Les cigognes passaient le 8 mai…

À l’occasion du jour de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie à l’issue de la Seconde Guerre mondiale, célébré à travers toute l’Europe le 8 mai (le 9 mai en Russie) nous vous proposons de découvrir ou bien de redécouvrir un très beau film de guerre russe « Quand passent les cigognes » (1957), – un très beau film en noir et blanc d’une intensité dramatique bouleversante, un des meilleurs films russes, le seul à pouvoir remporter la Palme d’Or du Festival de Cannes en 1958.

QuandPassentLesCigognes1957

 « Quand passent les cigognes » est un film qui illustre le nouveau regard sur la guerre : tonalité grave, doutes, questions, réponses nuancées. C’est pour la première fois que le « héros-incarnation des masses » guidées par le Parti communiste est remplace par le héro individuel.  La guerre, quand à elle, est montrée à travers une histoire d’amour tourmentée où se mêlent les destins d’une femme et de deux hommes, une épreuve morale pour les combattants et l’arrière, c’est une histoire d’un amour naissant qui n’a pas eu la chance de s’exprimer, un amour profond ravagé par la guerre, un amour frustré.  

A part le génie du réalisateur (Mikhaïl Kalatozov) et le jeu extraordinaire des acteurs (Tatiana Samoïlova, la Mention spéciale d’interprétation au festival de Cannes 1958), ce film est également réputé pour ses somptueux mouvements d’appareil, qui restent de vraies prouesses techniques (Sergueï Ouroussevski, prix de la Commission supérieure Technique du festival de Cannes 1958). On se souviendra notamment de la montée d’escalier de Boris, citée ci-dessus ; il est suivi du début à la fin par la caméra, qui reste à sa hauteur, et panoramique à 360 degrés tout en montant (on notera que le point nodal effectue donc un vissage, ce qui n’est pas si fréquent). L’opérateur portait vraisemblablement la caméra, en étant pendu à un câble… qui montait tout en tournant.

A l’époque; le célèbre cinéaste Eric Rohmer écrivait à propos du film de Mikhaïl Kalatozov: « Nous trouvons tout ici : la profondeur du champ et les plafonds d’Orson Welles, les travellings acrobatiques d’Ophuls, le goût viscontien de l’ornement, le style de jeu de l’Actor’s studio ».  

Pour moi, « Quand passent les cigognes » est un film de tous les temps, un oeuvre d’art d’une sincérité extrême qui fait appel à nos sentiments humains, à la fois naïfs et profonds, montrés avec une grande sincérité; un film qui a influencé (inspiré) des cinéastes du monde entier dont Claude Lelouch.

Claude Lelouch, jeune opérateur français

Claude Lelouch, jeune opérateur français

Après avoir travaillé deux jours en tant qu’assistant de l’opérateur sur le tournage du film à Moscou, il a réalisé son premier film (un documentaire sur le tournage de « Quand passent les cigognes») ce qui, de son propre aveu, a joué un rôle décisif dans son choix du métier de réalisateur après.

Synopsis du film

Moscou -1941. Deux jeunes gens, Boris (Alexeï Batalov) et Veronika (Tatiana Samoïlova) s’aiment d’un bel amour spontané, profond et lumineux . Mais quand éclate la guerre, Boris est volontaire pour combattre au front. Au cours d’une attaque aérienne, les parents de la Veronika meurent dans leur appartement. Elle est ensuite recueillie par les parents de Boris.

QuandPassentLesCigognes2Sans nouvelles de son fiancé, affaiblie par la perte de ses parents, Véronika finit par céder au désir sombre et frénétique de Mark, le cousin de Boris, lors d’une scène dantesque qui a lieu pendant un bombardement de Moscou. Elle se résout à contre cœur à l’épouser.

Avec son mari Mark elle suit les parents de Boris, médecins dans un hôpital militaire. Son indifférence pour Mark se change en haine et mépris quand elle apprend qu’il a intrigué pour ne pas être mobilisé. Elle le quitte et garde espoir dans le retour de Boris…

ATTENTION AU SPOILER!

