Le Maître et Marguerite en dessin animé

En finissant cette semaine nous vous proposons de vous distraire un peu en regardant ce dessin animée russe qui est une jolie tentative d’adaptation du roman de M. Boulgakov.

MM

Le petit film dont il est question ici a été réalisé en 1997 (par Svetlana Petrova et Natalia Berezovaya), sous la forme d’un dessin animé, sobre et élégant. Ce qui est plutôt amusant, c’est que cette jolie réalisation ferait parfaitement l’affaire de book trailer (bande-annonce) pour donner envie de lire le livre.

Ce n’était bien évidemment pas l’intention de l’équipe qui a donné vie à ce projet, l’idée de faire des bandes-annonce pour des livres étant assez récente.

On retiendra aussi que c’est un petit tour de force d’adapter ce roman en un film de 2 minutes. En effet, beaucoup de réalisateurs ont abandonné devant l’idée de faire un long-métrage du roman de Boulgakov, qui, chemin faisant, a acquis la réputation d’oeuvre impossible à porter à l’écran.

À cet égard, une adaptation avait été réalisée par Vladimir Bortko en 2005. Résultat : un film de dix heures. Alors, faire de même en deux minutes, c’est plutôt impressionnant. Jugez plutôt.

Médias en Russie‘s insight:

Pari réussi! Bravo! Merci à @openculture pour la retrouvaille

Voir la vidéo: http://youtu.be/GmlWd15L0oQ

See on www.actualitte.com

Animation russe : une lutte pour le court-métrage

See on Scoop.itMédias en Russie (Le post ci-dessous est une traduction de l’article paru dans « Moskovski Komsomoletz » le 1 Avril 2013. Un homme légende de l’animation russe Garry Bardin y parle de ses projets, de l’état actuel de l’animation russe, des nouvelles technologies et la 3D…. (L’article a été traduit par l’équipe de « La Russie d’Aujourd’hui »)
GarryBardinEmployé par le principal studio soviétique d’animation Soyouzmoultfilm depuis 1975, M.Bardine y a créé 15 films, dont plusieurs ont remporté des prix à des festivals internationaux. Parmi ses œuvres figurent Bateau volant, Le Loup gris & le Petit Chaperon rouge, Le Chat botté, La nounou et Le vilain petit canard. En 1991, le réalisateur a créé son studio d’animation Stayer, qu’il dirige encore aujourd’hui.

Moskovskie Novosti : Les technologies numériques modernes ont-elles beaucoup changé l’animation ?

Garri Bardine : Moi, je suis un conservateur et j’utilise toujours une caméra 35 mm ordinaire. Je ne veux pas me presser. Je préfère travailler à la main, plutôt qu’utiliser l’ordinateur. Et le montage, nous le faisons à l’ancienne, sur la pellicule photographique. Nous tournons un film en utilisant plusieurs maquettes. Après, nous prenons des petits morceaux de la pellicule (5,6 ou 7 secondes) et nous les développons pour déterminer s’il y a des imperfections. S’il n’y en a pas, nous commençons le montage: nous avons une ancienne table de montage, fabriquée à Odessa. Cependant, plusieurs studios montent actuellement leurs films à l’aide de l’ordinateur en se servant  de logiciels de montage. 

Vous avez travaillé au sein du studio Soyouzmoultfilm après la dislocation de l’URSS. Est-ce que le marché libre qui est du coup apparu dans le pays, a fait changer l’industrie de l’animation ?

VilainPetitCanard

« Le vilain petit Canard » de Garry Bardine est sortie en France en 2011Ceux qui n’ont pas vu ce dessin animé, voici le lien http://goo.gl/GB9Bs

G.B.: L’essentiel pour les producteurs et les distributeurs, c’est de vendre le film, et ils s’intéressent donc exclusivement aux long-métrages. Mais l’animation, c’est souvent de la métaphore, qui privilégie le court-métrage, qui peut exprimer beaucoup de choses. Parfois, en dix minutes on peut dire ce qui ne peut être exprimé dans un long-métrage. Prenons par exemple Le Hérisson dans le brouillard par Youri Norstein – c’est un court-métrage métaphorique consacré à la découverte de l’Univers autour de soi, qui a une immense profondeur philosophique compressée en dix minutes. Toutefois, les producteurs veulent actuellement que les réalisateurs créent des grands films pour les montrer aux cinémas. Et si on produit parfois des court-métrages, ça se fait pour des festivals, tandis que les spectateurs ne peuvent pas les voir ni au cinéma, ni à la télévision.

