L’armée Myn Bala à la conquête de l’Amérique

L'article fait partie de la catégorie C.E.I. dans laquelle nous abordons les sujets liés aux pays de la Communauté d'Etats Indépendants (ex-URSS).

Voir la bande annonce du film (anglais)

Les steppes de Kazakhstan… un endroit magnifique où Sergueï Eisenstein a tourné ses films au cours de la Seconde Guerre mondiale en inspirant le peuple soviétique à lutter contre le nazisme. En 2011, c’est le même endroit qui a servi au réalisateur kazakh Akan Sataev pour le tournage du drame historique sur la lutte des guerriers kazakhs contre des hordes d’envahisseurs djungars. Cette adaptation de la légende des steppes « L’armée Myn Bala » a coûté 12 millions de dollars à « Kazakhfilm » et avait pour objectif d’améliorer une image du pays, jusqu’à une date récente, un premier objet de plaisanteries de Borat.

Un an après, on peut dire que le pari a été gagné. Le nouveau film a non seulement établi une nouvelle référence pour l’industrie cinématographique locale – il est aussi devenu la marque du studio « Kazakhfilm ». Les 2,7 millions de dollars de recettes au box-office local est un vrai succès; surtout que le résultat va certainement être amélioré par les recettes provenant de la distribution internationale du film.

C’est la compagnie « 108 media » de Jeff RAYMAN qui a acheté les droits internationaux de ce drame  historique qui, par ailleurs,  a été sélectionné pour représenter Kazakhstan aux Oscars 2013 dans la catégorie le meilleur film étranger. Actuellement, « 108 Media » a déjà vendu les droits vidéo / DVD à l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, le Moyen-Orient et au Royaume-Uni. Au quatrième trimestre, la société Paladin Films planifie la sortie du film aux grands écrans des Etats-Unis.

Vu la réussite de « Mongol », un film similaire de Sergei BODROV dont la box-office international a apporté 26,5 millions de dollars en 2007,  « L’armée Myn Bala » pourrait également être un succès…

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C.E.I.: MTS dépossédé de ses biens à Ouzbékistan

Un géant russe de télécom MTS n’a pas beaucoup de chance en Asie Centrale dans le sens où les régimes autoritaires de cette région pittoresque continuent les tentatives pour mettre leur mains sur la société russe à succès phénoménal.

Avant c’était le Turkmenistan, maintenant c’est l’Ouzbekistan qui prend le relais.

Ainsi, un tribunal ouzbek a condamné à trois ans de prison avec sursis quatre dirigeants d’une filiale de l’opérateur russe de téléphonie mobile MTS en Ouzbékistan pour fraude fiscale et ordonné le transfert à l’Etat de ses actifs, ce qui a aussitôt été dénoncé par le groupe.

Le groupe russe Sistema, qui contrôle l’opérateur MTS, a pour sa part annoncé son intention de porter plainte devant la justice internationale.

Dans un communiqué, le MTS a dénoncé lui une confiscation illégale de ses actifs en Ouzbékistan et une condamnation injuste des quatre employés d’Ouzdounrobita, filiale à 100% de MTS dans cette république d’Asie centrale.

Les nombreuses violations dans le cadre de l’enquête, la façon de présenter les preuves pendant le procès, les délais réduits des audiences et le refus illégal d’accepter que le groupe défende ses droits et intérêts prouvent que toute l’affaire est manipulée avec pour but de prendre possession des actifs et des affaires de MTS en Ouzbékistan, ajoute le groupe.

MTS se réserve le droit de recourir à tous les instruments légaux, en premier lieu au niveau international afin de se faire rembourser — y compris par certains responsables ouzbeks — les pertes causées par ces actions illégales, précise-t-il.

Selon un porte-parole du tribunal de Tachkent cité par l’agence Ria Novosti, les biens de la filiale doivent être transférés à l’Etat pour rembourser le préjudice occasionné par les fraudes fiscales réalisées par ses dirigeants.