Bonus:

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Un film extraordinaire sur l’apocalypse sera présenté hors concours au Festival de Cannes

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Igoumentzeva

Un film russe de Taisia Igumentseva, « Otdat Koncy » (Lâcher la rampe), sera projeté en séance spéciale lors de la 66e édition du Festival de Cannes en mai, a annoncé l’équipe du festival sur son Twitter officiel .

Le film parle des habitants d’un petit village russe qui apprennent à la radio qu’une comète frappera la Terre dans 24 heures. Les gens organisent leur dernière fête et commencent à se préparer à la mort et à prendre des décisions qu’ils ont toujours remis à plus tard. La fin du monde n’arrive pas, mais les habitants du village comprennent qu’ils ne peuvent plus vivre comme avant.

La réalisatrice russe Taisia Igumentseva a reçu le Premier Prix de la Cinéfondation à Cannes en 2012 pour son court métrage Doroga Na (En Chemin).

Médias en Russie‘s insight:

Lire l’interview avec Taisia Igoumentseva qu’elle a donné après avoir reçu le Premier Prix de la Cinéfondation en 2012 au correspondent de « La Russie d’Aujourd’hui »:

« Taïsia Igoumentseva une jeune réalisatrice russe qui fait son chemin »  

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Un nouveau téléfilm sur Gorbatchev sera diffusée sur HBO

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New_Film_AboutGrobatchevLeonardo DiCaprio et Tom Hanks s’unissent pour produire un téléfilm sur Gorbatchev. La fiction sera diffusée sur la chaîne câblée HBO avec l’ancien dirigeant russe comme consultant, annonce Deadline.com.

Duo à l’affiche du film de Steven Spielberg Arrête-moi si tu peux, Leonardo DiCaprio et Tom Hanks produiront un téléfilm sur la chute de l’URSS, vue à travers les yeux de Mikhaïl Gorbatchev. L’homme qui s’est vu honoré du prix Nobel de la paix en 1990 participera au projet en tant que consultant.

John Shiban, scénariste des séries X-Files et Hell on Wheels couchera sur papier l’histoire de cet homme politique qui a dirigé l’URSS de 1985 à 1991, en appliquant une politique d’ouverture à l’Ouest. Son engagement pour la fin de la Guerre froide, sa contribution à la réunification de l’Allemagne, l’introduction de la Perestroïka et de la Glasnost ont marqué ses années à la direction du pays.

Médias en Russie‘s insight:

Le téléfilm est né de la rencontre entre Leonardo DiCaprio et Mikhaïl Gorbatchev, dans le cadre du documentaire environnemental La 11e heuresorti en 2007.

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Les Adieux à Matiora de Klimov – un chef d’œuvre du cinéma soviétique

« Les Adieux à Matiora » (« Прощание ») réalisé par Elem Klimov* en 1981, fait désormais partie des grands classiques du cinéma russe. Le cinéaste avait déjà réalisé beaucoup de courts métrages et de documentaires. Mais il s’était surtout fait remarquer pour son film Raspoutine, l’agonie. En 1981, il se lance alors dans la réalisation d’un nouveau film dramatique.

(*)En se rendant au tournage, Larissa Chepitko, la réalisatrice, Vladimir Tchoukhnov, l'opérateur, Youri Fomenko, le peintre, et leurs assistants périrent dans un accident de la route. Le mari de Larissa Chepitko, Elem Klimov termina le film. (Renseignements donnés par R.U.S.C.I.C.O.) Cependant Elem Klimov ne garda pratiquement rien de ce qui avait été tourné car le tournage avait commencé depuis peu.