Est-ce que la politique de l’État dans le domaine de l’animation est efficace ?

G.B.: Il y a trois ans, nous avons parlé à Vladimir Poutine. Lors de cette réunion, les réalisateurs d’animation se prononçaient sur les défis actuels et prônaient l’augmentation des fonds publics octroyés à l’industrie. On proposait de créer une académie d’animation pour restaurer l’industrie nationale et faire face à la concurrence étrangère, américaine et japonaise. L’État n’a pas réagi.

Quel est le secret du succès d’un film d’animation ? Est-ce qu’on peut combiner la profondeur et la popularité ?

… Lire la suite sur le site de la Russie d’Aujourd’hui

Commentaires

Ivan Maksimov, réalisateur d’animation et artiste, et sa vision de l’animation russe

Nos films animés sont plus humanistes et plus touchants, il y a plus d’amour. La raison pour cela est le conservatisme de nos enseignants. Pour la culture occidentale, c’est le postmodernisme qui règne, ils n’aiment pas des oeuvres qui sont consacrées à l’amour. C’est pourquoi j’aime plus l’animation russe. Nous sommes toujours en retard, et nous conservons donc nos traditions, bien que nous-même, nous ne le voulions pas.

Maria Terechtchenko, journaliste, sélectionneur du Grand festival russe d’animation

Les particularités de l’école russe d’animation sont malheureusement obscurcies par un manque de compétences techniques, un « manque de formation ». Notre animation possède certaines traditions et la volonté de les maintenir, mais les écoles spécialisées russes ne sont pas nombreuses, et plusieurs d’entre elles ne donnent pas une bonne formation (…) Il y a une autre tendance, très visible dans les films d’animation réalisés à des fins commerciales : nous pensons que le film doit être mignon. Et pour les animateurs américains, par exemple, c’est du passé. Si on regarde leurs séries d’animation pour les enfants, on peut voir que les personnages sont souvent non-conventionnels et même laids, mais cela présente un charme et une signification très particulières.

Gueorgui Vassiliev, producteur de la série éducative Les Fixiki

Durant les 20 dernières années, la Russie a investi dans l’industrie d’animation des centaines de millions. Au moins 4,6 millions d’euros de subventions sont repartis parmi les studios d’animation annuellement. Des projets réalisés à l’aide de ces fonds, nous voyons à la télé 20% ou moins. Durant les 20 dernières années, les studios ont produit des centaines de nouveaux films inconnus au public. Les animateurs ne sont pas en contact avec les spectateurs, il n’y a pas de feedback. Les studios produisent des dessins animés, sachant qu’ils ne sortira pas sur les écrans et ils peuvent faire ce qu’ils veulent.

Source 2

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Animation russe fête ses 101 ans

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de l’animation russe! Cet article est l’hommage à quelques uns de ses  pionniers…

Starevich_Animation_Russe

Vladislav Starevich en compagnie de « ses acteurs » préférés

C’est le le 8 Avril 1912 (à peine quatre ans après la Fantasmagorie d’Emile Cohl) que les spectateurs russes ont vu le film d’animation pour la première fois. Le dessin animé « La belle Lucanida ou la Guerre des Lucanes Cerf-Volants avec les Longicornes«  soigneusement produit par un biologiste Vladislav Starevich leur a montré une histoire d’amour tragique entre deux insectes de différents clans. Cette animation de marionnettes a été un énorme succès, tant en Russie qu’à l’étranger : les gens ont été impressionnés et parfois choqués par « les acteurs » du film car ils pensaient que c’étaient de de vrais insectes mystérieusement hantés par le dompteur de génie…

L’affiche du dessin animé "La belle Lucanida ou la Guerre des Lucanes Cerf-Volant avec les Longicornes" (1912, Moscou)

L’affiche du dessin animé « La belle Lucanida ou la Guerre des Lucanes Cerf-Volants avec les Longicornes » (1912, Moscou)

Ce fameux « dompteur » n’était autre que Vladislav Starevich le père(*) de l’animation russe un homme de grand talent qui a été dix ans en avance sur son temps au moins dans les techniques de production de dessins animés (les Américains n’ont utilisé l’animation en stop-motion qu’en 1924-1925 dans le film « The Lost World« )

(*) en 1904-1905 Alexandre Chiriaev (un chorégraphe, professeur émérite de Théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg), a commencé à expérimenter avec les images dessinées à la main et avec l’animation stop-motion après avoir acheté le caméra « Biokam » lors de son voyage à l’étranger. D’où vient la version que c’est lui, Monsieur Chiriaev  qui aurait dû être considéré comme le véritable pionnier et l’expérimentateur dans l’animation en Russie.