La filiale du groupe russe est dans le collimateur de la justice ouzbèke depuis juin, quand le parquet a interpellé ses dirigeants.

MTS a alors dénoncé des violations de la législation locale et jugé que ces mesures constituaient une pression à son encontre.

Puis l’étau s’est resserré. Mi-août, le groupe s’est vu retirer toutes ses licences et réclamer des centaines de millions de dollars à la suite de plusieurs contrôles fiscaux.

Ses biens ont été saisis fin août, une décision dénoncée par MTS comme une tentative des autorités ouzbèkes de s’approprier illégalement ses actifs.

MTS, qui est le plus important opérateur de Russie et dans la Communauté des États indépendants (CEI – ex-URSS moins les trois pays baltes et la Géorgie), était présent via sa filiale depuis 2004 en Ouzbékistan et y comptait plus de 9 millions d’abonnés, soit près d’un tiers de la population de ce pays d’Asie centrale au régime autoritaire.

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C.E.I.: L’opérateur mobile russe MTS revient en Turkménistan et met fin au monopole d’Etat

Les internautes turkmènes ont été ravis d’apprendre, début mai, que suite à un accord verbal avec le Président Gurbanguly Berdimuhamedov, le célèbre opérateur de téléphonie mobile russe MTS allait bientôt reprendre ses activités au  Turkmenistan et ce, après une incompréhensible fermeture par le gouvernement en 2010.

Un peu d’histoire:

MTS est arrivé sur le marché turkmène en 2005 après avoir pris le contrôle majoritaire d’une compagnie américaine qui était le principal opérateur mobile du pays.

La compagnie russe est vite devenue l’opérateur le plus important et le plus en vogue du Turkmenistan, pouvant se targuer de détenir 85% des parts du marché des services mobiles et de desservir pas moins de 2,4 millions d’utilisateurs en 2010 [russe].

Par comparaison, l’opérateur de téléphonie mobile  Altyn Asyr détenu par le gouvernement turkmène ne comptait que 500 000 clients environ, début 2011. Les services de MTS sont devenus populaires dans le pays parce que la compagnie fournissait à ses clients, outre la connexion Internet, l’accès aux réseaux sociaux, ce qu’interdit  le fournisseur d’accès Internet détenu par l’Etat. La connexion internet MTS a donc en effet permis à de nombreux Turkmènes d’avoir une “fenêtre sur le monde”.

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Lire également sur notre blog:

INTERNET : Publicité online, la Russie affiche une croissance record de 55%

Selon la dernière étude publiée par l’institut IAB, les investissements publicitaires online en Europe ont enregistré une croissance de 14,4%, pour atteindre 20,9 milliards € en 2011, contre une croissance de 15,3% entre 2009 et 2010.

La publicité online semble donc tirer son épingle du jeux dans un marché global qui n’enregistre qu’une hausse de 0,8% sur la même période.

L’étude indique par ailleurs que les 7 premiers pays européens représentent près de 75% des revenus que génère la publicité online. IAB pointe toutefois du doigt des taux de croissance très hétérogènes. En effet, si la France figure comme le 3ème pays européen en matière de revenus, elle enregistre une croissance de moins de 10%. En revanche, la Russie 6ème pays en matière de revenus, affiche une croissance record de 55%. Les pays de l’Europe de l’Est affichent également des croissances situées entre 20 et 45%.

Voir le rapport

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« Stalingrad » sera le premier film russe en 3D

F. Bondarchuk sur le lieu de tournage du film

D’après l’article paru dans Vedomosti, la version stéréoscopique du film  « Stalingrad » de Fyodor Bondarchuk sera diffusée aux cinémas en octobre 2013. Ce drame historique imbibé de sang et de souffrances de la Seconde Guerre Monidale sera le premier film russe en format IMAX® 3D. Comme l’explique le directeur du film  « ...il est très important pour nous de créer un sentiment de présence, une immersion totale pour que le spectateur se retrouve dans les tranchées à coté des combattants« .