En Sibérie sur l’île de Matiora, Le village du même nom mène une vie paisible. Cependant Matiora est appelée à disparaître, les bureaucrates ayant pour projet d’engloutir l’île pour construire une centrale Hydro électrique. La décision provoque un choc dans la population. La réaction des habitants est encore plus hostile quand on commence à exhumer les cercueils de l’île pour les amener ailleurs. Nombreux sont alors les villageois qui décident de résister. La plus acharnée est Daria une vieille femme particulièrement attachée à l’île (avec laquelle elle paraît communiquer) et dont le fils n’est autre que Pinéguine le contremaître du chantier.

Ce dernier est dans une position délicate, il doit faire face aux reproches des habitants et à la pression des bureaucrates.

La population semble alors se résigner en majorité, certains se baignent dans le lac pour la dernière fois, d’autres prient en espérant un miracle. Les adieux à l’île et l’exode vers la ville commencent à se faire. Les maisons sont brûlées par la milice des bureaucrates.

A la ville les enfants commencent à s’acclimater, tandis que sur l’île Daria semble attendre son heure et celle de Matiora. Cachée dans l’île, on ne la retrouvera pas. Plus tard, dans un épais brouillard, Pinéguine et le président Vorontsov, venus en bateau sur l’emplacement de l’île, constatent qu’elle a été engloutie.

Les Adieux à Matiora reste un film véritablement complexe. Elem Klimov signe un véritable chef d’œuvre qui nous parle visiblement de la vie vue au travers de plusieurs générations.
Ainsi, on a la vision d’une jeunesse qui se réjouit de partir vers la cité neuve (la ville moderne), la vision d’une vieillesse nostalgique attachée à sa terre maternelle et puis la vision d’une génération à part tiraillée entre un avenir nouveau et l’amour de ses aînés.

Autant dire que Les Adieux à Matiora propose plusieurs niveaux de lecture et aborde énormément de thèmes passionnants. Mais une fois encore ce film s’adresse directement aux sens du spectateur et il faut vraiment être concentré pour être réceptif à ce dont Klimov a voulu nous parler réellement.

Merci à Vince12 pour l’analyse de cette rareté! 

Lire la suite sur http://navetoncinema.canalblog.com

 

La Jambe de Tiagounov – le meilleur film sur le traumatisme de la guerre d’Afghanistan

« Une mouette s’est posée sur une vague et une vague la berce doucement. Je voudrais retourner à la guerre, – c’est là que mon coeur se soulagera seulement ...  »   Sergei Riadchenko, un ancien combattant (cette poésie est lue par un personnage principal au final du film).

Le film unique du réalisateur Nikita Tiagounov La jambe (Noga), est devenu le premier film soviétique sur le traumatisme de la guerre d’Afghanistan. Un début qui est resté le meilleur du genre sur le sujet brûlant tant esquivé par les autorités soviétiques.

Voir un extrait (en russe) La jambe (Noga)

C’est une adaptation d’une nouvelle de Faulkner qui relate sans massacre ni coup de feu la dégradation malsaine d’une âme. Martyn et Ryji font leur service militaire au Tadkikistan. Dès le début, il y a quelque chose qui ne va pas : on ne voit pas le reste de leur unité, ils sont dans la nature, ils ne font pas grand-chose, ils discutent avec Kamilla, une belle et jeune Tadjike, ils prennent le thé avec son frère. Cette atmosphère idyllique est suspecte. On s’inquiète même d’être tombé sur un navet mélodramatique et kitsch.

Ils sont ensuite transférés en Afghanistan. Martyn trouve les morceaux du corps de son ami dans une caisse déposée en évidence en plein milieu d’une piste. Laissant son unité sur place, il s’empare du tank pour détruire un village. Cette scène ne nous est pas montrée, pas plus que celle où un combattant afghan détruit le char. On ne verra que le résultat de l’attaque, pour se retrouver ensuite dans un hôpital, où une vieille femme porte une jambe qu’on vient d’amputer. Mais une fois dans cet hôpital, tout se brouille. …

Lire la suite sur le blog de Fabien Rothey: http://fabienrothey.hautetfort.com/archive/2012/06/23/la-jambe-tiagounov.html

