Les JO à Sotchi ont rapporté 2 milliards de roubles aux chaînes TV russes

Bonjour Chers lecteurs,

Cela fait longtemps que je n’ai pas dit un mot sur les médias en Russie ce qui est dû au charge de travail que j’ai actuellement. Je m’excuse auprès de vous pour l’irrégularité de mes postes et je vous invite à m’envoyer un petit message si un sujet particulier vous intéresse. Entre temps,  j’ai décidé de tourner la page des JO à Sotchi 2014 en vous proposant quelques stats intéressantes…

SochiBroadcasting

Il est connu que les événements de cette taille attirent des grands annonceurs qui remplissent les caisses des diffuseurs. Les JO à Sotchi ont également généré plus de 2 milliards de roubles (plus de 40 millions d’euro) en recettes publicitaires ce qui a permis aux chaînes de télévision Rossya 1, Rossya 2 et Channel One Russia de rembourser les frais engagés pour l’acquisition des droits de diffusion (1,6 milliard de roubles). La banque russe Sberbank (Caisse d’Epargne) est devenu l’annonceur le plus actif des Jeux Olympiques.

D’après l’étude de « Quendi RusMediaAudit » la première chaîne russe (Channel One Russia) a obtenu entre 55-65% de recettes en attirant 29 grandes marques contre 18 pour la chaîne du holding VGTRK Rossya 1. Quand au prix du spot publicitaire, c’est aussi Channel One qui détient le record: plus de 250 000 roubles HT (50 000 euro HT) pour un point GRP (« gross rating point » correspond au nombre moyen de contacts publicitaires obtenus sur cent individus de la cible visée) lors de la cérémonie d’ouverture et de clôture.

Audience booster par excellence. 

ChelVtykaetAu total, selon les estimations de TNS Russie, plus de 63,7 millions de Russes, soit 93,5 pour cent de l’audience de la télévision russe, ont suivi les Jeux Olympiques du 7 au 23 février 2014 La cérémonie d’ouverture a elle seule a attirée 40,8 millions de Russes. Belles performances, rien à dire.  Une très forte augmentation de l’auditoire a été remarqué sur toutes les chaînes qui diffusaient des épreuves olympiques. Ainsi, la part d’audience 18+ de la chaîne Rossya 1 a augmenté de 14% dans la période pré-olympique pour atteindre à 16,5% au cours des Jeux. Quand à sa sœur Rossya 2, une chaîne publique entièrement consacrée à la diffusion des événements sportifs, son audience a fait un bond de 2% à 4,9% ! A ne pas oublier la part d’audience de la chaîne thématique à péage Sport 1 qui a bondi de 0,2% à 1,1% soit plus de cinq fois.

Et en France? 

Les diffuseurs exclusifs des JO France 2 et France 3 ont gagné respectivement 400 000 et 200 000 téléspectateurs quotidiens : l’audience moyenne de France 2 pendant les deux semaines des JO a monté à 1,7 million de personnes ( 17,3%) par jour contre 1,3 million (13,9%) pendant le mois précédant les JO. Pour France 3, l’audience moyenne a atteint 1,1 million (11,1% de l’audience) pendant les Jeux contre 907 000 (9,5%) le mois précédent (source).

Deuxième écran en plein boom.

Les chercheurs ont également noté un intérêt accru pour les Jeux Olympiques sur Internet. Ainsi, l’application de VGTRK pour les écrans connectés (dont les téléviseurs avec la technologie SmartTV) a été installée  par 7 millions d’internautes parmi lesquels se trouve votre aimable serviteur 🙂  Le portail sportif Sportbox a attiré plus de 15 millions d’utilisateurs uniques pendant la période des Jeux Olympiques (2 millions d’utilisateurs par jour en moyenne, un visiteur sur cinq a consulté la ressource à partir d’un appareil mobile).

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Avec une audience en hausse de 12% entre 2011 et 2012 pour atteindre 61,2 millions d’internautes, la Russie dispose de la plus grosse audience Internet sur le continent européen, selon Yandex.. Conséquence : le russe est désormais la seconde langue utilisée sur la toile en Europe, derrière l’anglais. Les implications pour le marché du digital en Russie sont sans précédent et les perspectives de développement des start-up sont immenses. D’autant que le réservoir de croissance est là. Seuls 52% des russes de plus de 18 ans se rendent au moins une fois par mois sur Internet.

Entre 2010 et 2011, le marché de la publicité en ligne a grimpé de 56% et représente aujourd’hui 17% du marché de la publicité en Russe, soit 1,4 milliard de dollars, selon une étude réalisée par la banque d’affaires GP Bullhound. Selon l’AKAR, l’homologue russe de l’AACC, ce chiffre s’élevait en 2012 à 1,877 million de dollars en 2012, soit une croissance de 34%.

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Le marché de l’e-commerce russe a quant à lui grimpé de 25% en un an pour atteindre 10 milliards de dollars en 2011. Selon Morgan Stanley, ce chiffre s’élevait à 12 milliards de dollars en 2012. Et les prévisions sont sans appel : en 2020, l’e-commerce russe devrait peser quelques 30 milliards de dollars.

Quant au marché de la vente de contenus digitaux, il a connu une croissance de 20% entre 2010 et  2011 pour atteindre 281 millions de dollars et devrait s’accélérer en raison d’infrastructures Internet de plus en plus performantes « et ce notamment dans les grandes métropoles comme Moscou où le LTE a pris de l’avance » indique Adrien Henni, co-fondateur et rédacteur en chef du média spécialisé sur l’actualité digital russe « East-West Digital News ».

Des géants de l’Internet russe déjà bien installés

© Comscore Media Metrix, 2012, GP Bullhound

© Comscore Media Metrix, 2012, GP Bullhound

Sur les 10 premières destinations Web en Europe, déjà 3 sont russes. Le premier, Mail.ru, enregistrait 79,5 millions de visiteurs uniques en mars 2012, selon Comscore, arrivant devant Axel Springer. Un autre concurrent de Google, le moteur de recherche Yandex, est quant à lui troisième groupe et est suivi de vKontakte, le concurrent de Facebook qui comptabilisait 67 millions de visiteurs uniques par mois en 2012. S’il paraît vain de souhaiter concurrencer ces trois géants, les start-up russes sont de plus en plus attrayantes aux yeux des investisseurs étrangers, puisque c’est tout un écosystème qui est en cours de développement. « Elles ont d’ailleurs réussi à s’adapter aux normes de la Silicon Valley », poursuit Adrien Henni, ce qui facilite forcément la tâche des investisseurs….

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Un super dossier sur l’état de RuNet fait par Hugo Sedouramane @JDN. A consommer sans modération!

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