L’adaptation du film en 3D sera effectuée par la société IMAX qui, selon l’accord avec des producteurs, bénéficiera d’une clause d’exclusivité de deux semaines sur la distribution du film au cinémas; et aura une part du box-office  « un peu plus élevée que d’habitude » (10-15%).

En nous tournant vers les statistiques il est intéressant de noter qu’au total 21 films IMAX sont sortis en Russie et CEI en 2011 en apportant 31,2 millions de dollars de recettes (une fois et demie de plus qu’en 2010). En nombre de salles IMAX (19) la Russie est le troisième marché mondial (après les États-Unis et la Chine).

Greg Foster, IMAX

Le président de IMAX Filmed Entertainment Greg Foster confirme que le secteur est en bonne santé: « Dans les deux prochaines années nous allons ouvrir 22 autres salles IMAX en C.E.I. [NDA : amenant le nombre total des salles au 45] Le marché est en progression et il existe une demande pour les films produits localement« , dit-il dans son interview à Vedomosti. Source

Le poster du film "Stalingrad"
                               Le poster du film « Stalingrad » (2012)

Il est aussi curieux de noter que 37 ans auparavant le grand cinéaste et comédien Sergeï Bondarchuk (le père de Fyodor Bondarchuk) a réalisé un film de guerre extraordinaire « Ils ont combattu pour la patrie » (IMDb) dont l’action se passe aux alentour de Stalingrad. Le film fait découvrir au spectateur l’état d’esprit des combattants qui sous l’uniforme cachent des histoires personnelles très différentes et de divers milieux et  explique la variété de  leurs comportements dans ces conditions exceptionnelles.

Le poster du film "Ils ont combattu pour la patrie"

Le poster du film "Ils ont combattu pour la patrie" (1975)

Pourquoi « Media Group Ukraine » a renoncé à la nouvelle chaîne d’info

« Media Group Ukraine » a officiellement  rejeté les plans de lancer une nouvelle chaîne satellitaire « Novosti » (Actualités). L’annonce a été faite  lors d’un petit déjeuner de presse par le directeur du développement médias du groupe, Ekaterina Lapshina.

Pourquoi cette décision?

Rappelons les faits: En février 2008 SA « TRK Ukraina » obtient une licence pour le canal « Novosti ». Le projet suit son chemin mais  la date de lancement de la nouvelle chaîne est souvent reportée.

En février 2011 TRK « Ukraina » réédite  la licence et remplace le logo « Novosti » par celui de « Football » (la chaîne homonyme commence à diffuser ses programme le premier du mois suivant). Simultanément, la société explique qu’elle poursuit des travaux de lancement de la chaîne d’information et qu’elle envisage d’obtenir une autre licence afin de pouvoir terminer le projet au second semestre 2011. Depuis, pas de nouvelles.

Et pourtant la décision de « Media Group Ukraine » d’abandonner le développement de la chaîne nationale d’information peut être expliquée par trois raisons principales. Primo, le tout puissant Euro-2012 qui fixe les priorités dans tout le pays (l’industrie de la télévision étant surement l’une des plus concernées). Secundo, la conjoncture économique oblige la direction d’être plus prudente dans le choix d’une stratégie et de réduire les risques liés au projet très coûteux. Ceci nous amène à évoquer notre troisième point. Tertio, à l’heure actuelle la nouvelle chaîne nationale ne peut pas être rentable que si elle est incluse dans la TNT gratuite d’un des multiplex numériques (pour ne pas répéter le cas de la LCL française). En effet, l’année dernière  « Media Group Ukraine » a déposé cinq demandes à l’appel à candidatures pour de nouvelles chaînes de la télévision numérique dans un des multiplex à couverture nationale (MX-1 MX-2 MX-3 MX-5). Les licences n’ont été octroyées qu’à deux entre elles: Kinotochka et NLO-TV (actuellement en test). D’où vient l’hésitation du groupe et la décision de mettre le projet en veilleuse.