A la différence de l’oeuvre de Faulkner, le drame existentiel et psychédélique de Nikita Tiagounov n’a pas de gros plans; on découvre l’état psychologique du héros à travers des interactions avec son entourage sur les plans moyens. Comme la plupart des premiers films (le réalisateur, le metteur en scène et beaucoup d’acteurs, dont I. Okhlobystyn ont tous été des débutants), La Jambe souffre de plein de défauts. Mais le thème brûlant qu’il aborde, l’audace de sa narration et le jeu de visage de l’acteur principal (Ivan Okhlobystin) le hissent au rang des perles rares de la fin du cinéma soviétique.

Source

Nikita Tiagounov

N. Tiagounov

PS:  Le jeune réalisateur Nikita Tiagounov appartenait à ce rare type de gens pour qui les problèmes du pays sont leurs problèmes et la douleur des autres est leur propre douleur.  Très empathique et prêt à se repentir pour des péchés de ces compatriotes, Nikita Tyagunov s’est suicidé en juillet 1992, un an après le film.

Le cinéma russe contemporain comme instrument de reconstruction nationale

Les années 2000 ont marqué un net retour du cinéma russe à grand spectacle. La volonté affichée de l’administration Poutine de restaurer l’idée nationale russe, notamment dans le cadre du 65èmeanniversaire de la victoire contre l’Allemagne, a favorisé la multiplication des films historiques. Ces productions sont imprégnées d’un patriotisme, quelque fois un peu naïf, mais totalement décomplexé.

 , fondateur d’une société de conseil en sûreté des affaires, installé en Russie depuis 12 ans, a écrit un article remarquable sur le cinéma contemporain en tant qu’instrument de reconstitution nationale et c’est avec plaisir que nous vous invitons à savourer cette analyse publiée dans la Nouvelle Revue d’Histoire du 28 avril 2012 (n°60).

Ce renouveau de la production cinématographique russe correspond ainsi à la volonté de la nouvelle élite dirigeante, d’utiliser les instruments modernes afin d’offrir un contrepoids au règne sans partage du cinéma hollywoodien, perçu comme un instrument de propagande au profit de la vision américaine du monde. Le nouveau cinéma russe est la transcription en image de la pensée « nationale conservatrice » mise en exergue par le parti présidentiel « Russie unie ». Cette pensée se fonde sur une évocation héroïque mais sans complaisance du passé, à l’image du discours de Dimitri Medvedev le 30 octobre 2009, lors de la journée de commémoration des victimes du goulag, ou de celui de Vladimir Poutine à Katyn en avril 2010.

Le nouveau cinéma s’inspire de quatre thèmes principaux : les fondements chrétiens de la Russie et la nécessité d’un retour à l’orthodoxie, la réhabilitation des héros blancs des guerres révolutionnaires, la mise en exergue de l’héroïsme du soldat russe, que ce soit contre la Wehrmacht ou contre les combattants turcs ou afghans, et enfin l’intégration totale de l’histoire soviétique récente. Cela se fait sans concession pour les crimes des communistes, mais avec une fierté non dissimulée pour les grandes victoires soviétiques de la Seconde Guerre mondiale.

Le cinéma russe contemporain comme instrument de reconstruction nationale

« Straffbat » : Étonnamment, la série échappe au manichéisme. Le Russe soviétique tente de comprendre l’engagement anti-communiste de son compatriote au côté de la Wehrmacht.

