studios de production, des films socialement pertinents, des animations, des festivals afin d’assurer la promotion du cinéma russe à l’étranger.

Le financement public du cinéma russe
                   Le financement public du cinéma russe depuis 2006

Même si le statut des « grands studios » ou « studios leaders » est bien déterminé par le projet (il est basé sur la note de téléspectateurs (le nombre de billets vendus dans les cinémas; la part d’audience du films à la télé); les prix décrochés par un film; l’historique et la dynamique du studio de production) aucune information n’est disponible par rapport au nombre des « studios leaders », ou bien par rapport à l’ordre dans lequel ils recevront un financement de la part du Fonds. Ce dernier point fait l’objet d’une vive controverse dans les coulisses, car le retour au système soviétique de distribution centralisée des fonds « renforcée » par la corruption de haut niveau est un sujet chaud au milieux cinématographique actuellement…

Source