Félicitations à toutes et à tous qui participent à la création des comptes de fées pour nos enfants!

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Tchébourachka* et Guéna le Crocodile ne sont pas à vendre!

Hier (le 11 décembre) l’Internet russe a connu une vague de protestations par rapport à la mise en vente des deux poupées des séries d’animation soviétiques :  Tchébourachka* et Guéna le Crocodile.

Tchebourachka

Les exemplaires uniques** des vedettes de l’animation russe qui avaient gagné l’amour des enfants et de leurs parents et étaient devenus des personnage du folklore et de multiples histoires ont été mis mis aux enchères par la maison Sovkom avec un prix de départ de 1,5 million de roubles ou +/-37 500 euros. (Pour comparer: un chapeau et une canne de Charlie Chaplin ont été vendus pour une somme de 62 000 dollars; le fouet d’Indiana Jones a changé de propriétaire contre 32 000 dollars payés aux enchères).

Selon la radio « La Voix de la Russie », l’intrigue se jouait entre les représentant des collectionneurs (majoritairement d’origine russe, nda) qui appréciaient la culture de l’époque soviétique et … des acheteurs japonais.  En effet, dans les années 2000, cet animal inconnu de la science (Tchébourachka) jouissait d’une popularité exceptionnelle au Japon grâce à la télévision nippone qui a lancé une série-animé « Qui est-ce, ce Tchébourachka ? ». Les Japonais ont même acheté les droits sur ce héros aux grandes oreilles jusqu’à 2023.

Les salles du Musée de l'Animation Russe à Moscou

Les salles du Musée de l’Animation Russe à Moscou

Finalement, aucune des parties n’a pas pu remporter les enchères, car les fameux personnages ont été retirés de la vente en raison de la réaction rapide de la population russe qui a fait valoir que ces poupées méritaient bien la place au musée et pas dans une collection privée.

C’est avec plaisir que notre blog @mediasrusses salue cette décision et espère bien que les vétérans de l’animation russe retrouveront leur place au Musée de l’Animation qui se trouve dans les locaux du Musée polytechnique à Moscou.

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Tchébourachka est un petit animal au poil brun de la taille approximative d’un enfant de cinq ans, aux grandes oreilles rondes pelucheuses qui marche sur ses pattes de derrière. Il s’agit d’un personnage du livre pour enfant de l’écrivain Edouard Ouspenski matérialisé et présenté aux spectateurs par les studios Soyouzmoultfilm en 1969. (Voir la 1ère  épisode de Tchébourachka sous-titrée en anglais)

** Le studio d’animation « Soyuzmultfilm » a produit quatre courts métrages sur Tchébourachka (les dates de sortie: 1969, 1971, 1974 et 1983). Toutes les poupées tombaient très souvent en panne lors du tournage de chaque épisode. Du coup, il n’en restaient qu’un seul exemplaire de chaque poupée vers 2012.

Source

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Luntik – un nouveau milliardaire de l’animation russe

Selon le communiqué sur le site de l’Association des producteurs de cinéma et de la télévision paru le 22 novembre, une vedette de l’animation russe pour les enfants d’âge préscolaire Luntik a enregistré un milliard de visionnages sur sa chaîne YouTube et peut désormais s’aligner sur des célébrités mondiales comme Michael Jackson ou Britney Spears dont les chaînes officielles attirent un nombre pareil de spectateurs.

« Les aventures de Luntik » c’est l’histoire d’une petite créature duveteux (Luntik) qui est tombée de la Lune sur la Terre et essaye de s’intégrer dans un nouveau monde. En l’explorant Luntik rencontre de nouveaux amis, apprend à communiquer, à être poli, tolérant et finit par trouver une famille d’acceil chez les abeilles. La majorité des personnages de la série sont de petits animaux: insectes, poissons, crapauds, vers; certains sont des adultes, d’autres – les enfants; dans ce monde chacun a son caractère mais nul n’est méchant. C’est la particularité du dessin animé ce qui fait que les histoires racontées sont toujours très gentilles, chaleureuses et extrêmement positives. Chaque épisode ne dure que six minutes et représente une histoire finie vécue à travers les yeux  d’enfant avec un moral (ou la conclusion) prononcé par la voix adulte à la fin.