Le thème de l’orthodoxie comme ciment idéologique se retrouve dans toutes les évocations historiques, depuis la Rus’ de Kiev, jusqu’à aujourd’hui. L’orthodoxie est présentée comme un facteur identitaire essentiel. C’est notamment le cas dans le récent « Yaroslav » (2010), qui évoque de manière romancée la progression de l’orthodoxie face au paganisme, à l’époque de Yaroslav le Sage. Elle est aussi une force de résistance contre l’envahisseur polonais, quelquefois à la limite de la caricature comme dans « 1612 » (2007) ou dans « Taras Bulba » (2009). Il n’est pas audacieux de voir dans le personnage de la princesse polonaise, Elżbieta Mazowiecka, l’image d’un occident charmeur et trompeur à la fois. Le film le plus remarquable sur l’histoire récente de l’Eglise orthodoxe est « Pope » (2009) de Vladimir Khotinenko. Il s’agit d’une fresque retraçant l’histoire de la mission orthodoxe de Pskov. Tiré de faits réels, « Pope » raconte l’histoire d’un prêtre orthodoxe, envoyé reconstruire une paroisse dans les territoires russes conquis par la Wehrmacht, et cela avec la bénédiction de l’occupant allemand. Sergeï Makovetski, l’un des meilleurs acteurs russe de sa génération, y interprète magistralement et sans manichéisme le « starets » Ioan Krestiankine, tiraillé entre le respect de sa hiérarchie, son patriotisme russe, et son devoir apostolique. Ce film relate également un moment important de la guerre pour les Russes, celui où Staline est contraint d’abandonner les persécutions contre les chrétiens, au nom de l’union sacrée contre l’envahisseur.

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CINEMA: « Faust » de Sokourov: un blockbuster ou un film d’art ?..

Voir la bande-annonce du film

Librement inspiré de l’histoire de Goethe, Alexandre Sokourov réinterprète radicalement le mythe. Faust est un penseur, un rebelle et un pionnier, mais aussi un homme anonyme fait de chair et de sang conduit par la luxure, la cupidité et les impulsions.

Faust a été présenté comme le dernier volet de la tétralogie consacrée au totalitarisme après Moloch, Le Taureau et Le Soleil, respectivement sur Hitler, Staline et Hiro-Hito. C’est l’illustration parfois un peu raide mais visuellement splendide et incroyablement dense du roman de Goethe, se déroulant dans un climat de fin du monde, renvoyant dès les premières images au classique de Murnau. La caméra qui survole la vallée comme une âme errante avant de rejoindre Faust et son assistant Wagner disséquant un cadavre constitue probablement l’une des plus belles introductions visibles cette année au cinéma. Par la suite, il s’agit ni plus ni moins que de l’adaptation de Faust la plus sidérante et la plus libre depuis celle de Jan Svankmajer en 1995.

Le résultat est beau et sordide comme un tableau de Bosch et il risque de provoquer des réactions aussi contrastées, entre fascination et révulsion. Le dessein de Sokourov, c’est de remonter aux sources du mal. Le style du cinéaste est inimitable, repoussant chaque fois plus loin les frontières de l’expérimentation plastique (filtres de couleur et diffuseurs, anamorphoses). On peut essayer de le raccrocher à différentes mouvances cinématographiques (les premiers Zulawski, Pasolini, Bergman) et picturales (le romantisme allemand), mais il ne ressemble à rien de connu. Et les acteurs sont exemplaires de sa détermination à imposer sa vision plutôt qu’une certaine idée de réalisme.

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D’autres articles sur « Faust »: 

CINEMA: Une stratégie pour mieux exporter le cinéma russe

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La présence du cinéma russe sur les écrans étrangers reste minimale à ce jour. Hormis quelques rares films d’art et d’essai comme Elena ou Faust, qui, auréolés de prix dans les grands festivals, font des carrières honorables en salles, le cinéma russe reste cloîtré à la maison. Le cinéma populaire est estampillé « inexportable » et la plupart des films d’art et d’essai dérivent sous le radar des distributeurs internationaux.

Pour remédier à cette situation « Fond Kino » (Fond pour le cinéma),  un organisme d’État chargé de la promotion du cinéma russe, cherche une stratégie pour mieux exporter les films russes. Baisser les prix, améliorer la formation et stimuler les coproductions internationales font partie des solutions.