Source: Liga SMI

Pour info:

« Media Group Ukraine » – Media Holding, créé en 2010 sur la base de la chaîne de télévision « Ukraine ». Aujourd’hui il appartient à « System Capital Management » et comprend une chaîne nationale généraliste « Ukraine », deux chaînes de sport « Football » et « Football+ », une chaîne régionale « Donbass », un Internet-holding « Digital Ventures » et une société de production « Tele Pro ».

La télévision 3D en Ukraine: la charrue avant les boeufs ?

Cet article fait partie de la nouvelle catégorie C.E.I. dans laquelle nous allons traiter les sujets liés aux pays de la Communauté d'Etats Indépendants (ex-URSS).

D’une façon ou d’une autre, mais la nouvelle s’est fait entendre: Danny Menken, le directeur général d’Eurosport Benelux a semé l’espoir au fond des coeurs des Ukrainiens en disant que le développement de la télévision en 3D était envisageable en Ukraine.

Dany Menken

Dany Menken, Eurosport

Enfin, voici plus exactement ce qu’il a dit: «À notre avis, en Ukraine il y a un marché qui se développe rapidement, la télévision numérique est aussi en expansion ce qui signifie qu’il existe des possibilités pour l’avenir …. 3D est également dans nos plans », – a déclaré M. Menken. Nous ne reprochons rien à Monsieur Menken car ses propos sont justes. Et pourtant, soyons moins optimistes pour le développement de la télévision 3D en Ukraine afin de ne pas mettre la charrue avant les boeufs et voici pourquoi.

Il est vrai que l’année 2012 sera particulière pour la télévision ukrainienne: la quatorzième édition du Championnat d’Europe de football apportera beaucoup de téléspectateurs assoiffés de beaux moments et de tous les drames qui vont se jouer aux stades ukrainiens et polonais. Pour satisfaire cette demande (les diffuseurs des compétitions l’avons bien compris) la HD paraît être un « must »; surtout pour la finale qui aura lieu au Stade olympique de la capitale ukrainienne, Kiev. Mais la 3D ?..

D’un point de vue technique, la diffusion de la télévision en 3D par satellite ne pose pas de difficultés. Cela demande un peu plus d’espace de la bande passante que le signal HD. Les problèmes classiques restent les mêmes: la disponibilité du contenu 3D et la base technique.

Or, combien selon vous y-a-t-il de chaînes ukrainiennes qui ont leurs versions HD ? Une, deux, trois ?.. Cherchez encore… La réponse : aucune! Bien évidemment, les chaînes majeures sont « quasiment prêtes » mais en réalité cela ne va pas au-delà des versions d’essai et des diffusions test.  Seule la chaîne sportive « Football » (le diffuseur officiel de l’UEFA EURO 2012™) s’apprête à montrer tous les matchs de l’EURO 2012™ en direct et en HD pour les abonnés de Volia Cable qui vient d’obtenir les droits exclusifs de sa retransmission.  Enfin, en parlant de la technologie il est important de mentionner que les chaînes TV qui diffusent en stéréo, ce qui devrait être la norme (on est en 2012 parbleu!), sont encore peu nombreuses en Ukraine. Alors, vous avez dit 3D ?

Vous allez me dire que le progrès va de plus en plus vite et que l’Euro 2012 va accélérer le processus? Oui, mais avant l’apparition de 3D en Ukraine il est nécessaire que la haute définition devienne une expérience à part entière. N’oublions pas que la télévision est avant tout un business qui doit monétiser toutes les innovations technologiques et tant qu’il n’y aura une masse critique des téléspectateurs équipés de cette nouvelle technologie flattée (60% environs) aucun développement sérieux ne sera possible. Dans cette perspective, 2012 nous paraît une année importante les chaînes ukrainiennes en ce qui concerne leur passage en HD, un point de départ; Quand à la 3D, elle ne sera pas adoptée pendant encore très longtemps et, malgré l’augmentation exponentielle du nombre des postes compatibles, les grandes chaînes vont se limiter à la diffusion épisodique des grands évènements largement annoncés.