Succès commercial

Luntik est la plus longue série animée pour enfants dans l’histoire de l’animation russe. Le premier épisode est sorti sur les écrans en 2006.  Pendant ces 7 ans Luntik et ses amis étaient parmi les personnages les plus populaires chez les enfants. Les licences pour les produits dérivées (des jouets, des livres, des friandises, des jeux éducatifs, des articles de sport, des ordinateurs, – au total plus de 3000 articles) ont assuré le succès commercial pour les auteurs du dessin animé (studio de film d’animation « Melnitsa » (un moulin) de Saint-Pétersbourg). Quand à l’Internet, il s’est avéré un excellent moyen de distribution qui apporte des dizaines milliers de dollars supplémentaires grâce à la monétization du contenu sur la chaîne YouTube (chaque épisode du dessin animé est précédé par une annonce publicitaire).

Aujourd’hui, « Les aventures de Luntik et de ses amis » se compose de 389 épisodes; 50 nouveaux épisodes sont en production et sortiront aux écrans en 2013.

Source

Pour plus d’info sur Luntik et son univers : http://www.luntik.ru/ (en russe)

Une nouvelle loi russe censure des dessins animés

Tant chauffe-on le fer qu’il rougit et tant gratte chèvre que mal gît … (Un proverbe français)

Une nouvelle loi pour la « protection des enfants » est entrée en vigueur en Russie samedi dernier (le 1 septembre 2012). Face à ces nouvelles dispositions, les médias russes sont partagés entre panique et perplexité. Pour ne pas prendre de risques, de nombreux responsables de médias en ligne craignent de devoir marquer tout leur site comme “interdit aux moins de 18 ans” – ce qui aurait pour effet de faire chuter leur lectorat, voire d’entraîner le blocage de leur site par certains fournisseurs d’accès, par les réseaux Wi-fi publics ou dans certaines institutions publiques comme les écoles.

L’inquiétude touche également les médias traditionnels : le 28 août dernier, le rédacteur en chef de la station de radio indépendante Echos de MoscouAlexeï Venediktov, a annoncé sur Twitter la suspension temporaire de l’émission “Aux adultes, sur les adultes”, animée depuis 2004 par le juriste et psychologue familial Mikhaïl Labkovski. Le directeur général de la chaîne de télévision 2×2Lev Makarov, a même annoncé que la série “Les Simpsons” serait expurgée de certains passages violents (notamment « Itchy and Scratchy show » regardé par Bart sera interdit), tout comme “South Park”, qui ne serait plus diffusée qu’après 23 heures. Des producteurs se sont émus que les personnages fumeurs de dessins animés soviétiques très populaires pourraient être censurés. Les médias bruissent de rumeurs faisant état de listes de mots censurés ou de postures corporelles à bannir à l’écran.

Peur pour le patrimoine télévisuel soviétique.

La nouvelle loi a été critiquée par les médias et créateurs de dessins animés russes qui redoutent que d’autres chaînes ne soient contraintes de censurer des programmes à l’image de 2×2. Certains professionnels du secteur ont craint que cette nouvelle loi ne défigure des dessins animés cultes de l’époque soviétiques comme Nu, pogodi! (Attends que je t’attrape!) et Le crocodile Guena, où certains personnages fument une cigarette ou la pipe. (Voir l’épisode en question de « Nu, pogodi !  » http://youtu.be/mM8qgX3vbuI)

Reporters sans frontières déplore à nouveau la confusion créée par les amendements apportés en juillet 2012 à la loi censée “protéger les enfants des informations nocives”.

Les imprécisions et incohérences du texte rendent ses dispositions répressives encore plus menaçantes et encouragent les journalistes à l’autocensure. La définition très vague des ‘informations nocives’ laisse trop de marge à l’interprétation et crée un grave risque de surblocage. Comment rendre compte des catastrophes naturelles, des conflits armés et des agressions sexuelles dans de telles conditions ? Tel qu’il est présenté, le marquage des contenus d’information par catégorie d’âge est une mesure aberrante et dangereuse pour les médias. Sous prétexte de protéger les mineurs, la loi risque d’entraver sérieusement leur mission d’informer le public sur des sujets d’intérêt général. Nous demandons aux parlementaires de clarifier le texte et d’en supprimer les dispositions attentatoires à la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par la Russie”, a déclaré l’organisation.

A l’heure actuelle, le flou et les contradictions du texte de loi rendent indispensables des explications officielles. Mais ces dernières, malheureusement, sont elles aussi changeantes. Les questions se focalisent actuellement sur le type de contenu qui doit être interdit aux mineurs. Selon la nouvelle version de la loi, les médias sont en effet tenus de soustraire à la vue des enfants tout contenu incluant entre autres des scènes de violence, de sexe, du vocabulaire grossier, ou incitant à la consommation de tabac et d’alcool. Pour ce faire, chaque article ou contenu susceptible de les heurter doit faire l’objet d’une mention “interdit aux moins de” 6, 12, 16 ou 18 ans.