Elena Romanova, Directrice du département international de Fond Kino :

« En élaborant le concept de «Red Square Screenings», nous avons pris en compte l’expérience d’Unifrance. Le marché cinématographique latino-américain Ventana Sur, organisé en 2009 avec l’aide du Marché du Film de Cannes, nous a aussi servi de point de repère. Ayant débuté sous le format d’un spectacle, il s’est rapidement transformé en un très important marché du cinéma» …

 

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Kinotavr – un espace principal pour les projets cinématographiques russes


Le festival ouvert russe « Kinotavr » qui a commencé le 3 juin dans la ville de Sotchi, au bord de la mer Noire signifie beaucoup de choses pour la vie culturelle de tout le pays: chaque année, tous les succès et les échecs de l’industrie cinématographique russe s’y reflètent comme dans un miroir.

« Кinotavr » est déjà perçu comme l’espace principal pour les projets cinématographiques russes. En 2007, c’est là qu’ont débuté les « pitchings » nationaux – les présentations des projets en vue de la recherche des investisseurs. Cette année, il y a déjà 324 demandes pour le pitching de Sotchi, non seulement de la Russie, mais aussi de l’Ukraine, de la Biélorussie, du Kirghizstan, de l’Estonie. « Si un film a un rapport avec la Russie et s’il est fait en russe, il est le bienvenu », – affirme Anna Goudkova, curatrice du pitching dans l’interview à La Voix de la Russie. Néanmoins, seulement 15 meilleurs projets ont été sélectionnés pour la discussion lors du « Кinotavr ». « Ils ont une chance réelle de devenir des films », – a assuré Anna Goudkova.

75 pour-cent de films présentés à nos pitchings sont déjà réalisés, – continue-t-elle. – En général, entre la présentation au pitching et l’apparition du film sur les écrans, il y a un espace variant entre 12 et 24 mois. Il y a eu beaucoup de premières qui ont acquis une grande renommée, une célébrité mondiale. Par exemple, le film du réalisateur Popogrebsky « Comment j’ai passé cet été ». Maintenant nous savons combien de prix internationaux il a reçu. Mais il était présenté pour la première fois au public en 2008 au pitching du « Kinotavr » …

Cette année, 15 films participent au concours du « Kinotavr ». Ce sont exceptionnellement les premières. Cependant, les réalisateurs qui les ont créees, ne sont pas des débutants à Sotchi. Par exemple, Pavel Rouminov, qui a apporté au festival le drame «Je serai à côté de toi», parlant d’une jeune femme mourante qui cherche une nouvelle famille pour son fils âgé de six ans, – n’est pas un nouveau-venu à « Kinotavr ». Les organisateurs du festival sont fiers que chez eux, comme à tous les festivals prestigieux, il y ait un pool des noms découverts par eux.

Lire la totalité de l’article sur le site de La Voix de la Russie



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CINEMA: Les 11 meilleurs films russes de 2011

Les metteurs en scène russes ne cessent pas de surprendre les spectateurs et les jurés des festivals cinématographiques par leurs idées. Voici donc la sélection de onze films russes produits en 2011 préparée  par le quotidien La Russie d’Aujourd’hui. Pourquoi 11 et pas 10 diriez-vous? La réponse est « facile » (comme une âme russe) : -Et … pourquoi pas? (11 de 2011…) 🙂

Voici la liste: 

  1. Generation P
  2. Elena
  3. Faust
  4. Chapiteau-show
  5. Innocent Saturday
  6. La Patrie ou la mort
  7. Le Maître et Marguerite
  8. Twilight Portrait 
  9. Boomerang du coeur
  10. Vissotski, merci d’être en vie 
  11. Chantrapas

Le synopsis des films sélectionnés se trouve ici et prenez 5 minutes de votre temps pour la lecture. Cela vaut un détour. Et nous espérons que cette année apportera encore plus de bon film. De sorte que l’année prochaine nous serions capable de présenter les 12 meilleurs films de 2012 😉

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