De son côté, l’autorité de surveillance des médias Roskomnadzor a indiqué que les conséquences de la nouvelle législation seraient examinées un mois après l’entrée en vigueur du texte, laissant entendre que des aménagements seraient possibles, selon l’agence Ria Novosti.

En attendant VGTRK a déjà annoncé qu’il va classifier le dessin animé « Nu, pogodi! » (qui est une série d’animation culte de tous les temps) en tant que 18+ ce qui le déplace automatiquement dans les créneaux nocturnes des chaînes du groupe …   En Russie il existe un proverbe qui pourrait résumer cette situation:  « Dites à un fou de prier et il va se fracasser le front »…

Sources : RTL, RBC

Quel avenir pour le plus ancien studio de l’animation russe?

Directeur du "Soyouzmultfilm", Nikolai Makovsky

Directeur de "Soyouzmultfilm" - Nikolai Makovsky

La semaine dernière nous avons pu voir l’état dans lequel se trouvait le plus ancien studio d’animation en Russie. Et voici une nouvelle qui pourrait réconforter les fans de l’animation :  selon l’article publié dans RIA Novosti, le studio légendaire « Soyuzmultfilm » recevra une subvention de 60 millions de roubles de la part du Ministère de la Culture pour l’achat de nouveaux équipements.  « Cette décision est très importante pour nous car elle permet à « Soyuzmultfilm » d’adopter de nouvelles solutions technologiques, d’améliorer l’efficacité et la production. Maintenant, sans ces capacités technologiques il est très difficile d’imaginer comment et quand nous allons pouvoir faire de nouveaux projets »,– a commenté le directeur du studio Nikolai Makovsky (sur la photo ci-contre)

En effet, la décision vient à l’heure car l’état de la plus grande studio d’animation propriétaire exclusif des collections d’animation soviétique et russe de plus de 1500 titres est déplorable (voir le tableau ci-dessous).

En 2011 le personnel en CDI de « Soyuzmultfilm » ne comptait que cinq personnes. Un (!!!) seul projet était en développement et les deux autres étaient mis en veille. Les sources principales du revenu (41,4 million de roubles / 15,5 millon d’euro) ont été:

  • excursions sur les lieux de tournage;
  • sous-location de locaux;
  • location des films d’animation (23%);
  • licences pour les produits dérivés (10-20%) du total.

Pourquoi une telle misère et comment cela se fait que depuis 1991 le plus grand studio d’animation se trouve en chute libre? Lire la suite

Le plus ancien studio d’animation russe a du mal à s’en sortir

Un peu de statistiques de vendredi pour finir la semaine.

Il s’agit de la production de dessins animés à « Soyuzmultfilm » (le plus ancien studio d’animation en Russie qui est propriétaire de plus de 1500 titres). Comme vous le verrez sur l’image ci-dessous la situation est plus qu’inquiétante.

C’est pour cela que nous avons décider de consacrer le prochain post de notre blog à ce problème. Restez connecté!

Et bon weekend, quand même! 🙂

Un dessin animé s’est avéré le plus rentable des films russes sortis en 2011

L’Edition « Kinobusiness Segodnia» a établi une liste des films russes les plus et les moins rentables de année 2011.

Le critère utilisé n’était pas celui de la recette apportée mais le ratio de la recette au budget de production du film. Il s’est avéré que le dessin animé « Les Trois Preux et La Reine de Chamakhan » de Sergueï Glézine est devenu le film le plus rentable de l’année. Avec le budget de 3 millions de dollars il a recueilli 19 millions de dollars de recettes.

Une place bien méritée, d’autant plus que le film qui se trouve à la deuxième position dans la liste fait  pâle figure. Il s’agit bien du film  « Les personnes inadéquates » de Roman Karimov (0,59 millions de dollars de recettes  pour un budget extrêmement bas de 0,1  millions tout compris). La troisième place est détenue par « L’enceint«   de Sarik Andréasian (7,37 millions de dollars de recettes pour 2 millions de budget).

Allez, « fail » time!

Le film de Slava Ross « Sibérie. Monamour » a été mis en tête de liste des films les moins rentables de l’année (22 700 de dollars de recettes pour un budget de 3,5  millions de dollars).  Les films « Un cible«  (« Mishen' ») et « Une maison » (« Dom ») occupent respectivement la deuxième et la troisième places dans la liste lugubre de l’édition.

 

Source: Kinobusiness.com